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Téhéran accuse Israël après l’assassinat d’un scientifique iranien

samedi 28 novembre 2020, par siawi3

Source : https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/vu-diran-teheran-accuse-israel-apres-lassassinat-dun-scientifique-iranien?utm_source=batch-notif&utm_medium=push-notification&utm_campaign=batch-notif#xtor=CS5-32-[siteweb]-[pushweb]

Vu d’Iran.Téhéran accuse Israël après l’assassinat d’un scientifique iranien

Publié le 28/11/2020 - 10:46

Après l’assassinat près de Téhéran de Mohsen Fakhrizadeh, l’un des “cerveaux” du programme nucléaire iranien, les autorités mettent clairement en cause Israël. Dans la presse, le quotidien Arman appelle toutefois le régime à ne pas tomber dans le piège de Bényamin Netanahyou et l’incite à la patience en attendant l’investiture de Joe Biden aux Etat-Unis.

Vendredi 27 novembre, l’acteur clé du programme nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, a été tué en plein jour à Absard, une petite ville à l’est de Téhéran. Les autorités iraniennes, dont le président Hassan Rohani et certains militaires, pointent du doigt Israël. Ce samedi, certains journaux ont consacré leur une à cet assassinat, le cinquième depuis 2010 parmi les scientifiques nucléaires iraniens.

“Le piège de tensions”, titre le quotidien Arman, publiant en une la photo de Mohsen Fakhrizadeh et celle de sa voiture, criblée de balles. “Les autorités israéliennes n’ont pas l’intention de cacher leur rôle dans la mort du martyr Fakhrizadeh, scientifique nucléaire et spécialiste des recherches modernes dans le domaine de la défense”, soutient Arman.

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Le journal enjoint toutefois Téhéran de continuer sa “politique de patience stratégique” et de “prendre en compte la situation dans la région” pendant les deux prochaine mois, c’est-à-dire avant l’arrivée à la Maison Blanche du démocrate Joe Biden, en janvier 2021, qui pourrait avoir une approche plus conciliante avec l’Iran. Arman appelle le gouvenement iranien à ne pas tomber dans le piège du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, et du président sortant américain Donald Trump qui cherchent à déclencher une guerre avec l’Iran.

Une tentative de déstablisation du régime iranien

Mohsen Fakhrizadeh, à en croire les services de renseignement israéliens et américains, a été le directeur des programmes nucléaires militaires secrets de Téhéran. Son assassinat, analyse Arman, sonne comme “les derniers efforts terroristes du triangle constitué du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, de Benyamin Nétanyahou, et de Donald Trump”, les trois ennemis de Téhéran, pour déstabiliser le régime iranien.
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En 2018, Donald Trump, cherchant à détruire l’un des acquis de la présidence de son prédécesseur, le démocrate Barack Obama et de son vice-président Joe Biden, s’était retiré unilatéralement de l’accord de 2015 sur le nucléaire signé à Vienne. Cet accord prévoyait notamment un contrôle du programme nuéclaire iranien en échange d’une levée des sanctions. En se retirant de l’accord, les Etats-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à Téhéran, frappant de plein fouet son économie.

Un risque d’escalade

L’Iran est depuis très remonté contre les autres signataires de l’accord, notamment les Européens (Royaume-Uni, Allemagne, France), qui n’ont pas réussi à faire profiter le pays des retombées économiques de l’accord. L’élection de Joe Biden à Washington qui a déjà évoqué son désir de retourner dans l’accord nucléaire a suscité l’espoir à Téhéran, notamment chez le président Hassan Rohani et ses soutiens réformateurs, quant à la reprise des pourparlers entre les deux pays.

L’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh et l’appel à la vengeance de certaines autorités militaires du pays et de plusieurs tittres de presse laissent toutefois craindre une confrontation entre l’Iran et ses adversaires.

Le quotidien ultraconservateur Kayhan par exemple a titré en une :

Œil pour œil. Les sionistes (jargon utilisé pour désigner les Israélien) doivent se tenir prêts”.

Ghazal Golshiri