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France : Haute-Garonne : après Samuel Paty, une enseignante menacée par ses élèves pour ses propos sur le voile islamique

Toulouse : trois collégiens se font passer pour des terroristes et menacent de passer à l’attaque

mercredi 21 octobre 2020, par siawi3

Source : https://www.ladepeche.fr/2020/10/21/pres-de-toulouse-une-enseignante-depose-plainte-apres-des-menaces-concernant-un-cours-sur-le-port-du-voile-9154346.php

Haute-Garonne : après Samuel Paty, une enseignante menacée par ses élèves pour ses propos sur le voile islamique

Photo : Lycée Pierre d’Aragon se situe à Muret DDM

Muret, Toulouse
Publié le 21/10/2020 à 15:38 , mis à jour à 21:04

l’essentiel INFO LA DEPECHE DU MIDI / Sept mineurs ont été placés en garde à vue ce lundi à la suite de menaces lancées à l’encontre d’une enseignante qui avait abordé la thématique du port du voile en France, lors d’un cours d’éducation civique sur l’égalité homme- femme, au lycée Pierre-Aragon de Muret.

L’affaire a été prise très au sérieux par les gendarmes, seulement une semaine avant l’attentat terroriste qui a coûté la vie à Samuel Paty, professeur d’histoire à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Une mineure du lycée Pierre-Aragon, à Muret, a été mise en examen ce mardi par un juge des enfants, après que le parquet mineur de Toulouse ait décidé de la poursuivre. Cette lycéenne a insulté une professeure d’éducation civique.

Des insultes et des menaces

Le 9 octobre, dans le cadre de son programme scolaire, cette enseignante a donné un cours sur l’égalité des rapports entre l’homme et la femme. « Elle a évoqué le principe de laïcité et la limitation du port du voile dans l’espace public. La polémique n’est pas partie de là mais lorsqu’elle a indiqué que l’on avait plus de droits en France qu’en Arabie Saoudite. Deux élèves ont contesté cela et ont assuré que la charia c’était mieux que la loi française ... », confie une autre source proche du dossier. « Le dialogue a dérivé sur le port du voile en France », raconte une porte-parole de l’académie de Toulouse.

Visiblement le débat s’est poursuivi après la fin du cours. Lors de ces discussions, d’autres lycéens de l’établissement ont appris que la question concernant le port du voile avait été abordée. Une des filles, qui n’avait pas assisté à ce cours, s’est énervée et a décidé d’aller à la rencontre de l’enseignante.

Selon la professeure, cette fille de 16 ans l’aurait copieusement insultée. Elle n’est pas la seule à être montée au créneau puisque deux autres garçons scolarisés dans le lycée auraient eu, eux aussi, un échange houleux avec cette femme. « Trois élèves ont été sanctionnés par le proviseur. Une mesure d’éloignement a été mise en place concernant la fille de 16 ans », selon l’académie.

Sept personnes en garde à vue

Le soir du vendredi 9 octobre, cette enseignante a décidé de déposer plainte à la gendarmerie de Muret. « Nous l’avons mise en relation avec l’assistante sociale, avec qui elle échange depuis ces événements », précise la porte-parole de l’académie toulousaine.

Les investigations menées par les enquêteurs de la brigade de recherches (BR)de la compagnie de Muret, en collaboration avec ceux de la section de recherches (SR), se sont accélérés après l’attentat dramatique de vendredi. Sept personnes, toutes mineures, ont été convoquées pour être placées en garde à vue lundi.

À l’issue des auditions, le parquet a décidé de présenter au juge des enfants la lycéenne de 16 ans qui a eu des mots durs envers l’enseignante. Sollicité, le parquet de Toulouse précise que cette mineure est mise en examen pour « outrage à personne dépositaire d’une mission de service public dans un établissement scolaire » . Pour ces faits, Dominique Alzéari, le procureur de la République, rappelle qu’elle encourt 6 mois d’emprisonnement.

« Des faits récurrents », selon les syndicats

« Ces faits ne sont malheureusement pas rares », regrette Cyril Lepoint, le secrétaire départemental de l’Unsa Education. Il a constaté un changement de mentalité chez les élèves dès 2015, lorsque la minute de silence en mémoire aux victimes de Charlie Hebdo n’a pas été respectée par tout le monde. « Nous rencontrons des problèmes avec les repas servis à la cantine. Autre exemple, les enseignants qui abordent la thématique du droit des femmes sont souvent menacés », témoigne le syndicaliste. Il est ravi que les gendarmes aient rapidement interpellé les auteurs de ces agressions. « Ils ont vite réagi, nous espérons que ce sera toujours le cas désormais. »
Rémi Buhagiar

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Source :

Toulouse : trois collégiens se font passer pour des terroristes et menacent de passer à l’attaque

Les collégiens n’ont pas mesuré la gravité de leur acte.

Haute-Garonne, Toulouse
Publié le 21/10/2020 à 13:50

l’essentiel Les collégiens appellent un commerçant et le menacent de commettre un attentat.

« Nous avions prévu un attentat la semaine dernière sur Paris, il a été annulé. Celui de Marseille aussi. Vous comprenez bien madame que je ne peux pas tous les annuler. J’ai des djihadistes qui attendent. De ce fait, je vais attaquer votre magasin ».

L’appel reçu mercredi dernier par une responsable d’un magasin de chaussures de sport installé dans le centre-ville de Toulouse fait froid dans le dos. Après avoir annoncé son plan, l’homme qui téléphonait en « inconnu » a immédiatement raccroché. Simple canular ou véritable menace ? Dans le doute et au regard du contexte récent, les gérants du commerce ont décidé de déposer plainte au commissariat central de Toulouse.

Canular depuis la cour de récréation

Les investigations menées très sérieusement par les enquêteurs de police de la sûreté départementale ont permis d’identifier un suspect dès le lendemain des faits. Ce mineur de 14 ans a été convoqué au commissariat central, accompagné par son père. Lors de son audition, ce garçon a rapidement indiqué avoir monté ce canular avec deux amis, dans la cour de récréation de son collège. Le propriétaire du portable a été laissé libre le temps de la poursuite de l’enquête. Il a certainement retenu la leçon.