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Arrivée à Paris des premiers Afghans exfiltrés de Kaboul par la France

jeudi 19 août 2021, par siawi3

Source : https://actu.orange.fr/france/arrivee-a-paris-des-premiers-afghans-exfiltres-de-kaboul-par-la-france-CNT000001Dwuas/photos/des-voyageurs-evacues-d-afghanistan-arrivent-a-l-aeroport-parisien-de-roissy-charles-de-gaulle-le-18-aout-2021-686f45a423f0cbdfb947506ccb9b8a09.html

Arrivée à Paris des premiers Afghans exfiltrés de Kaboul par la France

Video : Des voyageurs évacués d’Afghanistan arrivent à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, le 18 août 2021

AFP, Alain JOCARD

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AFP, publié le jeudi 19 août 2021 à 04h29

Les premiers Afghans mis en sécurité par la France après la chute de leur pays aux mains des talibans sont arrivés mercredi à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle.

Un avion de l’armée de l’Air transportant plus de 200 passagers, parmi lesquels 25 français et une large majorité d’Afghans, dont un nombre important de femmes et d’enfants, s’est posé peu avant 19H00 GMT.

C’est la deuxième arrivée à Paris d’un vol du pont aérien mis en place par la France pour évacuer Français et Afghans du pays tombé aux mains des talibans. Une opération qui pourrait durer encore plusieurs jours. Un premier vol lundi transportait principalement des Français.

« Nous sommes heureux de démarrer une nouvelle vie mais nous commençons de zéro », a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, l’un des arrivants venu avec sa famille qui n’a pu emporter que des habits et 2.000 afghanis, soit un peu plus de 20 euros. « Ma famille, mes enfants sont très heureux de quitter l’Afghanistan, pour au moins survivre aux atrocités des talibans ».

Un autre évoque aussi son départ précipité de chez lui, il n’a pris que quelques vêtements, et fait part de « l’énorme soulagement pour ma famille et moi » quand l’avion a décollé de Kaboul.

Le président de la République Emmanuel Macron a salué leur arrivée dans un tweet. « Nous vous le devons. Bienvenue », a-t-il écrit.

A leur arrivée, les Afghans exfiltrés doivent être pris en charge par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et l’association France Terre d’asile, qui ont refusé de fournir des précisions sur leurs lieux d’hébergement.

« On est en train de construire leur dispositif d’accueil dans l’urgence et la nécessité », a déclaré à l’AFP Didier Leschi, directeur général de l’Ofii.

« On va s’occuper de les prendre en charge, ils auront tous un hébergement », a confirmé Delphine Rouilleault, directrice générale de France Terre d’asile.

Les arrivants non vaccinés contre le Covid-19 seront soumis à des tests de dépistage et devront respecter une quarantaine de dix jours, ont précisé les autorités. De plus, une vaccination leur sera proposée.

- Via les Emirats -

Ces exfiltrés ont été escortés mercredi au terme d’une opération délicate conduite par des forces françaises depuis l’ambassade de France à Kaboul jusqu’à l’aéroport où ils ont pris place dans un avion A400M vers une base militaire française aux Emirats arabes unis.

Base qu’ils ont quittée dans la journée à bord d’un autre avion pour arriver en France dans la soirée.

Il s’agit de personnes « qui se trouvaient menacées et dont l’engagement méritait que la France leur offre l’asile », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur BFMTV.

A ceux-ci s’ajoutent 25 Français, soit « une grande partie des personnes, de nationalité française comme afghane, qui s’étaient réfugiées au sein du bâtiment de l’ambassade de France à Kaboul », avait précisé le chef de la diplomatie française plus tôt dans la journée.

« A nos armées, policiers et équipes diplomatiques qui organisent ces opérations sensibles, merci. On continue », a tweeté M. Macron dans la journée.

Et le pont aérien français se poursuit, avec un nouveau vol entre les Emirats et la France prévu jeudi, avec 120 personnes à bord, là encore essentiellement des Afghans, selon une source diplomatique. 41 Français avaient été rapatriés dans la première des rotations.

