Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > Uncategorised > France : « Un bicot, ça ne nage pas » : une exclusion de trois jours demandée (...)

France : « Un bicot, ça ne nage pas » : une exclusion de trois jours demandée après les propos racistes d’un policier

mercredi 30 décembre 2020, par siawi3

Source :https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/un-bicot-ca-ne-nage-pas-une-exclusion-de-trois-jours-demande-apres-les-propos-racistes-dun-policier?utm_source=nl_quotidienne&utm_medium=email&utm_campaign=20201223&_ope=eyJndWlkIjoiZWU1YTU1MWQyNmQzMmYxMmE0MzMyZDY4NmJjYmFiMmUifQ%3D%3D

« Un bicot, ça ne nage pas » : une exclusion de trois jours demandée après les propos racistes d’un policier

Police

Par Marianne

Publié le 23/12/2020 à 17:21

Pour ces propos racistes tenus en avril 2020, un policier suspendu depuis 8 mois n’a été sanctionné par le conseil de discipline de la préfecture de police de Paris que de 3 jours d’exclusion. L’avocat de la victime dénonce une décision « laxiste » qui témoigne d’une « réelle impunité ».

Trois jours d’exclusion, c’est la sanction recommandée par le Conseil de discipline de la Préfecture de police de Paris contre le policier des Hauts-de-Seine qui avait déclaré, lors d’une interpellation d’un Egyptien en avril, qu’« un bicot comme ça, ça ne nage pas ». Cette instance paritaire qui réunit administration et syndicats a pris une décision « laxiste, qui confirme un racisme systémique, un racisme d’Etat dans la police » a réagi Maitre Arié Alimi, l’avocat de la victime.

Le 26 avril 2020, vers 1h30 du matin, des policiers poursuivent à l’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) un homme soupçonné de vol de matériel sur un chantier. Cet Egyptien âgé de 27 ans tente alors de prendre la fuite en se jetant dans la Seine, avant que les policiers ne le secourent et l’interpellent.
Une indignation « légitime »

Dans une vidéo diffusée par le journaliste du média en ligne Là-bas si j’y suis, Taha Bouhafs, et visiblement filmée après que les fonctionnaires ont sorti l’homme du fleuve, on peut entendre un des policiers déclarer « Un bicot comme ça, ça ne nage pas » puis « Ha ! ha ! ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied ».

Sur d’autres images diffusées sur Twitter, on entend les policiers rire et des bruits sourds venant du fourgon dans lequel l’interpellé, un Égyptien âgé de 27 ans, semble pousser des cris. Ces images avaient été très largement partagées sur les réseaux sociaux. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait réagi en évoquant une indignation « légitime » et promettant « toute la lumière sera faite, le racisme n’a pas sa place dans la police républicaine ». Le préfet de police de Paris avait demandé la suspension de deux policiers mis en cause, qui avaient reconnu être les auteurs des propos.

A LIRE AUSSI  : Ils brisent la loi du silence : la vidéo de l’Ile-Saint-Denis suscite des remous dans la police

Pour l’avocat de l’interpellé, il y aurait dû avoir, sans attendre, une sanction disciplinaire lourde. « Lorsqu’il y a des propos racistes, s’il n’y a pas de révocation, c’est que l’Etat favorise le racisme dans la police », avait défendu Maitre Arié Alimi, qui dénonce aujourd’hui « un racisme systémique » dont la faible sanction serait un témoignage flagrant.

Le fonctionnaire sanctionné comparaîtra le 4 mars 2021 devant le tribunal correctionnel de Bobigny. La décision du conseil disciplinaire doit de son côté être confirmée par la Direction générale de la police nationale.