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USA : “Deux balles dans le dos” : à Atlanta, la brutalité de la police américaine une nouvelle fois en cause

lundi 15 juin 2020, par siawi3

Source : https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-deux-balles-dans-le-dos-atlanta-la-brutalite-de-la-police-americaine-une-nouvelle?utm_source=batch-notif&utm_medium=push-notification&utm_campaign=batch-notif#xtor=CS5-32-[siteweb]-[pushweb]

États-Unis.“Deux balles dans le dos” : à Atlanta, la brutalité de la police américaine une nouvelle fois en cause

Courrier international - Paris

Publié le 15/06/2020 - 20:20

Photo : Un policier américain sort son arme lors d’une manifestation à Atlanta après la mort de Rayshard Brooks, le 13 juin 2020. PHOTO ?REUTERS/Elijah Nouvelage

Rayshard Brooks a été abattu le 12 juin par un policier blanc sur le parking d’un fast-food en Géorgie, alors qu’il tentait de se soustraire à son interpellation. Selon la presse américaine, sa mort accentue la “remise en cause croissante de l’usage de la force létale par la police” aux États-Unis.

Après la mort d’un Africain-Américain de 27 ans, Rayshard Brooks, le vendredi 12 juin à Atlanta, l’indignation est montée d’un cran “dans tout le pays au cours du week-end”, rapporte le Washington Post.

Alors que des manifestants défilaient dans les rues de New York, Los Angeles et d’autres villes pour protester contre le meurtre, le 25 mai, de George Floyd à Minneapolis, les autorités de Géorgie ont affirmé le dimanche 14 juin que Rayshard Brooks, abattu de “deux balles dans le dos” par un policier sur le parking d’un fast-food, avait été victime d’un “homicide”, indique NBC News.

Selon The Atlanta Journal-Constitution, Rayshard Brooks, après avoir subi un test d’alcoolémie positif, avait résisté à son interpellation par deux policiers blancs, subtilisé le taser de l’un d’entre eux et pris la fuite, comme on peut le voir ci-dessous sur la vidéo diffusée par le quotidien local (images choquantes) : ici-[pushweb]]

Tim Scott, seul sénateur républicain africain-américain, a qualifié cette vidéo de “dérangeante à regarder”, tout en déclarant ne pas être “sûr” que cette affaire soit comparable à celle ayant entraîné la mort de George Floyd, indique le Wall Street Journal. Mais, d’après le quotidien conservateur, la mort de Brooks a bel et bien “ajouté un cri de ralliement aux protestations exigeant la fin de la brutalité policière et du racisme systémique qui se sont répandues aux États-Unis et à l’étranger”.

À lire aussi  : Sécurité. Abolir la police ou la réformer : le débat est ouvert aux États-Unis

La chef de la police d’Atlanta, Erika Shields, a démissionné de son poste le samedi 13 juin, et la maire démocrate, Keisha Lance Bottoms, a demandé que Garrett Rolfe, le policier auteur des coups de feu mortels, soit limogé.

Pour le New York Times, la rapidité avec laquelle la décision “de licencier le policier blanc d’Atlanta” a été prise accentue la “remise en cause croissante de l’usage de la force létale par la police” :

Bien que les lois varient d’un État à l’autre, les policiers américains sont généralement autorisés à recourir à la force létale lorsqu’ils ont des raisons de croire que leur vie ou celle d’autrui est en danger. Cette norme juridique est conçue afin de donner aux autorités une énorme marge de manœuvre pour prendre sans hésitation ni crainte de poursuites des décisions de vie ou de mort en une fraction de seconde.”

Au cours des dernières années, plusieurs États américains ont commencé à réexaminer leur arsenal législatif, ajoute le quotidien new-yorkais. Selon la National Conference of State Legislatures, “au moins 16 États” ont ainsi promulgué de nouvelles lois concernant l’usage de la force entre 2014 et 2017.

Projet démocrate et contre projet républicain

Et alors que les démocrates de la Chambre des représentants ont déjà présenté un plan “ambitieux” pour réformer la police, les républicains du Sénat ont dévoilé le dimanche 14 juin les grandes lignes de leur propre projet, qui traite, selon le Washington Post, “des fautes professionnelles commises par les policiers, de leur formation, des tactiques de maintien de l’ordre, et d’un système permettant aux polices municipales de mieux signaler les affaires dans lesquels l’action des forces de l’ordre a provoqué des blessures graves ou la mort”.

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Selon le New York Times, l’heure est arrivée pour les militants qui demandaient depuis des années “la révision des lois et des politiques relatives au maintien de l’ordre” de voir leurs efforts porter leurs fruits. À New York, le gouverneur Andrew Cuomo a ainsi signé le vendredi 12 juin un ensemble de projets de loi qui “interdisent les clefs d’étranglement” et abrogent un texte qui empêchait que “les dossiers disciplinaires des policiers soient rendus publics”. Depuis la mort de George Floyd, fait observer le quotidien new-yorkais, “le vent a tourné”.

Nicolas Coisplet