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Tunisie : avec l’appui des USA et des puissances du Moyen Orient

mardi 14 septembre 2021, par siawi3

Source : https://www.realites.com.tn/wp-content/uploads/2021/09/Réalités-1862.pdf

Tunisie : La voie (désormais) balisée

jeudi 9 septembre 2021,

par Yasmine ARABI

Ceux qui (comme Ennhahda) comptaient sur l’administration Biden pour débouter le président Kaïs Saïed et les reconduire au pouvoir, contre vents et marées, devront se résigner à accepter le fait accompli et à cesser d’entraver le processus engrangé le 25 juillet 2021.
Le coup de force constitutionnel, qu’ils condamnent fortement et dénoncent vertement, est approuvé par la majorité du peuple tunisien et cela, les Américains l’ont finalement compris et approuvé à leur tour.

C’est le tweet du sénateur Chris Murphy, publié après sa rencontre avec le président tunisien et résumant les décisions, sinon les appréciations, de la délégation des représentants démocrates du Congrès américain, qui l’a attesté.
Le sénateur américain, fervent défenseur du « Printemps arabe », y a clairement indiqué que ce qui compte pour les Etats-Unis est de protéger la démocratie, soulignant que son pays se tient aux côtés du peuple tunisien, qui lui revient de choisir le modèle de réforme politique, et ne soutient aucun parti aux dépens des autres.
Les choses sont désormais claires et la voie libre est balisée devant Kaïs Saïed qui a su convaincre les Américains.

Mais attention ! Les Tunisiens, qui lui ont accordé leur confiance et qui comptent sur lui pour les sortir de la série sans fin des crises politiques et du désastre économique dans lesquels ils ont été embourbés au cours de la décennie islamiste, ne lui ont pas signé un chèque en blanc et attendent impatiemment que Kaïs Saïed, désormais seul maître à bord de l’Etat après avoir accumulé tous les pouvoirs, mette à exécution toutes ses promesses, toutes sans exception et sans plus tarder. Et c’est à eux qu’il rendra tôt ou tard des comptes.

Si les besoins vitaux les plus urgents sont d’ordre économique et social (emploi, pouvoir d’achat, santé, éducation), outre les problèmes de développement qui s’accumulent et s’aggravent (pénurie d’eau potable, dégradation des infrastructures), la reddition des comptes politiques est primordiale pour les Tunisiens.
C’est une nécessité, voire même une urgence afin de pouvoir recouvrer la con fiance en les institutions de l’Etat, aujourd’hui quasiment en panne, et permettre leur bonne remise en marche.

La stratégie adoptée par Kaïs Saïed, qui a commencé par la traque des pratiques commerciales illicites (monopole, spéculation), ne correspond pas, en effet, aux attentes les plus immédiates de la plupart des Tunisiens, très impatients de voir les députés gelés, certains responsables de partis politiques, des magistrats, avocats et autres hommes d’affaires soupçonnés de grande corruption répondre de leurs actes devant la justice.
Mais l’espoir né du coup de force du 25 juillet dernier nourrit leur patience -malgré le passage à vide qui dure depuis sept semaines- et leur optimisme de bâtir une Tunisie nouvelle, moins corrompue, plus prospère, plus nationaliste, après le « limogeage » constitutionnel des islamistes.

La dernière entrevue Saïed-Murphy a contribué de manière importante à baisser l’inquiétude générale devenue perceptible au fil des jours en l’absence d’annonces claires sur l’après-25 juillet. Implicitement, les Américains ont donné leur feu vert au projet politique de Saïed, dont on commence à percevoir les contours qu’il divulgue au compte- gouttes à chacune de ses sorties et de ses rencontres en aparté avec les représentants de la société civile, du monde des affaires ou des membres du gouvernement en exercice.
Kaïs Saïed a, à chaque fois, lâché des messages permettant d’entrevoir son programme qui reposerait sur une petite constitution provisoire et un projet de réforme du système politique et électoral qui sera proposé à un référendum.

