Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > Uncategorised > Afghanistan : L’attente du pire

Afghanistan : L’attente du pire

dimanche 15 août 2021, par siawi3

Source : https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/afghanistan-le-chef-de-l-onu-se-dit-horrifie-par-les-violations-des-droits-des-femmes-par-les-talibans_4736873.html

Afghanistan : le chef de l’ONU se dit « horrifié » par les violations des droits des femmes par les talibans

Antonio Guterres, a qualifié la situation dans laquelle l’Afghanistan est plongé de « tragédie inimaginable », alors que les talibans se rapprochent du pouvoir.

Article rédigé par
franceinfo avec AFP
France Télévisions

Publié le 13/08/2021 22:31

Photo : Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU lors d’une visite d’un camp de déplacés afghans à Kaboul (Afghanistan) le 14 juin 2017. (SHAH MARAI / AFP)

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s’est dit « horrifié » vendredi 13 août par les informations sur des violations des droits des femmes en Afghanistan par les talibans.

« Je suis profondément préoccupé par les premières informations selon lesquelles les talibans imposent de sévères restrictions aux droits humains dans les zones qu’ils contrôlent, a déploré le chef de l’ONU devant la presse. Il est particulièrement horrifiant et déchirant de voir que les droits durement acquis par les filles et les femmes afghanes sont en train de leur être enlevés. »

Les talibans sont presque arrivés aux portes de Kaboul vendredi, après s’être emparés de près de la moitié des capitales provinciales afghanes, toutes tombées en seulement huit jours. Près de 241 000 personnes ont déjà dû prendre la fuite face à la progression implacable des insurgés a fait savoir Antonio Guterres, qualifiant la situation dans laquelle l’Afghanistan est plongé de « tragédie inimaginable ».

°°°

Source : https://www.lci.fr/international/afghanistan-offensive-talibane-une-question-de-vie-ou-de-mort-l-hopital-francais-de-kaboul-craint-le-pire-pour-les-enfants-2193786.html

« C’est une question de vie ou de mort » : l’hôpital français de Kaboul craint le pire pour les enfants

SOINS INFANTILES - Alors que les talibans approchent de la capitale afghane, l’infrastructure hospitalière française de Kaboul, l’une des plus performantes du pays notamment pour les enfants, redoute de devoir se soumettre aux insurgés islamistes.

Léa LUCAS

Publié aujourd’hui à 09h48, mis à jour à 10h15

Kaboul résiste encore. Mais la capitale de l’Afghanistan pourrait être la prochaine ville à tomber entre les mains des talibans. Après avoir opéré une offensive fulgurante en moins de huit jours en prenant le pouvoir dans près de la moitié des capitales provinciales du pays, les insurgés islamistes ne sont plus qu’à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul.

Alors que Washington, Londres et encore Paris évacuent leurs ressortissants en urgence, le responsable de l’hôpital français de Kaboul s’inquiète pour l’avenir de son infrastructure. « Cet hôpital, c’est la seule réanimation néonatale d’Afghanistan », rappelle Eric Cheysson, responsable de l’hôpital français de Kaboul sur LCI ce samedi.

Toute l’info sur : L’Afghanistan en proie aux Talibans

Une séparation probable entre hommes et femmes

Il pourrait connaître le même sort qu’un centre hospitalier de la capitale de la province Badakhshan, près de la frontière chinoise, désormais occupé par les talibans. Ces derniers y ont notamment séparé hommes et femmes, autant du côté des praticiens que de celui des patients. « Je pense que ce sera possible de rentrer dans ces règles » à Kaboul, déplore le médecin.

Toutefois, « ce qui nous intéresse le plus, c’est que la qualité des soins soit maintenue, que tout le monde soit accueilli. Mais surtout que toutes nos listes d’enfants, en attente d’une opération cardiaque, digestive ou encore neurologique, puissent continuer. » « C’est une question de vie ou de mort », martèle-t-il.

Lire aussi

Afghanistan : les talibans désormais à 50 km de Kaboul
Afghanistan : Londres et Washington envoient des troupes pour évacuer leurs ressortissants
Offensive des talibans en Afghanistan : « Le malheur est total, en particulier pour les femmes »

« Encore aujourd’hui, (l’un de nos) docteurs a opéré trois cœurs ouverts, trois gamins qui ont pu être sauvés », ajoute le Dr. Eric Cheysson. « Nous avons des listes d’attente considérables. Je ne suis pas là pour porter un jugement politique, mais je voudrais simplement que cet hôpital qui a été construit, équipé, et qui fonctionne, continue pour les (enfants) Afghans. »

°°°

Source : https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/14/afghanistan-les-talibans-aux-portes-de-kaboul-des-consultations-en-cours-pour-mettre-fin-a-la-guerre_6091424_3210.html

Afghanistan : les talibans aux portes de Kaboul, des consultations en cours pour mettre fin à la guerre

Dans une déclaration, le président afghan, Ashraf Ghani, a affirmé tout mettre en œuvre pour trouver rapidement une solution politique garantissant la « paix et la stabilité » dans le pays.

