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Le racisme en France : « Un bicot comme ça, ça nage pas » : l’IGPN saisie après des propos racistes tenus par des policiers

lundi 27 avril 2020, par siawi3

Source originale : la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/un-bicot-comme-ca-ca-nage-pas

[VIDÉO] Un reportage de Taha Bouhafs à voir sur Là-bas si j’y suis : la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/un-bicot-comme-ca-ca-nage-pas

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=5dbDX6UmBN0

« Un bicot comme ça, ça nage pas » : l’IGPN saisie après des propos racistes tenus par des policiers

27 avr. 2020

Le Parisien

La vidéo ici (2:04) de policiers traitant de « bicot » un suspect repêché dans la Seine a choqué sur les réseaux sociaux.

Filmée de nuit par un habitant de l’Ile-Saint-Denis (93), elle dévoile les propos à caractère raciste tenus lors d’une intervention policière dans la nuit de samedi à dimanche.
Les faits se sont déroulés en présence d’un commissaire de police des Hauts-de-Seine condamné à un an de prison avec sursis et un an d’interdiction d’exercer, pour « abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit ».

Consciente du caractère sensible de la situation, la préfecture de police de Paris a vite réagi dimanche en saisissant l’IGPN pour faire toute la lumière « sur les circonstances dans lesquelles les policiers sont intervenus et déterminer l’identité des auteurs des propos entendus ».

L’homme interpellé, qui serait de nationalité égyptienne, a été libéré dans la journée.

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Source : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/seine-saint-denis-le-prefet-de-police-de-paris-demande-la-suspension-des-policiers-filmes-alors-qu-ils-tenaient-des-propos-racistes_3937507.html

Seine-Saint-Denis : le préfet de police de Paris demande la suspension des policiers filmés alors qu’ils tenaient des propos racistes

Ces deux agents ont reconnu être les auteurs des propos incriminés tenus à l’encontre d’un suspect, qualifié de « bicot », dans la nuit de samedi à dimanche.

Photo : La Seine à L’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à hauteur de la Cité du cinéma, le 17 septembre 2015. (MAXPPP)

avatarfranceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 27/04/2020 | 19:04
publié le 27/04/2020 | 18:45

Le préfet de police de Paris a demandé la suspension de deux policiers mis en cause pour des propos racistes proférés lors d’une interpellation samedi 25 avril au soir à l’Ile-Saint-Denis, a indique la préfecture lundi 27 avril. « Avec l’accord du ministre de l’Intérieur, le préfet de police Didier Lallement a demandé au directeur général de la police nationale (DGPN) la suspension des deux policiers mis en cause dans la tenue de propos racistes entendus dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux », a-t-elle précisé. Selon une source policière, ces deux agents ont reconnu être les auteurs des propos incriminés tenus à l’encontre d’un suspect, qualifié de « bicot ». Une expression raciste désignant un Arabe nord-africain.

La vidéo de la scène a été diffusée dimanche après-midi par le journaliste du site engagé Là-bas si j’y suis Taha Bouhafs. Ce dernier affirmait, en préambule, qu’un homme avait été repêché dans la Seine et interpellé après avoir plongé dans le fleuve pour échapper à la police, qui intervenait pour une affaire de vol sur un chantier. Les policiers ont été filmés alors qu’ils regagnaient leurs véhicules.

L’IGPN saisie

« Un bicot comme ça, ça nage pas », peut-on entendre. « Ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied », répond un membre des forces de l’ordre. Sur d’autres images, on entend les policiers rire et des bruits sourds venant du fourgon policier où l’interpellé, qui paraît crier, a été placé.

« L’homme a été conduit à l’hôpital après sa chute dans la Seine », a déclaré la procureure de la République de Nanterre, Catherine Denis, selon laquelle aucune plainte n’a été pour l’heure déposée. Outre l’enquête administrative, une enquête judiciaire a également été ouverte et confiée à l’IGPN, a annoncé sur franceinfo la procureure de Nanterre. L’homme arrête, de nationalité égyptienne, n’a semble-t-il pas fait état de blessures lors de sa garde à vue.