Il y a un autre élément non négligeable dans le programme de Saïed, qui risque de déplaire à beaucoup de Tunisiens et qui stipule « qu’aucun citoyen ne sera visé ou exclu pour ses idées, ses convictions ou ses croyances ».
Ceci traduit fidèlement l’esprit de la Constitution de 2014, mais qui n’est pas pour plaire aux adeptes de la dissolution du parti Ennahdha pour les crimes politiques, économiques et sociaux commis au cours de la décennie 2011-2021, sans oublier sa responsabilité politique, peut-être même pénale, quant aux assassinats politiques et l’implantation du terrorisme en Tunisie, dont la présidente du Parti destourien libre et ses partisans, ainsi que beaucoup de citoyens non partisans du PDL mais qui partagent la même revendication.
Il ne faudra donc pas compter sur Kaïs Saïed pour traduire devant la justice Rached Ghannouchi pour le simple fait qu’il soit le président d’Ennahdha et le leader des islamistes et de l’islam politique.

Cependant, le chef de l’Etat a de quoi demander des comptes au parti Ennahdha, des comptes politiques et financiers, sur la base des enquêtes et des rapports de la Cour des comptes qui l’a épinglé, avec d’autres partis politiques, lors des campagnes électorales précédentes. Mais, à ce jour, aucun responsable politique n’a été inquiété pour cela, sauf pour des crimes de droit commun de types diffamation, corruption ou outrage à un fonction- naire dans l’exercice de ses fonctions (affaire de l’aéroport).

Il ne faut donc pas non plus compter sur Kaïs Saïed pour mettre hors service les deux antennes (de Tunis et de Sfax) de l’Union d’Al Qaradhaoui parce que celui-ci est l’un des idéologues de l’islam politique. Cependant, qu’attend-il, s’interrogent nombre de Tunisiens, pour enquêter sur les financements étrangers de ces deux structures et sur les programmes qui y sont enseignés et qui prônent la radicalisation, ce qui est contraire aux principes de la Constitution tunisienne, au projet de société et à l’histoire réformatrice de la Tunisie ?
Le dossier est à n’en point douter complexe et sujet à pression étrangère, notamment de l’axe turco-qatari qui soutient l’islam politique. A ce jour, rien n’indique que le président de la République entend l’ouvrir, il n’en a pipé mot.

De grands chantiers attendent les Tunisiens qui aspirent à une nouvelle Tunisie libre, démocratique et prospère. La tâche est ardue et nécessitera des années, mais la balle est dans leur camp. C’est en unissant leurs forces et leur volonté qu’ils pourront les concrétiser et peut-être rattraper le temps perdu et les retards accumulés.
En tant que président de la République, Kaïs Saïed a les prérogatives pour faciliter le lancement de ces chantiers mais il ne pourra le faire seul, isolé dans sa bulle présidentielle. Et il doit le faire maintenant.

Les Tunisiens s’inquiètent du flou qui plane sur l’avenir politique de la Tunisie, personne ne sait combien de temps ils pourront patienter encore.
Les partenaires étrangers aussi s’inquiètent, leurs communiqués successifs et les multiples rencontres avec des acteurs politiques et de la société civile l’attestent.
Il y a urgence en effet, car tout retard profite te à ceux qui cherchent à semer le doute et à inquiéter davantage les Tunisiens, notamment en prétendant une ingérence outrageuse des partenaires étrangers sur le cours des événements.

Or, la Tunisie n’est pas un îlot dans le désert, ses partenaires étrangers y ont investi et l’ont soutenue économiquement et dans sa lutte contre la pandémie de la Covid. Leurs inquiétudes sont légitimes, ainsi que leurs appels à la remise en marche des institutions de l’Etat, dont le Parlement, autrement dit le retour à une situation normale qui garantit un climat d’ affaires préservant leurs investissements et un climat politique qui permet des relations « normales », basé sur des relations entre institutions.

Ce qui compte donc aujourd’hui, c’est le front intérieur. Mais les Tunisiens sont-ils aussi unis et volontaires que nécessaire pour sauver le processus du 25 juillet ?
La guerre contre les prix lancée par Kaïs Saïed est un échec, les résistances sont aussi fortes que multiples.

