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France : Une brèche inacceptable dans le rempart laïque contre le retour du délit de blasphème

jeudi 30 janvier 2020, par siawi3

Source : Comité Laïcité République

29 Jan 2020, 15:40 (19 hours ago)

COMMUNIQUE ? DU COMITE ? LAI ?CITE ? RE ?PUBLIQUE

Le 29 janvier 2020, la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, interroge ?e par une journaliste sur Europe 1 a condamne ? les appels au meurtre et le harce ?lement en meute de la jeune Mila sur les re ?seaux, ce qui est le moins que l’on puisse attendre d’elle. Cependant, elle a ensuite prononce ? ces mots : « L’insulte a ? la religion, c’est e ?videmment une atteinte a ? la liberte ? de conscience, c’est grave ».

Ce qui est grave, c’est que, dans ce qui apparai ?t comme un balancement destine ? a ? e ?quilibrer sa condamnation, en une pe ?riode ou ? les manœuvres e ?lectorales vont bon train et ou ? les voix communautaristes et inte ?gristes sont l’objet de toutes les convoitises, la ministre pie ?tine alle ?grement et consciencieusement les lois de la Re ?publique pour des raisons e ?lectoralistes. Cette affirmation de sa part est une bre ?che inacceptable dans le rempart lai ?que contre le retour du de ?lit de blasphe ?me. Comment une ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la Re ?publique franc ?aise peut-elle faire preuve d’une telle irresponsabilite ? et ouvrir la voie a ? toutes les perse ?cutions judiciaires – et autres – dont pourraient de ?s lors faire l’objet les lai ?ques ? Comment justifier ainsi a posteriori le proce ?s fait a ? Charlie en 2007, dont on sait ou ? il a fini par mener ?

Le Comite ? Lai ?cite ? Re ?publique appelle le Premier ministre et la ministre de la Justice et Garde des Sceaux a ? de ?clarer sans aucune ambigui ?te ? que cette de ?claration est une lourde maladresse en contradiction avec l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 et qu’elle ne refle ?te en aucun cas la position du gouvernement.

La liberte ? de conscience est la ? pour prote ?ger les individus contre l’emprise religieuse, pas pour interdire aux individus de critiquer, quels qu’en soient les termes, les religions.