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France : Attentats de janvier 2015 ? : de 4 à 30 années de prison ferme pour les 11 accusés

jeudi 17 décembre 2020, par siawi3

Source : https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/attentats-de-janvier-2015-de-4-a-30-annees-de-prison-ferme-pour-les-11-accuses?utm_source=nl_quotidienne&utm_medium=email&utm_campaign=20201216&xtor=EPR-1&_ope=eyJndWlkIjoiZWU1YTU1MWQyNmQzMmYxMmE0MzMyZDY4NmJjYmFiMmUifQ%3D%3D

Attentats de janvier 2015 ? : de 4 à 30 années de prison ferme pour les 11 accusés

Procès
Par Paul Conge

Publié le 16/12/2020 à 17:49

La cour d’assises spéciale de Paris a rendu son verdict dans le procès des attentats de janvier 2015. La plus lourde peine, 30 années de réclusion, a été prononcée contre Ali Riza Polat, un proche d’Amédy Coulibaly. Les juges ont abandonné la qualification terroriste pour six des accusés.

Après plus d’une journée et demie de délibéré, la cour d’assises spéciale de Paris a rendu son verdict, ce 16 décembre, peu après 16 heures. Les cinq magistrats ont gagné leur siège, et un silence de plomb a empli la salle d’audience. Le président, Régis de Jorna, robe rouge bordée d’hermine, a parlé, en prélude, des grands absents de ce procès, les frères Kouachi et Amédy Coulibaly. Il a eu quelques mots sur la manière dont leurs tueries des 7, 8 et 9 janvier 2015 témoignent de « leur volonté de porter la terreur au cœur des sociétés occidentales. »

Puis il a énoncé les peines des onze accusés, une par une. L’orageux Ali Riza Polat se voit condamné à 30 années de prison ferme pour sa complicité des tueries perpétrées par le trio terroriste, en raison de « son rôle particulièrement actif et transversal » dans les préparatifs des attentats. Ses explications « peu crédibles » sur sa tentative de fuite en Syrie n’ont pas convaincu la Cour.

À l’encontre de Nezar Mickaël Pastor Alwatik, ancien codétenu de Coulibaly, membre de la « secte de la buanderie » de la maison d’arrêt de Villepinte, la Cour prononce une peine de 18 années de réclusion, notamment en raison de la présence de son ADN sur une arme de Couliblay. Alwatik accueille cette condamnation les mains croisées, la tête penchée dans le box.

Amar Ramdani, son ami, écope de 20 ans, pour sa recherche d’armes dans le cadre de la filière « lilloise » et pour son « soutien logistique incontestable et déterminant » au djihadiste de Grigny, tout en ayant, selon les juges, conscience de son projet criminel.

Willy Prevost, un homme à tout faire du terroriste de l’Hyper Cacher, est pour sa part condamné à 13 années de réclusion, les juges n’ayant pas cru à ses allégations selon lesquelles il aurait apporté son concours au djihadiste « sous la pression ».

La qualification terroriste abandonnée

C’est alors que la Cour offre un rebondissement plutôt rare dans les procès terroristes, en requalifiant les faits reprochés à six des accusés, ôtant les charges de terrorisme. Au grand dam de l’accusation. Et à la stupeur de la salle.

À Saïd Makhlouf, elle ne reproche plus une association de malfaiteurs terroristes, mais une association de malfaiteurs de droit commun, car « d’aucune manière », preuve a été fournie qu’il connaissait les funestes projets de Coulibaly. Il est condamné à 8 années de prison.

Même raisonnement pour les quatre figures du volet « belge-ardennais » de ce dossier. Metin Karasular, cafetier belge souvent dépassé par ses émotions durant ces 54 jours d’audience, est condamné à 8 années d’emprisonnement pour association de malfaiteurs. Michel Catino, un joueur de poker belge, à 7 années. Abdelaziz Abbad et Miguel Martinez, garagistes et trafiquants de Charleville-Mézières (Ardennes), respectivement à 10 et 7 années. Selon la Cour, aucun de ces quatre dealers de stupéfiants ne montrait « une adhésion à une quelconque idéologie terroriste ».

Enfin, des peines du même acabit sont prononcées contre Christophe Raumel et Mohamed Fares, le premier ayant « très peu fréquenté », le second « jamais vu » le terroriste. Ils sont condamnés respectivement à 4 et 8 années de réclusion.

Jugée par défaut, Hayat Boumeddiene, veuve de Coulibay, a été condamnée à 30 années de réclusion criminelle. Elle est aujourd’hui en cavale en zone irako-syrienne.

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