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France : Nouvelle pancarte antisémite : une enquête ouverte dans les Vosges

jeudi 19 août 2021, par siawi3

Source : https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/nouvelle-pancarte-antisemite-une-enquete-ouverte-dans-les-vosges?utm_source=nl_quotidienne&utm_medium=email&utm_campaign=20210817&xtor=EPR-1&_ope=eyJndWlkIjoiZWU1YTU1MWQyNmQzMmYxMmE0MzMyZDY4NmJjYmFiMmUifQ%3D%3D

Nouvelle pancarte antisémite : une enquête ouverte dans les Vosges

Manifestations anti passe sanitaire

Par Magazine Marianne

Publié le 17/08/2021 à 12:43

Une enquête a été ouverte lundi 16 août par le parquet d’Épinal, dans les Vosges, après qu’une pancarte affichant un message antisémite et une croix gammée, a été brandie samedi dernier lors de la manifestation contre le passe sanitaire.

Olivier Véran qualifié de « gros nazi », une inscription éloquente : « Qui sont les », suivie d’une croix gammée dans laquelle sont insérées les quatre lettres de LREM, le mouvement créé par Emmanuel Macron. Samedi 14 août, une nouvelle pancarte antisémite a été brandie par un homme lors d’une manifestation anti passe sanitaire, à Épinal, dans les Vosges, sans qu’une interpellation n’ait eu lieu. Ce lundi, une enquête a toutefois « été ordonnée d’initiative par le parquet au vu de la photo publiée dans Vosges Matin », a indiqué le parquet d’Épinal à l’AFP.

Le parquet a également reçu un signalement de la préfecture des Vosges en fin d’après-midi, au titre de l’article 40 du Code de Procédure pénale. Ce dernier impose à toute autorité ayant connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler à la justice. D’ailleurs, la préfecture avait également effectué un signalement similaire concernant une autre pancarte représentant une croix gammée formée de seringues observées lors des manifestations anti-passe précédentes à Épinal. Une enquête avait déjà été ouverte la semaine dernière par le parquet et confiée au commissariat de police de la ville.

Si ce type de pancartes reste résiduel dans les manifestations qui ont brassé encore plus de 200 000 personnes samedi dernier, les signalements tendent à se multiplier. À Paris aussi, le préfet de police Didier Lallement a saisi la justice pour des pancartes antisémites brandies avec notamment l’énigmatique question « Qui ? ».

Pour comprendre comment ce simple mot est devenu un slogan de haine, il faut effectuer un bref retour dans le passé médiatique. En juin, un général à la retraite, Daniel Delawarde est invité sur Cnews Jean-Marc Morandini pour s’exprimer sur la tribune des militaires publiée par Valeurs actuelles le 21 avril. Tribune qu’il a lui-même signée. Dans ce texte, 61 généraux évoquent notamment le « délitement » de la France et l’islamisme. Présent sur le plateau, Claude Posternak, membre du bureau politique de LREM et spécialiste de l’opinion, lui demande qui « contrôle la meute médiatique ». C’est alors que le militaire répond : « La communauté que vous connaissez bien. » Effaré, Jean-Marc Morandini met immédiatement un terme à l’intervention de Daniel Delawarde : « On ne va pas partir là-dessus, on va arrêter là, on ne peut pas laisser dire ça sur l’antenne. »

Le cas Cassandre Fristot

Le 7 août, Cassandre Fristot, une enseignante, ex-membre du Front national et ex-élue locale, avait repris le slogan lors d’une manifestation à Metz. Sur sa pancarte, on pouvait lire « traîtres » entourés de noms d’intellectuels, d’hommes d’affaires et de politiques, de confession juive pour la plupart. L’intéressée devra se présenter au tribunal de Metz le 8 septembre pour répondre du délit de « provocation publique à la haine raciale ».

Selon un sondage de l’Ifop pour le Journal du Dimanche paru le 16 août, 73 % des Français sont choqués par la présence de ces pancartes antisémites. Mais 27 % pensent encore qu’il s’agit là d’une mise en œuvre de la liberté d’expression.

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