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France : Orphelins de féminicides - pour un statut de victimes

petition

dimanche 6 juin 2021, par siawi3

Source : https://www.change.org/p/enfants-et-familles-de-f%C3%A9minicides-nous-demandons-la-cr%C3%A9ation-d-un-statut-de-victime/sign?cs_tk=AvH8H2-xqQZ0JgsLxmAAAXicyyvNyQEABF8BvPc5FwYCy9WwDPJs4jlaPXU%3D&pt=AVBldGl0aW9uAIgFvQEAAAAAYLzQfe0xMhowMDg0N2JkYg%253D%253D&source_location=aa_sign_ask&utm_campaign=e47521db9b5a4b2794df16a3acfe36e2&utm_content=initial_v0_4_0&utm_medium=email&utm_source=aa_sign_ask&utm_term=cs

6.06.21

Orphelins de féminicides

L’année dernière en France, 90 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou leur ex.

Derrière ces drames, se trouve la souffrance des enfants, parfois témoins du crime, qui devenus orphelins ne bénéficient souvent d’aucun soutien psychologique. Ce traumatisme n’est aujourd’hui pas non plus pris en compte dans la suite de leur parcours.

L’Union nationale des familles de féminicides demande au gouvernement de créer un statut de victime pour les enfants et la famille des femmes victimes de féminicides.

Signez leur pétition pour Antoine, Virginie, Anne-Sophie et les 47 nouveaux orphelins de féminicides en 2021 aujourd’hui abandonnés par l’État.

Video ici 9:27

Enfants et familles de féminicides, nous demandons la création d’un statut de victime !

2 ?497 personnes ont signé la pétition de UNFF UNION NATIONALE DES FAMILLES DE FEMINICIDE. Prochain objectif : 2 ?500 !

Signez cette pétition en un seul clic ici

Je m’appelle Antoine. En 2013, ma maman a été assassinée par son mari, mon beau-père. J’avais 14 ans. L’assassin a conservé l’autorité parentale sur mon demi-frère de 6 ans, qui depuis, passe des week-ends entiers en prison aux côtés de son père meurtrier.

Je m’appelle Virginie. En 1993, ma maman et ma soeur aînée ont été assassinées par mon père. Je suis restée seule, avec ma petite soeur de 11 ans. J’avais 15 ans. Nous avons été placées dans deux familles séparées. Nous n’avons jamais reçu d’aide psychologique.

Je m’appelle Anne-Sophie. En 2019, ma maman a été assassinée par mon géniteur, qui est passé à l’acte, par arme à feu, dans la maison familiale. J’avais 28 ans, et mes sœurs, 25 et 19 ans. Nous avons dû nettoyer nous-même la scène de crime. Aucune aide ne nous a été proposée.

Nous sommes des orphelins de féminicides et nous sommes aussi des victimes.

Aujourd’hui nous nous adressons à vous, Monsieur Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles, parce qu’après avoir vécu l’impensable, nous nous retrouvons seuls avec notre souffrance, sans aucune aide matérielle de l’État, ni prise en charge psychologique.

Depuis le 1er janvier 2021, 46 femmes ont déjà été tuées, laissant 47 enfants orphelins dont 11 ont été témoins du crime.

Le Grenelle des violences conjugales, lancé par le gouvernement en septembre 2019, a mis en lumière la situation des femmes victimes de violences conjugales, ce qui a abouti à certaines mesures pour lutter contre ce phénomène sociétal. Cependant, tout ou presque reste à faire en faveur des enfants et de la famille proche des victimes du féminicide.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le secrétaire d’Etat, la création d’un statut de victime pour les enfants et la famille des femmes victimes de féminicides.

Inspiré notamment du modèle législatif italien visant à protéger les “enfants de féminicides”, ce statut serait intégré au sein d’une charte nationale et regrouperait l’ensemble des droits* dont la victime pourrait bénéficier, comme par exemple :

La prise en charge psychologique des victimes lors de l’annonce du décès
La prise en charge du nettoyage des scènes de crimes
La mise en place d’un suivi médico-psychologique gratuit sur la durée
La suspension de l’autorité parentale du parent meurtrier entre le jour du meurtre et celui du jugement définitif
L’élargissement du protocole féminicide de Seine Saint-Denis à la France entière (dispositif qui prévoit le placement provisoire en urgence des enfants suite à un féminicide. Ceux-ci sont confiés aux services de l’aide sociale à l’enfance pour évaluation et hospitalisés en pédiatrie pour une durée de 3 à 8 jours, avec des droits de visite suspendus pendant cette durée, afin d’évaluer la famille la plus capable de prendre en charge l’enfant orphelin.)
Un suivi particulier afin de faciliter l’accès aux études et à l’emploi : bourses d’études, mesures d’incitations à l’embauche, accompagnement financier et social à l’autonomie …

*Cette liste n’est pas exhaustive.

Parce que le Droit a toujours évolué et doit encore évoluer avec notre société, nous nous associons à l’Union Nationale des Familles de Féminicide, Simone Media et Femme Actuelle pour que nous, enfants, mais aussi frères, soeurs et parents de femmes assassinées, ne soyons plus des citoyens sacrifiés.