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Afghanistan : une Française bloquée à Kaboul décrit l’arrivée des Talibans

dimanche 15 août 2021, par siawi3

Source : https://www.bfmtv.com/international/moyen-orient/afghanistan/afghanistan-une-francaise-bloquee-a-kaboul-decrit-l-arrivee-des-talibans_AV-202108150114.html

Afghanistan : une Française bloquée à Kaboul décrit l’arrivée des Talibans

Emilie Roussey

Le 15/08/2021 à 14:31

3 videos ici

Vice présidente de l’université américaine d’Afghanistan, Victoria Fontan affirme sur notre antenne (6:10) que les routes sont bloquées, l’empêchant de rejoindre l’ambassade française pour ensuite aller à l’aéroport.

Il aura seulement fallu une dizaine de jours aux Talibans pour prendre le contrôle d’une grande majorité de l’Afghanistan, avant d’arriver, ce dimanche, aux portes de Kaboul. Si leur porte-parole affirme qu’ils ont reçu l’ordre de ne pas entrer à l’intérieur de la capitale, certains habitants ont dit les avoir vus dans la ville. C’est notamment le cas de Victoria Fontan, une universitaire française qui témoigne sur BFMTV.

« Le gouvernement afghan a donné Kaboul aux Talibans », ils « sont dans Kaboul » martèle sur notre antenne celle qui est vice-présidente de l’université américaine d’Afghanistan.

Video ici 5:44 Les Taliban aux portes de Kaboul

Alors qu’elle devait partir ce dimanche « sur ordre de l’ambassade française », Victoria Fontan explique ne pas pouvoir quitter son lieu de retranchement situé à 20 minutes de l’aéroport.

« Ce qu’a fait le gouvernement au lieu de défendre Kaboul c’est de bloquer toutes les routes pour que personne ne puisse aller à l’aéroport et donc je ne peux même pas aller à l’ambassade de France ni même l’aéroport, j’avais un vol dans deux heures, c’est mort je n’y arriverai pas » déplore-t-elle. « La population est vraiment prise en tenaille entre le gouvernement et les Talibans. »

La Française affirme avoir entendu des « combats » et des « coups de feu », une situation à l’opposé de la veille où les Afghans « étaient dans les rues, ils faisaient leur shopping, c’était vraiment une vie totalement normale ». Elle décrit alors « deux Kaboul parallèles » depuis l’arrivée des Talibans, l’une « qui s’affaire pour aller à l’aéroport et l’autre en pleine résignation qui se dit ’les Talibans seront là et puis après tout on est prêts à mourir’ ».

Victoria Fontan tient à préciser qu’elle n’a pas « été prise au dépourvu » : « Nous avions été prévenus par l’ambassade, ça a été un choix. » Avec son université elle a jusqu’ici préféré rester pour essayer d’exfiltrer ses étudiants vers des pays voisins.

« Je me sens bête de ne pas être partie à temps, on pense toujours qu’on a des dernières choses à faire, on a des listes d’étudiants à envoyer, on essaie jusqu’au bout de mener notre mission. Je ne me sens pas menacée mais mes collègues afghans ont reçu des menaces de mort, ils ont déjà été attaqués, eux sont vraiment en première ligne. »

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Pour cette professeure, la présence des Talibans à Kaboul est « un retour en arrière » mais elle croit au travail effectué depuis deux ans auprès de ses étudiants. « La graine qu’on a plantée dans nos étudiants elle va germer de toute façon, eux ont vraiment envie d’une vie différente » relate-telle, avant d’ajouter : « Ils m’ont dit qu’ils n’arrêteraient jamais de se battre pour la liberté, et pour un futur Afghanistan en paix. »
Emilie Roussey