Le Monde avec AP
Publié aujourd’hui à 11h47, mis à jour à 14h41

Photo : Les bâtiments de l’ambassade des Etats-Unis, à Kaboul, en Afghanistan, le samedi 14 août 2021. RAHMAT GUL / AP

Les talibans resserraient, samedi 14 août, leur emprise autour de Kaboul, alors que les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux se préparaient à évacuer leurs diplomates et ressortissants.

En huit jours, les insurgés se sont emparés de la moitié des capitales provinciales afghanes. Les talibans, qui ont pris le contrôle de presque tout le nord, l’ouest et le sud de l’Afghanistan, sont arrivés aux portes de Kaboul. Ils ne sont plus qu’à cinquante kilomètres de la capitale et ne donnent pas l’impression de vouloir ralentir leur marche.

INFOGRAPHIE LE MONDE

Samedi, ils ont pris la province de Kunar, dans l’est du pays, et pourraient bientôt approcher de Kaboul par le nord, le sud et l’est. D’après l’agence Associated Press (AP), citant une élue locale, certains insurgés auraient même atteint le district de Char Asiab, à 11 kilomètres à peine de la capitale. De violents combats avaient également lieu samedi autour de Mazar-e-Charif, capitale de la province de Balkh, où l’armée afghane a mené de nouvelles frappes aériennes. Ce carrefour commercial est la seule grande ville du nord du pays dont les talibans n’ont pas encore pris le contrôle.

Outre Kaboul et Mazar-e-Charif, Jalalabad (est), Gardez et Khost (sud-est) sont les seules autres grandes cités encore contrôlées par le gouvernement. Mais étant situées sur des terres dominées par l’ethnie pachtoune, dont sont issus les talibans, elles ne devraient pas résister longtemps.

Lire aussi notre reportage : Dans Kaboul menacée par les talibans, les habitants « cherchent à liquider toute leur vie avant de quitter le pays »

Kaboul menacée par une crise humanitaire

Des « consultations » sont en cours pour trouver rapidement une solution politique garantissant la « paix et la stabilité » en Afghanistan, a déclaré samedi le président afghan, Ashraf Ghani, lors d’une adresse à la Nation, tout en appelant à la remobilisation des forces armées.

Il n’a fait aucune allusion à une possible démission, réclamée par certains, mais a précisé avoir commencé des « consultations » au sein du gouvernement, avec des responsables politiques et les partenaires internationaux, pour trouver « une solution politique dans laquelle la paix et la stabilité » soient préservées.

La progression des talibans a un coût humain élevé. Au moins 183 civils ont été tués et 1 181 blessés, dont des enfants, en un mois à Lashkar Gah, Kandahar, Herat et Kunduz, selon l’ONU. Quelque 250 000 personnes ont été déplacées par le conflit depuis la fin de mai – 400 000 cette année –, dont 80 % sont des femmes et des enfants, toujours selon l’ONU.

Nombre de civils ont ainsi afflué au cours des dernières semaines à Kaboul, où une grave crise humanitaire menace. Ils tentent, désormais, de survivre dans les parcs ou sur des terrains vagues, dans le dénuement le plus complet.
Lire aussi Le sort des réfugiés afghans divise l’Union européenne

Pour les habitants de Kaboul et les dizaines de milliers de personnes qui ont fui leur foyer, la peur prédomine. Beaucoup d’Afghans, en particulier les femmes, habitués à la liberté qu’ils ont connue durant ces vingt dernières années, craignent un retour au pouvoir des talibans. Lorsqu’ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001, avant d’être chassés du pouvoir par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les talibans avaient imposé leur version ultrarigoriste de la loi islamique.

Photo : Jamshid Alizada (à gauche), avec des membres de sa famille dans un camp de fortune abritant des réfugiés à Sarai Shamali, à Kaboul, en Afghanistan, le 10 août 2021. JIM HUYLEBROEK POUR « LE MONDE »

Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, et les filles, d’aller à l’école. Les femmes accusées de crimes tels que l’adultère étaient fouettées et lapidées. « Il est particulièrement horrifiant et déchirant de voir que les droits durement acquis par les filles et les femmes afghanes sont en train de leur être enlevés », a déclaré vendredi le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Pas de « menace imminente » selon les Etats-Unis

Les talibans ont lancé leur offensive en mai, quand le président américain, Joe Biden, a confirmé le départ des dernières troupes étrangères du pays, vingt ans après l’intervention de celles-ci pour chasser les talibans du pouvoir.

Ce retrait doit être achevé d’ici au 31 août. Joe Biden a depuis affirmé ne pas regretter sa décision, même si la rapidité avec laquelle l’armée afghane s’est désintégrée a surpris et déçu les Américains, qui ont dépensé plus de 1 000 milliards de dollars pour la former et l’équiper.

Malgré tout, les Etats-Unis ont continué à affirmer vendredi que Kaboul ne faisait pas face à une « menace imminente » et que la prise du pouvoir par les talibans n’était pas à leurs yeux une issue inéluctable.