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France : Toulouse : des militantes féministes arrêtées après avoir collé des caricatures de Charb dans la rue

mardi 20 octobre 2020, par siawi3

Source : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/enseignant-decapite-dans-les-yvelines/toulouse-des-militantes-feministes-arretees-apres-avoir-colle-des-caricatures-de-charb-dans-la-rue_4148351.html

Toulouse : des militantes féministes arrêtées après avoir collé des caricatures de Charb dans la rue

Armées de seaux remplis de colle et de brosses, les trois militantes avaient pour ambition de coller un millier d’affiches « pour inonder le centre-ville de Toulouse », trois jours après l’assassinat de Samuel Paty.

Photo : Le dessinateur Charb pose avec la une d’un numéro de « Charlie Hebdo », le 19 septembre 2012 dans les locaux du journal à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)

avatarfranceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 20/10/2020 | 11:15
publié le 19/10/2020 | 23:12

Elles voulaient exercer leur « droit au blasphème ». Des militantes féministes ont été arrêtées, lundi 19 octobre dans la soirée, au cours d’une action de collage dans les rues de Toulouse (Haute-Garonne) d’une caricature de Charb, dessinateur assassiné lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, représentant un postérieur nu à côté de l’inscription : « Et le cul de Mahomet, on a le droit ? »

Armées de seaux remplis de colle et de brosses, les trois militantes avaient pour ambition de coller un millier d’affiches « pour inonder le centre-ville de Toulouse », trois jours après la décapitation près de Paris d’un enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression.

Arrêtées pour « délit d’affichage sauvage »

Interpellées par des passants curieux de la finalité de leur démarche, ou même agressifs, les militantes n’ont pas répondu pas ou très peu. « Il faut aller vite car ça reste une action risquée, on n’est pas là pour donner une conférence de presse », a-t-elle affirmé à l’AFP l’organisatrice de l’action qui préfère garder l’anonymat. « Un homme a été égorgé, en France, pour avoir montré des caricatures », a-t-elle lancé finalement auprès d’un badaud très insistant.

Une demi-heure à peine après le début de leur action, elles ont été interpellées par des policiers et emmenées au commissariat pour « délit d’affichage sauvage », notamment sur des sites classés.