Les soucis et les revendications des partis politiques n’ont pas changé depuis 2011 et se concentrent sur les nominations du Chef du gouvernement, des ministres et autres hautes fonctions dans l’Etat.
Ils n’ont rien fait quand la Tunisie se noyait sous la corruption, ni aujourd’hui pour soutenir les mesures de baisse des prix et de lutte contre la spéculation. Ils sont, toutefois, prompts à former un front contre Kaïs Saïed pour le sortir de son isolement.
En effet, le président est appelé à communiquer et à faire participer les forces vives de la nation pour tracer la voie de la 4e étape après le 14 janvier 2011, mais la classe politique est aussi appelée à changer de visages, de méthodes, de calculs et de visions et peut-être même, à laisser sa place à une autre classe politique plus conforme au nouveau modèle de gouvernance que Kaïs Saïed projette de mettre en place et de faire valider par les Tunisiens par référendum.

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Source : https://nawaat.org/2021/09/08/relations-internationales-la-fragilisante-demarche-de-kais-saied/

Tunisie - relations internationales : La fragilisante démarche de Kais Saied

mercredi 8 septembre 2021,

par Hatem NAFTI

La récente visite d’une délégation parlementaire américaine en Tunisie a déchaîné les passions. Les analystes se sont écharpés sur l’interprétation à donner aux tweets du sénateur Murphy, chaque camp y voyant l’approbation de ses propres positions sur le virage 80.
Un débat similaire a suivi la déclaration commune des ambassadeurs des pays du G7 enjoignant le président à renouer avec la normalité constitutionnelle. Ces épisodes tendant à mettre en évidence la permanence des ingérences étrangères. Et tout souverainiste qu’il est, le président Kaïs Saïed n’arrive pas à s’en débarrasser.

La campagne électorale de 2019, qui s’est soldée par la victoire écrasante de Kaïs Saïed, a fait la part belle aux questions de souveraineté. En plus de faire de la volonté populaire son principal slogan, le candidat a mis en avant des questions sensibles comme les accords de libre-échange et la normalisation avec Israël, assimilée à de la « haute trahison ».

Rapprochement de l’axe égypto-émirato-saoudien

Pourtant, depuis son arrivée à Carthage, il a opéré, par touches successives, un repositionnement géopolitique notamment vis-à-vis des puissances régionales :
l’axe turco-qatari, proche des Frères musulmans
et l’égypto-émirato-saoudien hostile à cette mouvance et plus généralement à toute démocratisation.

Alors que Béji Caïd Essebsi a réussi, bon an mal an, à éviter de s’inscrire dans l’un des deux camps, les choses semblent avoir changé depuis quelques mois. A mesure que l’affrontement entre Ennahda et Kaïs Saïed s’intensifiait, ce dernier se rapprochait de Sissi et, ce faisant, de l’axe saoudo-émirati.

Après s’être opposé fin 2019 à Erdogan sur la question de l’utilisation de la Tunisie comme lieu de passage des mercenaires pro-turcs en Libye, le président Saïed a peu goûté l’alignement de Rached Ghannouchi sur les intérêts d’Ankara. Le président du parlement et leader d’Ennahdha est allé jusqu’à féliciter Fayez Sarraj après sa victoire décisive à El Watya, en mai 2020. Une position qui implique de fait la Tunisie et brouille sa stratégie diplomatique jusqu’alors attachée à la légalité internationale. Une crispation qui a été captée par Le Caire.
Les choses se précisent après la visite officielle de Kais Saïed en Egypte du 9 au 11 avril 2021. Son hôte, le maréchal Sissi, lui réserve un accueil chaleureux allant jusqu’à se déplacer pour le recevoir à sa descente de l’avion, fait rarissime.

A son retour à Tunis, il profite d’une visite à la mosquée Zitouna, la veille du mois saint de Ramadan pour lancer une pique à ses adversaires, rappelant que Dieu s’est adressé aux musulmans et non aux islamistes, une sortie qui n’a pas manqué d’être relayée dans la presse égyptienne proche du régime.

