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Algérie : Lutte du peuple algérien pour l’Indépendance : 1958, une année charnière

lundi 17 août 2020, par siawi3

Source : https://www.elwatan.com/regions/est/constantine/mohamed-belkheiria-premier-condamne-a-mort-execute-3-08-08-2020

LE 7 AOÛT 1956 À LA PRISON DE LA CASBAH DE CONSTANTINE
Mohamed Belkheiria, premier condamné à mort exécuté

S. Arslan

08 août 2020 à 9 h 00 min

Date : mardi 7 août 1956. Lieu : prison de La Casbah à Constantine. Le fait est la première exécution d’un condamné à mort par le tribunal permanent des forces armées de Constantine.

Il s’agit de Mohamed Belkheiria Ben Ali, âgé de 23 ans, guillotiné à 5h du matin dans l’enceinte de la prison militaire de La Casbah. Une exécution qui survient 49 jours après celles d’Ahmed Zabana et d’Abdelkader Ferradj, le 19 juin à la prison de Serkadji à Alger. Ce fait tombé dans l’oubli avait été pourtant très médiatisé par la presse coloniale. Il avait fait la Une de La Dépêche de Constantine du mercredi 8 août 1956.

Né le 12 juillet 1933 au douar Sfahi, commune mixte de Séfia à Souk Ahras, Mohamed Belkheiria a été engagé dans les rangs de l’armée française pour servir en Indochine. Il fera partie du 15e Bataillon des tirailleurs algériens (BTA) au camp Fray, au Mansourah dans la ville de Constantine.

Selon La Dépêche de Constantine, Belkheiria, qualifié de déserteur, avait quitté son unité pour rejoindre un groupe de moudjahidine à Djebel Ouahch. Avec ce groupe, commandé par Salah Boubnider, plus connu par Saout El Arab, il a participé à de nombreux attentats contre des fermes coloniales. Le 26 avril 1956 à 19h, une série d’attentats a été commise à Constantine par des membres du réseau FLN, descendus du maquis de Djebel Ouahch.

Au bar Chazot, situé derrière la Grande Poste de Constantine, plus connu après l’indépendance par le Café Bosphore, transformé actuellement en bazar, un individu jette une grenade à l’intérieur. L’auteur poursuivi sera arrêté, alors que son complice réussit à prendre la fuite par la rue Bienfait (actuelle Abdelmalek Kitouni). Belkheiria Mohamed sera identifié par les clients du bar Chazot comme étant l’auteur de l’attentat. Il avait été arrêté en possession d’un revolver à barillet de 8 mm, selon la police française.

Selon les mêmes services, Belkheiria a nié les faits, expliquant qu’il avait pour mission de couvrir son complice qui a réussi à prendre la fuite. Des révélations confirmées devant le tribunal, après avoir été terrassé par la maladie en prison. Mais les juges finiront par retenir contre lui les faits de tentative d’assassinat, association de malfaiteurs et port d’armes. Il sera condamné à mort le 16 mai 1956.

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Source : https://www.elwatan.com/edition/culture/histoire-lutte-du-peuple-algerien-pour-lindependance-1958-une-annee-charniere-05-08-2020

Histoire. Lutte du peuple algérien pour l’Indépendance : 1958, une année charnière

M’hamed H.

05 août 2020 à 9 h 35 min

Décidément, en dépit du poids de son âge, 86 ans, et le contexte actuel lié à la crise sanitaire qui endeuille les familles algériennes, le moudjahid Ghafir Mohamed, connu sous le nom de « Moh Clichy » continue à rencontrer des citoyens et sillonner quelques localités, pour vulgariser à sa manière l’Histoire du pays, de surcroît le rôle de l’émigration algérienne durant la guerre de Libération nationale.

Tenace, cette fois-ci, le natif de Guenzet, arrêté au mois de janvier 1958 en France par la DST et condamné ensuite à 3 années de prison, voulait rappeler aux jeunes les actions menées par les militants algériens durant l’année 1958, une année charnière dans le combat du peuple algérien pour arracher l’Indépendance de leur patrie. Au mois de mars de cette année, Michèle Debré, ministre de l’Intérieur, rappelle le préfet de Constantine, Maurice Papon, en le nommant préfet de la Seine, dans l’unique but consiste à « nettoyer Paris des tueurs du FLN ».

Le sinistre Maurice Papon instruit à son tour la police française, l’assurant de la couverture du pouvoir français, tout en lui ordonnant de régler des comptes personnels avec les émigrés algériens. Au mois d’avril 1958, le FLN crée une équipe de football. Au mois de mai, il y avait eu l’organisation de la Journée des barricades initiée par les pieds-noirs à Alger, dénonçant la politique de leur gouvernement et demandent le retour de De Gaulle au pouvoir.

Au mois de juin, René Coty, président de la République française rappelle le général de Gaulle au pouvoir en qualité de président du Conseil du gouvernement. Le général de Gaulle effectue la première visite à Alger le 4 juin 1958. Le 14 juillet, au cours du traditionnel défilé à Paris, Papon et les autorités françaises avaient manœuvré pour faire croire à l’opinion publique nationale et internationale que l’adhésion du peuple algérien à la France est indéfectible.

Quelle fût leur surprise, quand les 300 jeunes venus de Constantine en défilant à Paris avaient brandi l’emblème national à Paris. La Fédération de France avait réussi à déjouer le plan de Maurice Papon et ses responsables. A la fin du mois de juillet, Ferhat Abbès déclare au Caire, « le FLN décide de transporter la guerre de l’Algérie vers la France ». Au mois d’août, les fidayine structurés au sein de l’O.S (Organisation spéciale) créent le 2e front armé et s’engagent dans la lutte à l’intérieur du sol français. L’idée de Abane Ramdane s’est avérée stratégique.

C’est lui qui avait désigné Omar Boudaoud comme responsable de la Fédération de France pour mettre en place et préparer la stratégie. Au mois de septembre, Maurice Papon décrète un couvre-feu aux Algériens de 20h00 à 05h00. Cette mesure n’a pas été respectée par la Fédération FLN. Le 19 septembre, le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) est créé. Le 23 octobre, le général de Gaulle propose la paix des braves pour ceux qui se battent. Le GPRA rejette cette proposition. Les 9 et 10 novembre, les détenus politique du FLN en France observent une grève de la faim en signe de solidarité avec les 5 ministres du GPRA (Boudiaf Mohamed, Hocine Ait-Ahmed, Khider Mohamed, Ben Bella Ahmed, Lacheref Mustapha) emprisonnés.

Au mois de décembre, le GPRA envoie une délégation composée de Benkhedda Benyoucef, Mahmoud Chérif et Sâad Dahlab en Chine. Un accueil officiel a été réservé à la délégation du GPRA à l’aéroport de Pékin. Pour la 1re fois, l’hymne national interprété par l’armée chinoise retentit après celui de la République de Chine. Moh Clichy a mis l’accent sur ces actes historiques, nombreux ouvrages avaient été publiés pour permettre aux générations de s’imprégner du combat du peuple algérien.

L’orateur a tenu à cette occasion à présenter son ouvrage (4e édition), intitulé Droit d’évocation et de souvenance sur le 17 ctobre 1961 à Paris, un livre qui contient moult informations.