« Et on va poursuivre autant que faire se peut », a déclaré M. Le Drian, soulignant la volonté française de permettre au maximum d’Afghans engagés en faveur des droits et de la société civile de pouvoir quitter le pays et évoquant un horizon de plusieurs jours.

« Cette opération qui permet la mise en protection d’Afghanes et d’Afghans qu’il était impératif de protéger est la réussite d’un important travail collectif », s’est-il réjoui.

L’opération d’exfiltration, baptisée Apagan, mobilise deux avions de l’armée de l’Air sur le tronçon Emirats-Kaboul et deux autres pour les vols entre les Emirats et la France.

Selon l’Elysée, avant les arrivées de mercredi, près de 800 Afghans ont été accueillis sur le sol français dans le cadre du « devoir » de protection, entre 2001 et 2014.

Par ailleurs, entre mai et juillet 2021, 625 personnes ayant travaillé pour l’ambassade de France à Kaboul (employés et familles compris) sont arrivées en France, selon la même source.

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Source : https://www.leparisien.fr/politique/afghanistan-lexfiltration-francaise-a-du-etre-negociee-avec-les-talibans-relate-le-patron-du-raid-18-08-2021-ODYIG6WE7NHOLDH6QIEL2ACPZE.php

Afghanistan : l’exfiltration française a dû être « négociée » avec les talibans, relate le patron du Raid

Dans un entretien accordé à la radio RTL, Jean-Baptiste Dulion est revenu sur l’opération « périlleuse » qui a permis d’exfiltrer plus de 200 personnes depuis l’ambassade de France à Kaboul.

Photo : Jean-Baptiste Dulion lors de son investiture au siège du Raid à Bièvres, le 21 mars 2017. AFP/Lionel Bonaventure

Par Le Parisien avec AFP

Le 18 août 2021 à 22h28

Le Raid, unité d’intervention d’élite de la police nationale, n’a « pas eu d’autres choix » que de « négocier » avec les talibans pour exfiltrer les Français et les Afghans réfugiés à l’ambassade de France de Kaboul, a expliqué ce mercredi son patron Jean-Baptiste Dulion. « Je suis extrêmement soulagé car c’était une opération périlleuse dans un environnement très hostile et incertain », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à RTL.

Seuls « onze gars » du Raid, appuyés par les forces spéciales de l’armée française, « ont accompagné près de 350 personnes sur cinq kilomètres qui nous ont paru extrêmement longs », a-t-il souligné, confessant avoir « croisé les doigts » pour que l’opération dans la capitale afghane n’échoue pas.

Auparavant, « il y a eu deux niveaux de négociations. Au plus haut niveau, via l’ambassadeur de France, et nous sur le terrain, en constante recherche d’un responsable qui puisse nous aider et favoriser l’exfiltration, on ne pouvait rien faire sans eux », les talibans, a expliqué le commissaire.

L’itinéraire entre l’ambassade et l’aéroport a été « monté » avec un membre de l’autorité talibane, « quelqu’un avec qui on pouvait discuter et qui avait un vrai pouvoir », a poursuivi Dulion, qui a suivi les opérations depuis le siège du Raid à Bièvres (Essonne).

« Véhicules blindés de partout »

« On a pris toutes les mesures pour sécuriser notre convoi, nos bus, pour avoir le meilleur transport possible vers l’aéroport, avec des véhicules blindés de partout et des bus extérieurs que nous avons sécurisés pour embarquer le maximum de ressortissants afghans », a-t-il ajouté.

Une grande partie des personnes qui s’étaient réfugiées à l’ambassade de France à Kaboul sont désormais en lieu sûr, après l’évacuation dans la nuit de mardi à mercredi de 216 personnes - dont 184 Afghans - arrivées à Paris en fin de journée. Mardi, 41 ressortissants français et étrangers avaient été exfiltrés de la même façon.

À lire aussi : « C’était assez surréaliste » : le récit de l’évacuation en pleine nuit de l’ambassade de France en Afghanistan

Un troisième vol a quitté Kaboul mercredi pour Abou Dhabi (Emirats arabes unis) avec 138 personnes à bord, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly.