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Algérie - 8 mars - Des lois civiles égalitaires, une valeur démocratique incontournable et non négociable

dimanche 8 mars 2020, par siawi3

Source : AFEPEC - Association Féministe pour l’Epanouissement de la Personne et l’Exercice de la Citoyenneté, Oran, Algérie

Journe ?e Internationale de lutte pour les droits des femmes a ? l’e ?galite ? et la citoyennete ? 8 mars 2020

Des lois civiles e ?galitaires, une valeur de ?mocratique incontournable et non ne ?gociable

7 mars 2020

Les femmes ont e ?te ? de toutes les luttes bien avant, pendant la guerre de libe ?ration et depuis l’inde ?pendance de notre pays. Dans toutes les phases allant de la construction a ? la sauvegarde de l’Alge ?rie durant la de ?cennie noire, le statut des femmes, lie ? au projet de socie ?te ?, a constitue ? un enjeu de ?cisif dans la bataille que me ?nent les hommes, au centre re ?el des de ?cisions et des ne ?gociations politiques. Qui aboutissent a ? un consensus sur le de ?ni des droits des femmes a ? l’e ?galite ? et a ? la citoyennete ?.

Depuis l’inde ?pendance de notre pays, les femmes se heurtent a ? ce consensus dans leur revendication de l’e ?galite ? et de la dignite ?. De ?ja ?, le 8 mars 1965, elles manifestent avec le mot d’ordre d’e ?galite ? entre les femmes et les hommes.

En 1981, les militantes des droits des femmes avec des moudjahidate de ?noncent le projet de code de la famille de ?battu a ? l’APN et revendiquent des lois civiles e ?galitaires. Une courte victoire, le projet est retire ?. Pour revenir en 1984 minorisant les femmes a ? vie et les plac ?ant dans le statut de sous-citoyennes.

En 1996, les militantes des droits des femmes, des associations dont l’AFEPEC, des collectifs de femmes militantes de partis politiques, se mobilisent pour revendiquer l’abrogation de ce code, qui, rappelons-le, reste l’unique texte juridique alge ?rien inspire ? de la sharia. Elles re ?clament des lois civiles e ?galitaires. Et la ratification de la Convention sur l’e ?limination de toutes les formes de discrimination envers les femmes (CEDAW). La CEDAW est certes ratifie ?e par l’Alge ?rie mais assortie de re ?serves qui rendent cette ratification caduque.

La lutte multiforme contre le code de la famille continue. En 2005, il est certes amende ? mais maintient les rapports de domination des hommes sur les femmes.

Cette domination est de ?nonce ?e par les femmes qui sont partie prenante de la mobilisation populaire en cours dans notre pays. L’AFEPEC y a pris sa part en initiant avec d’autres militantes associatives, le 1er carre ? fe ?ministe de ?s le 8 mars 2019 et en revendiquant des lois civiles e ?galitaires dans le cadre d’une Alge ?rie libre, de ?mocratique et sociale.

Mais, il semble que des forces œuvrent a ? e ?touffer les revendications fe ?ministes car celles-ci ne peuvent se re ?aliser que dans le transfert de la religion et de la foi, du champ de l’ide ?ologie politique vers le champ du religieux et du prive ?.

Le statut des femmes reste aujourd’hui un enjeu central pour les islamistes dont la valeur constante est le maintien du droit de la famille inspire ? de la sharia. Quel que soit leur discours adapte ? au contexte du hirak, ils s’opposent a ? la se ?cularisation du droit de la famille.

Le statut des femmes doit rester un enjeu central pour les de ?mocrates dont la responsabilite ? historique est engage ?e. Dire non a ? un e ?nie ?me consensus, de ?guise ? en compromis, sur le dos des droits des femmes a ? la citoyennete ? et l’e ?galite ?. Maintenir la citoyennete ? pleine et entie ?re des femmes et l’e ?galite ? entre les femmes et les hommes comme valeur de ?mocratique incontournable et non ne ?gociable.

Oran, le 7 mars 2020