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USA : Un membre haut-placé de l’ONU accuse les Etats-Unis de torturer Chelsea Manning

mercredi 1er janvier 2020, par siawi3

Source : https://www.bfmtv.com/international/un-membre-haut-place-de-l-onu-accuse-les-etats-unis-de-torturer-chelsea-manning-1833151.html

Un membre haut-placé de l’ONU accuse les Etats-Unis de torturer Chelsea Manning

31/12/2019 à 23h47

Photo : Chelsea Manning lors d’une conférence à Montréal, Canada, le 24 mai 2018. - Lars Hagberg - AFP

La lanceuse d’alerte est emprisonnée dans l’Etat de Virginie pour « entrave à la bonne marche de la justice » depuis sept mois.

Dans une lettre écrite au mois de novembre mais diffusée seulement ce mardi, un membre haut-placé de l’ONU accuse le gouvernement américain de torturer Chelsea Manning, rapporte le Guardian.

La jeune femme de 32 ans est à l’origine d’une fuite colossale de documents militaires et diplomatiques, qui avaient été publiés par WikiLeaks en 2010, au grand dam des Etats-Unis. La lanceuse d’alerte est emprisonnée dans l’Etat de Virginie pour « entrave à la bonne marche de la justice », depuis sept mois, en raison de son refus de témoigner contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, visé par l’enquête d’un grand jury.

« Des séquelles importantes mentalement et physiquement »

Nils Melzer, le membre de l’ONU en question, est un rapporteur spécial sur le sujet de la torture. Dans sa lettre, il assure que Chelsea Manning est victime « de mesures de plus en plus sévères qui regroupent tous les éléments de torture ou de traitement cruel, inhumain et dégradant ».

Il ajoute que les victimes qui se retrouvent enfermées pendant longtemps ont développé « des syndromes de stress post-traumatique » et ont eu « des séquelles importantes mentalement et physiquement ».

Chelsea Manning, condamnée en 2011 à une peine de 35 ans en prison militaire, a déjà passé sept ans derrière les barreaux avant d’être graciée par Barack Obama et libérée en mai 2017. Elle avait ensuite été incarcérée à nouveau le 8 mars 2019 pour avoir refusé de répondre aux questions du premier grand jury qui enquêtait sur Julian Assange. Libérée mi-mai comme le mandat du grand jury qui souhaitait l’entendre arrivait à son terme, elle est, ensuite, retournée en prison le 16 mai pour avoir de nouveau refusé de témoigner contre le fondateur de WikiLeaks.