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France : Marche contre « l’islamophobie »- L’UFAL condamne le racisme antimusulman, mais refuse de défiler derrière les islamistes

Communiqués de presse

vendredi 8 novembre 2019, par siawi3

Source : https://www.ufal.org/laicite/laicite-communiques-de-presse/lufal-condamne-le-racisme-antimusulman-mais-refuse-de-defiler-derriere-les-islamistes/?utm_source=mailup&utm_medium=courriel&utm_campaign=flash

Communiqués de presse

L’UFAL condamne le racisme antimusulman, mais refuse de défiler derrière les islamistes

Par l’UFAL - Union des FAmilles Laïques

8 novembre 2019

Une tribune parue dans Libération le 1er novembre appelle à manifester le 10 novembre à Paris « contre l’islamophobie ». L’UFAL ne participera pas à cette mascarade, qui voit des personnalités et associations authentiquement antiracistes emboîter stupidement le pas aux islamistes et reprendre leurs mots d’ordre.

L’appel à manifester a été « initié » notamment par des personnalités et associations islamistes, souvent proches des Frères musulmans : Madjid Messaoudène, élu communautariste de Saint-Denis (1) ; Marwan Muhammad, ancien porte-parole du CCIF, organisme vitrine des Frères, fondateur de L.e.s. Musulmans, etc. Il participe clairement de l’agenda frériste « d’islamisation des musulmans » et de conquête du pouvoir dans « l’Islam de France » (malheureusement mis en place par le Gouvernement). Leur stratégie consiste, sous couleur de « lutte contre le racisme », à élargir au-delà des habituels « islamo-gauchistes » ou « idiots utiles » le soutien à leur propagande en propageant :

. l’idéologie victimaire selon laquelle les « musulmans » seraient les premières voire uniques victimes de « discriminations » ;
. l’égalité entre pratique de l’islam et port du voile par les femmes — alors que cet usage est précisément en question chez les musulmans ;
. la confusion entre les règles de l’espace civil (liberté de port de signes religieux, sauf s’ils dissimulent le visage) et celles de la sphère publique (obligation de neutralité religieuse à tous ceux qui participent à l’exécution du service public).

Le but est double : intimider les partisans de la laïcité, ou celles et ceux que l’affichage religieux ostensible incommode, en les discréditant comme islamophobes, racistes, ou fascistes ; soumettre les musulmans en France à leur gouvernance extrémiste, en les enfermant dans le communautarisme.

L’UFAL dénonce la rhétorique nauséabonde de cet appel, et notamment l’amalgame éhonté entre les propos humiliants d’un élu RN à Dijon et un attentat antimusulman réel à Bayonne (avec deux blessés graves) ; le rejet des lois de la République qualifiées de « liberticides ».

Il ne pouvait en aller autrement sous le mot d’ordre « islamophobie », dont l’UFAL rappelle qu’il s’agit d’une arme anti-laïque et antirépublicaine destinée à faire taire toutes celles et tous ceux et qui refusent le communautarisme islamiste. L’UFAL appelle à la « vigilance » républicaine les responsables politiques, syndicaux, ou associatifs qui se sont laissé prendre à ce piège.

Le combat contre le racisme antimusulman, comme contre toutes les formes de racisme, qui menacent la République, est une obligation trop sérieuse pour qu’on permette aux islamistes de le détourner.

Note
1. Qui a traité l’UFAL d’association islamophobe sur tweeter