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France : Quatre autres suspects interpellés pour l’attaque près des anciens locaux de « Charlie Hebdo »

samedi 19 décembre 2020, par siawi3

Source : https://www.nouvelobs.com/terrorisme/20201218.OBS37751/quatre-autres-suspects-interpelles-pour-l-attaque-pres-des-anciens-locaux-de-charlie-hebdo.html

L’Obs
Terrorisme

Quatre autres suspects interpellés pour l’attaque près des anciens locaux de « Charlie Hebdo »

Trois mois après l’attaque au hachoir d’un terroriste pakistanais rue Nicolas-Appert, quatre nouveaux suspects sont soupçonnés d’avoir été informés des intentions du terroriste et de l’avoir encouragé.

Par L’Obs avec AFP

Publié le 18 décembre 2020 à 16h31 Mis à jour le 18 décembre 2020 à 18h14

Deux personnes avaient été grièvement blessées dans l’attaque près des anciens locaux de « Charlie Hebdo », le 25 septembre 2020. (Laurence Kourcia / Hans Lucas via AFP)

Quatre personnes ont été interpellées lundi 14 décembre dans l’enquête sur l’attaque au hachoir perpétrée par un jeune Pakistanais, Zaheer Hassan Mahmoud, le 25 septembre près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris et sont présentées à la justice antiterroriste, a appris l’AFP ce vendredi 18 décembre de source judiciaire, confirmant une information du « Parisien ».

Selon une source proche du dossier, ces quatre hommes, tous d’origine pakistanaise et âgés de 17 à 21 ans, sont soupçonnés d’avoir été informés du projet de l’assaillant et d’avoir pu l’inciter à passer à l’acte.

« Charlie Hebdo », la menace éternelle

Présentation devant un juge antiterroriste

Des échanges numériques trouvés par les policiers sur le téléphone de Zaheer Hassan Mahmoud montrent que les quatre personnes interpellées ont échangé avec lui les jours précédant l’attaque rue Nicolas-Appert, notamment au sujet des caricatures de « Charlie Hebdo ».

Deux ont été arrêtées en Gironde, une troisième à Caen et la dernière en région parisienne. « Ils partagent son idéologie et l’un d’entre eux a exprimé sa haine de la France quelques jours avant l’action », a précisé l’une des sources proches.

D’après « le Parisien », le plus jeune des suspects a été mis en examen mercredi 16 décembre pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire. Néanmoins, il a été relâché plus tôt car il avait déjà été entendu en garde à vue durant l’enquête de flagrance en tant qu’ami de Zaheer Hassan Mahmoud. Les trois autres suspects ont quant à eux été présentés ce vendredi 18 décembre devant le juge antiterroriste en vue de leur mise en examen.

Le verdict du procès « Charlie Hebdo » ou la victoire des juges

« Un pays de mécréants »

Le principal accusé, Zaheer Hassan Mahmoud a été présenté à un juge d’instruction qui l’a mis en examen le 30 septembre pour « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs ». Il a été placé en détention provisoire.

Pour rappel, le 25 septembre 2020, Zaheer Hassan Mahmoud, arrivé en France en 2018 sous une fausse identité de mineur et domicilié dans un foyer à Pantin (Seine-Saint-Denis), s’était rendu en métro devant les anciens locaux de « Charlie Hebdo » rue Nicolas-Appert et avait frappé avec un hachoir deux salariés de la société de production Premières Lignes. Cette entreprise est voisine de l’ancienne rédaction de « Charlie Hebdo » et se trouvait déjà à cette adresse lors des attentats de janvier 2015. Les deux salariés ont été grièvement blessés.

Au procès des attentats de janvier 2015, la défense dénonce « une machine à broyer trop forte »

Interpellé quelques minutes plus tard, Zaheer Hassan Mahmoud avait expliqué qu’il pensait avoir touché des journalistes de « Charlie Hebdo » – dont les nouveaux locaux ont été déplacés dans un lieu tenu secret.

Il avait déclaré alors avoir été influencé les jours précédant en visionnant des vidéos en provenance du Pakistan, où des manifestations venaient d’être organisées en réaction à la republication des caricatures du prophète Mahomet par « Charlie Hebdo » en marge de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015. Il avait également comparé la France à un « pays de mécréants ».

L’Obs avec AFP