Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > Uncategorised > L’’Iran lève l’accusation d’espionnage contre la chercheuse franco-iranienne (...)

L’’Iran lève l’accusation d’espionnage contre la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah

mardi 7 janvier 2020, par siawi3

Source : https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/07/iran-l-accusation-d-espionnage-contre-la-chercheuse-fariba-adelkhah-est-levee_6025048_3210.html

L’Iran lève l’accusation d’espionnage contre la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah

Détenue en Iran depuis juin, l’universitaire demeure poursuivie pour deux autres motifs, a précisé son avocat mardi.

Le Monde avec AFP

Publié aujourd’hui 7 janvizr 2020 à 12h03, mis à jour à 17h43

Les autorités judiciaires iraniennes ont levé l’accusation d’espionnage visant Fariba Adelkhah, a annoncé mardi 7 janvier l’avocat de cette universitaire franco-iranienne détenue en Iran depuis juin. « L’accusation d’espionnage a été levée », a déclaré Saïd Dehghan, se réjouissant de l’abandon de ce chef d’accusation passible de la peine de mort. Selon lui, le ministère public a également abandonné les poursuites pour « atteinte à l’ordre public ».

Mme Adelkhah reste néanmoins poursuivie pour deux autres chefs d’accusation, « propagande contre le système » politique de la République islamique et « complot contre la sûreté nationale », a indiqué Me Dehghan. La première accusation est passible de trois mois à un an d’emprisonnement et la seconde, de deux à cinq ans.

Fariba Adelkhah, une anthropologue spécialiste du chiisme, ainsi que Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l’Afrique, ont été arrêtés en juin. Paris ne cesse de réclamer leur libération.

Lire aussi « Les chercheurs français détenus en Iran sont voués à une incarcération sans fin »

En grève de la faim depuis le 24 décembre

Le 24 décembre, après sept mois de détention à Téhéran, la chercheuse franco-iranienne a commencé une grève de la faim avec une de ses codétenues, l’universitaire australienne Kylie Moore-Gilbert. Dans une lettre que les deux femmes ont pu faire parvenir de manière clandestine à l’extérieur de leur prison, et qui a été relayée par le Centre pour les droits de l’homme en Iran, ainsi que par des soutiens de Fariba Adelkhah à Paris, elles annoncent avoir cessé de s’alimenter « au nom de tous les universitaires et les chercheurs en Iran et au Moyen-Orient que l’on emprisonne injustement (…) pour avoir fait leur travail » et dénoncent des actes de « tortures psychologiques ». Me Dehghan a précisé mardi que Mme Adelkhah poursuivait cette grève de la faim.

Accusée de s’être livrée à des activités dissimulées de renseignement, la chercheuse avait été arrêtée à son domicile le même jour que son collègue et ami Roland Marchal, interpellé, pour sa part, à son arrivée à l’aéroport de Téhéran. Motivés par des accusations similaires à celles qui pèsent sur sa collègue, son arrestation et son emprisonnement n’avaient pas été rendus publics avant le mois d’octobre.

La double nationalité, française et iranienne, de Mme Adelkhah, anthropologue, directrice de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, n’est pas reconnue par Téhéran.
Lire l’éditorial du « Monde » : L’Iran doit libérer les chercheurs étrangers détenus