Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > Uncategorised > France : Un djihadiste syrien, ancien porte-parole de Jaysh Al-Islam, arrêté (...)

France : Un djihadiste syrien, ancien porte-parole de Jaysh Al-Islam, arrêté à Marseille et mis en examen

samedi 1er février 2020, par siawi3

Source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/31/un-djihadiste-syrien-ancien-porte-parole-de-jaysh-al-islam-arrete-a-marseille-et-mis-en-examen_6028016_3224.html

Un djihadiste syrien, ancien porte-parole de Jaysh Al-Islam, arrêté à Marseille et mis en examen

L’homme, présent en France au titre d’un visa Erasmus, est soupçonné d’« actes de torture », « crimes de guerre » et « complicité de disparitions forcées ».

Le Monde avec AFP

Publié hier à 21h20, mis à jour hier à 21h22

Un ancien porte-parole du groupe islamiste syrien Jaysh Al-Islam (« armée de l’islam »), soupçonné notamment de tortures et de crimes de guerre, a été interpellé en France, mercredi, et mis en examen vendredi 31 janvier, selon une source judiciaire de l’Agence France-Presse (AFP).

Cet homme, né en 1988 et qui se trouvait en France au titre d’un visa Erasmus, a été arrêté à Marseille par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCHGCG), la section de recherches de Marseille et le GIGN. A l’issue de quarante-huit heures de garde à vue, il a été présenté à un juge d’instruction parisien qui l’a mis en examen notamment pour « actes de torture et complicité », « crimes de guerre » et « complicité de disparitions forcées ».
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Avec la chute de la Ghouta orientale, les prisons rebelles commencent à livrer leurs secrets

Un juge des libertés et de la détention doit désormais statuer sur son éventuel placement en détention provisoire, requis par le Parquet national antiterroriste (PNAT). Le groupe Jaysh Al-Islam est notamment soupçonné de l’enlèvement, le 9 décembre 2013, de l’avocate et journaliste syrienne Razan Zeitouneh, de son mari, Waël Hamada, et de deux de ses collaborateurs, qui n’ont jamais été retrouvés.

Plainte déposée en juin 2019

Mme Zeitouneh avait été l’une des figures du soulèvement populaire lancé en mars 2011 contre le régime de Bachar al-Assad, et avait reçu cette année-là le prix Sakharov des droits de l’homme en compagnie d’autres militants du « printemps arabe ». Elle avait ensuite critiqué les violations des droits de l’homme commises par toutes les parties au conflit.

Une plainte visant des membres de ce groupe islamiste avait été déposée, en juin dernier, auprès du pôle crimes contre l’humanité du PNAT pour « actes de torture », « disparitions forcées », « crimes contre l’humanité et crimes de guerre », commis dans la Ghouta entre 2012 et avril 2018.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le chef rebelle salafiste Zahran Allouche a été tué en Syrie

L’initiative avait été portée par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Centre syrien des médias (SCM), ainsi que par sept membres de la famille de Mme Zeitouneh. Cette mise en examen ouvre « la voie à la première enquête judiciaire portant sur les crimes commis par le groupe armé », s’est félicitée vendredi la FIDH dans un communiqué.

Selon l’ONG, l’homme interpellé sous le nom d’Islam Alloush s’appelle, en réalité, Majdi Mustafa Nameh. Il « figure parmi les hauts responsables de Jaysh Al-Islam », qui « compta jusqu’à plus de 20 000 combattants et fit régner la terreur dans les zones rebelles qu’elle contrôlait, principalement dans la Ghouta orientale, dont elle perdit le contrôle en avril 2018 ».