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Législatives en Pologne : victoire des populistes

lundi 14 octobre 2019, par siawi3

Source : https://www.ouest-france.fr/europe/pologne/elections-en-pologne-les-ultraconservateurs-du-pis-conserveraient-la-majorite-absolue-6562890

Élections en Pologne. Les ultraconservateurs du PiS conservent la majorité absolue

Aux législatives en Pologne ce dimanche 13 octobre, le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir a récolté le fruit de ses nombreuses mesures sociales. Selon les premiers résultats, il garde sa majorité absolue.

Les Polonais ont voté ce dimanche 13 octobre aux élections législatives en faveur des populistes au pouvoir, selon des sondages réalisés à la sortie des urnes. Le parti Droit et Justice (PiS) conserve même sa majorité absolue avec 43,6 % des voix au parlement polonais, ce qui lui donne 239 sièges sur 460 à la « Sejm », la Diète qui est la chambre basse, à l’issue de ce scrutin, selon l’enquête de l’institut Ipsos.

Dans l’opposition,, les libéraux de la Plateforme civique (PO) et ses alliés obtiendraient 27,4 %, soit 130 députés (huit sièges de moins qu’en 2015). Le parti de gauche Lewica atteindrait quant à lui un score proche de 12 % (43 députés) et fait son retour au Parlement après quatre ans d’absence. L’extrême droite de Konfederacja obtient 6,4 % des voix et entre pour la première fois au parlement. Ce parti est une alliance de droite anti-système, ultra-libérale, europhobe et nationaliste, bâtie autour de l’ex-eurodéputé controversé Janusz Korwin-Mikke.

Graphique ici

Les résultats définitifs, qui selon des experts pourraient encore être différents, devraient être donnés lundi soir, selon la Commission électorale.

La participation est estimée à 61 %, ce qui en fait le meilleur résultat depuis les élections de 1989 qui avaient vu les électeurs participer à hauteur de 63 %. Pour les dernières élections, le taux de participation n’avait été que de 50,9 %.

Une victoire pour la stratégie de Kaczynski

En place depuis 2015, le parti ultraconservateur nationaliste, conduit par Jaroslaw Kaczynski, a cherché à mobiliser les couches défavorisées des campagnes en s’érigeant en défenseur des valeurs familiales face à « l’idéologie LGBT » et surtout en promettant une nouvelle allocation familiale, la baisse d’impôts et la hausse du salaire minimum.

Considéré comme l’homme politique le plus influent de Pologne, Kaczynski a polarisé la société en attaquant les minorités sexuelles et en rejetant les valeurs libérales occidentales, avec la bénédiction tacite de l’influente Église catholique.

En politique étrangère, Kaczynski fait partie, aux côtés du Hongrois Viktor Orban, des dirigeants populistes européens prônant une Europe des nations et refusant toute évolution fédéraliste de l’Union européenne.

« J’espère que la journée de demain (lundi, avec l’annonce des résultats officiels) confirmera notre succès. Devant nous, quatre années de dur labeur », a déclaré M. Kaczynski au siège de son parti.

« Nous méritons davantage », a ajouté le chef du PiS, considéré comme l’homme le plus influent de Pologne, en ajoutant : « Nous devons réfléchir […] aux raisons pour lesquelles une partie de la société a considéré qu’il ne fallait pas nous soutenir ».

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Source :https://actu.orange.fr/monde/legislatives-en-pologne-victoire-des-populistes-en-vue-grace-aux-promesses-de-prosperite-CNT000001kamMz.html

Législatives en Pologne : victoire des populistes en vue, grâce aux promesses de prospérité

Photo : Des affiches électorales pour les élections législatives dans une rue de Varsovie (Pologne) le 9 octobre 2019
©Wojtek RADWANSKI, AFP

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AFP, publié le dimanche 13 octobre 2019 à 07h21

Les Polonais ont commencé à voter dimanche aux élections législatives, que les populistes au pouvoir devraient remporter grâce à leur programme social très populaire.

Mais il n’est pas sûr qu’ils gardent la majorité absolue, ce qui laisse une petite chance à l’opposition, si elle parvient à s’unir.

Les Polonais doivent élire leurs 460 députés et 100 sénateurs pour un mandat de quatre ans. Ouverts à 7 heures du matin (5H00 GMT), les bureaux de vote doivent fermer à 21H00 (19H00 GMT) et des résultats approximatifs doivent être annoncés immédiatement après grâce aux sondages de sortie des urnes.

