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France : La démission du cardinal Philippe Barbarin a été acceptée par le pape.

vendredi 6 mars 2020, par siawi3

Source : https://www.marianne.net/societe/la-demission-du-cardinal-barbarin-acceptee-par-le-pape?_ope=eyJndWlkIjoiZWU1YTU1MWQyNmQzMmYxMmE0MzMyZDY4NmJjYmFiMmUifQ%3D%3D

La démission du cardinal Philippe Barbarin a été acceptée par le pape. - PHOTOPQR / LE PROGRES/MAXPPP

Vatican : La démission du cardinal Barbarin acceptée par le pape

Par Magazine Marianne

Publié le 06/03/2020 à 12:42

Le pape François a accepté ce 6 mars la démission de ses fonctions d’archevêque de Lyon du cardinal Philippe Barbarin, mis en cause pour ses silences sur des abus sexuels par un ancien prêtre du diocèse avant d’être relaxé, a annoncé l’administrateur apostolique, monseigneur Michel Dubost.

« Cette démission n’est pas une surprise. (…) Mais pour autant nous sentons que nous vivons un moment très important pour le diocèse », a déclaré devant la presse Michel Dubost, qui assurait au quotidien la gestion du diocèse depuis la mise en retrait de Philippe Barbarin.

Peu après l’annonce de sa relaxe par la cour d’appel de Lyon le 30 janvier dernier, le prélat avait annoncé devant la presse qu’il remettrait une nouvelle fois sa démission au pape pour permettre à l’Eglise de « tourner la page » de cette affaire, symbole des défaillances de l’Église face à la pédocriminalité dans ses rangs.

« Je n’ai pas pris les bonnes mesures »

En première instance, le cardinal Philippe Barbarin avait été condamné le 7 mars 2019 à 6 mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’abus sexuels, commis par un prêtre du diocèse sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991. Il avait alors fait appel de cette décision, tout en annonçant qu’il allait remettre sa démission au pape. Ce dernier s’était laissé un délai de réflexion pour répondre à la nouvelle demande de démission, se disant très attaché à la présomption d’innocence.

Dans un entretien au Point publié le 5 février, le cardinal répétait, comme devant le tribunal, qu’il ignorait les agissements du prêtre avant de rencontrer une victime en 2014. « Ce n’est qu’à la fin de l’année 2014 (...) que je prends conscience, brutalement, de la réalité des actes commis, de ce qu’ils signifiaient concrètement, de la souffrance des victimes (...) Je me rends compte que je n’ai pas pris les bonnes mesures », expliquait-il.

A l’origine de l’affaire, l’ancien prêtre Bernard Preynat, défroqué l’été dernier, sera fixé sur son sort le 16 mars. Une peine d’au moins huit ans de prison a été requise à son procès devant le tribunal correctionnel pour les abus sexuels qu’il a reconnus avoir commis sur des scouts de 7 à 15 ans au moment des faits.

Lire aussi : Pédophilie dans l’Eglise : comment l’affaire Preynat est devenue l’affaire Barbarin