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Algérie : En pleine épidémie de Coronavirus : Les vendeurs ambulants à la rescousse

mercredi 22 avril 2020, par siawi3

Source : https://www.elwatan.com/regions/centre/alger/en-pleine-epidemie-de-coronavirus-les-vendeurs-ambulants-a-la-rescousse-14-04-2020

En pleine épidémie de Coronavirus : Les vendeurs ambulants à la rescousse

Djamel G

14 avril 2020 à 7 h 03 min

En ces temps de confinement sanitaire, les vendeurs ambulants représentent une solution inespérée pour les citoyens, qui voulaient éviter le marché pour se protéger contre le coronavirus.

Longtemps interdits et chassés par les services de sécurité, ces jeunes vendeurs de fruits et légumes, qui sillonnaient les cités à bord de leurs camionnettes, sont désormais encouragés par les autorités publiques.

Ils seront encore plus utiles en cas de confinement total. « Grâce à ces camionnettes, je me rends plus au marché et j’achète tout moins cher », se félicite une jeune mère de famille, résidant au quartier Mulhouse à Alger-Centre. « Ils viennent quotidiennement depuis le depuis de l’épidémie », indique-t-elle. Ces jeunes commerçants proposent des prix imbattable au grand bonheur de leurs clients.

La pomme de terre à 40 DA, alors qu’elle est proposée à 60 DA au marché, la carotte à 40 DA, contre 50, voire 70 DA au marché, la tomate est à 200 DA pour 2,5 kg, chez les autres commerçants elle est vendue à plus de 100 DA le kilo.

Les œufs chez les commerçants ambulants sont à 250 DA le plateau de 30 unités, alors que dans les magasins d’alimentation générale, un œuf est à 13 DA. Bref, avec ce confinement, les citoyens desservis par les vendeurs ambulants découvrent, scandalisés, la voracité de leurs commerçants et se rendent comptent de la possibilité de faire leurs emplettes beaucoup moins cher sans toutefois devoir se déplacer.

De nombreux citoyens n’ont pas hésité à émettre le souhait de voir les autorités publiques autoriser, voire encourager, ces vendeurs ambulants, une fois le confinement levé et l’épidémie dépassée. « J’habite au Telemly, tout y est cher, les commerçants exagéraient les prix croyant qu’on est riche, alors que c’est complètement faux.

Depuis que les camionnettes passent, je n’achète plus chez les commerçants. Je fais des économies et je suis mieux desservie » témoigne une femme retraitée. Interrogés, de nombreux commerçants ambulants ont indiqué qu’ils s’approvisionnent dans les marchés de gros, voire directement chez les agriculteurs.

Ce qui leur permet de vendre moins cher, tout en préservant une marge bénéficiaire acceptable. « De par le passé, on est interdit de stationnement et nous avions, généralement, que la soirée pour vendre. Avec ce confinement on est autorisé » explique un vendeur, qui ne cache pas qu’il gagne désormais, bien sa vie et espère pouvoir continuer à exercer librement à l’avenir. « On ne dérange personne, on gagne honnêtement notre vie. C’est à la charge de l’Etat de nous proposer une formule pour exercer légalement », indique de son côté, un autre vendeur ambulant, expliquant avoir acquis sa camionnette dans le cadre de l’Ansej.

Faut-il rappeler que les autorités publiques avaient toujours exprimé l’intention de régulariser le marché informel, en l’incluant dans le système des cotisations sociales, sans toutefois oser sauter le pas. Pourtant, ce que l’on appel « le trabendou », malgré ses méfaits, permis aux petites bourses d’acheter à moindre frais. Et toute son utilité réside dans ce détail d’une grande importance pour les pères de familles en mal de joindre les deux bouts.