Les principaux leaders, Jaroslaw Kaczynski, chef des conservateurs de Droit et Justice, au pouvoir, et Malgorzata Kidawa-Blonska, candidate de la Coalition Civique (centriste, opposition) au poste de Premier ministre, doivent voter en milieu de journée à Varsovie.

L’opposition a reçu un soutien de dernière minute de la femme de lettres Olga Tokarczuk, qui venait de recevoir jeudi le Prix Nobel de littérature. Parlant aux médias, elle a appelé les Polonais à choisir « entre la démocratie et l’autoritarisme » lors de ces élections, qu’elle juge « les plus importantes » depuis la chute du communisme en 1989.

En place depuis 2015, le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS), conduit par Jaroslaw Kaczynski, a cherché à mobiliser les couches défavorisées des campagnes en s’érigeant en défenseur des valeurs familiales face à « l’idéologie LGBT » et surtout en promettant une nouvelle allocation familiale, la baisse des impôts et la hausse du salaire minimum.

Considéré comme l’homme politique le plus influent de Pologne, Kaczynski a clivé la société en attaquant les minorités sexuelles et en rejetant les valeurs libérales occidentales, avec la bénédiction tacite de l’influente Eglise catholique.

En politique étrangère, Kaczynski fait partie, aux côtés du Hongrois Viktor Orban, des dirigeants populistes européens prônant une Europe des nations et refusant l’évolution fédéraliste encouragée par Berlin et Paris.

- Retour de la gauche -

En face, l’opposition centriste de la Coalition civique (KO) s’appuie sur les habitants des grandes villes irrités par les réformes controversées du PiS, dont celles du système judiciaire, et par la transformation des médias publics en instruments de propagande gouvernementale.

Une coalition de gauche, qui condamne la campagne anti-LGBT du PiS et son alliance avec l’épiscopat mais approuve son programme social, devrait retrouver les bancs du parlement après une absence de quatre ans.

Selon les sondages, deux formations plus petites, le parti paysan et l’extrême droite, pourraient également franchir le seuil d’éligibilité de 5% des suffrages.

Deux enquêtes d’opinion publiées vendredi ont suggéré que le PiS n’était pas tout à fait assuré de garder la majorité absolue. Elles ont crédité ce parti de 40% et de 41,7% contre 41,4% et 45% pour le total des voix des trois principaux partis d’opposition.

« La participation décidera si le PiS pourra gouverner tout seul, s’il devra bâtir une coalition, voire même s’il peut perdre sa majorité », a dit à l’AFP une politologue de l’Université de Varsovie Anna Materska-Sosnowska.

- Réaction populiste -

Le PiS a bâti sa popularité sur la réaction de rejet populiste contre les élites libérales, analogue au phénomène que connaît l’Occident, en promettant de bâtir un Etat providence pour tous.

Son programme social - et la rapide mise à l’écart de ceux qui, dans ses propres rangs, sont soupçonnés de comportements douteux - ont protégé son image contre une série d’« affaires ».

« Ils (le PiS) ont chassé tous ceux qui ont été touchés par les scandales... donc ils sont crédibles », a dit à l’AFP Janina, une retraitée de 74 ans de Varsovie.

« Mes petits-enfants reçoivent l’allocation ’500+’ (500 zlotys soit 116 euros par mois), ma retraite a été augmentée », a-t-elle expliqué, confirmant qu’elle voterait PiS.

D’autres électeurs pensent que cet argument n’est pas suffisant.

« Le PiS gagne des voix en faisant peur aux gens et en leur proposant ensuite sa protection. En 2015, l’ennemi, c’était les migrants, maintenant ce sont les homosexuels, c’est inacceptable », déclare Monika, une mère de famille de 38 ans travaillant dans l’industrie automobile.

- « Protégeons la Pologne » -

Côté opposition, c’est une femme respirant le calme, Malgorzata Kidawa-Blonska, ancienne vice-présidente du parlement, qui est candidate au poste de Premier ministre. Elle cherche à se démarquer de la rhétorique combative du PiS.

« Le président Kaczynski sème la division entre les gens... Protégeons la Pologne contre de telles divisions, contre la haine », a-t-elle dit à ses partisans cette semaine.

La Coalition civique a promis d’annuler les réformes judiciaires du PiS dont la Commission européenne dit qu’elles menacent l’indépendance de la justice et l’Etat de droit. Mais l’opposition ne propose pas grand-chose en termes de programme positif.