Mais c’est sur le dossier de l’agrandissement du barrage de la Renaissance qui oppose Addis Abeba au Caire que le rapprochement des deux pays est le plus net. Rappelons que la Tunisie est le seul pays arabe représenté au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2020-2022.

Lors d’une conférence de presse commune, le président tunisien va jusqu’à indiquer que « la sécurité nationale égyptienne était intimement liée à la tunisienne et que toute future position égyptienne sur le sujet serait appuyée par la Tunisie ».
Faut-il voir un lien entre les positions pro-égyptiennes de Saïed et l’aide fournie par le Caire pour la crise du Covid ? En tout cas, depuis le 25 juillet, le régime de Sissi a affirmé son soutien à la Tunisie. Il en est de même pour l’Arabie Saoudite et les Emirats qui ont envoyé des délégations de haut niveau à Carthage ce qui n’a pas été le cas de la Turquie et du Qatar.

De l’alliance à la dépendance

En plus des aides financières et sanitaires que lui fournissent ces trois capitales, Saïed peut compter sur la discrétion de ces régimes autoritaires au sujet des atteintes à l’Etat de droit et aux libertés. Alors que les chancelleries occidentales – qui savent regarder ailleurs quand leurs intérêts sont en jeu – multiplient les appels au retour à la légalité, Riyad, Abou Dhabi et Le Caire apportent leur soutien sans faille au régime d’exception. Une bienveillance qui ne manquera pas de créer une dépendance d’autant plus forte qu’elle se fait sur le dos d’un ennemi commun : Ennahda.

Les relations avec les capitales occidentales reposent pour l’instant sur un équilibre précaire. Même s’il existe des nuances dans les positions des principaux partenaires de la Tunisie, le mot d’ordre est un soutien vigilant et une demande de retour rapide à un fonctionnement démocratique, fût-il nouveau.
Les moyens de pression ne manquent pas, et ils sont principalement d’ordre financier. Les bras armés de Bruxelles et Washington s’appellent le FMI et la Banque mondiale. Le pays est embourbé dans une profonde crise financière et les bailleurs de fond sauront intervenir pour imposer aussi bien leur vision économique, politique que sécuritaire.
Rappelons à ce propos que le pays subit depuis un an des pressions à peine voilées sur le dossier migratoire. La fin du premier confinement en mai 2020 a marqué le début d’une forte augmentation de l’immigration irrégulière touchant notamment l’île de Lampedusa. En réaction, le gouvernement italien a envoyé pas moins de trois fois des délégations ministérielles pour trouver des accords accélérant le rapatriement des ressortissants tunisiens arrivés sur les côtes italiennes, souvent dans des conditions indignes comme le souligne le député des Tunisiens d’Italie, Majdi Karbai. De son côté, Kais Saied a conclu des accords non-publiés avec le gouvernement italien mais qui se sont traduits par des mesures sécuritaires supplémentaires au caractère liberticide.

Les Occidentaux peuvent également compter sur le peu d’appétence du président pour les théories économiques. En effet, en dehors des prix des denrées de base, le locataire de Carthage ne promet aucune révolution contre le système néolibéral.
Le vice-président de la région MENA de la Banque Mondiale, Ferid Belhaj a sans doute pu s’en assurer lors de son entretien avec Saïed en date du 30 août 2021. Invité pour en parler sur Mosaïque FM, le haut fonctionnaire rappelle la convergence de vue de son institution et du FMI sur les « réformes » à mener et les acquis à préserver à l’instar de l’indépendance de la Banque centrale.

Le dernier communiqué des ambassadeurs du G7 montre que les pays occidentaux et le Japon ont préféré rendre publique les pressions sur Kaïs Saïed. Les atermoiements du président et son manque de résultats va favoriser ce genre d’initiatives d’autant que ses adversaires Ennahda et Qalb Tounes ne ménagent pas leurs efforts de lobbying auprès des instances occidentales, à l’instar du déplacement d’Oussama Khelifi et FethiAyadi à Vienne, mandatés par Ghannouchi,dans le cadre de la cinquième conférence internationale des présidents de parlements.

Préoccupations frontalières

La situation est également préoccupante aux frontières orientale et occidentale de la Tunisie. La diplomatie tunisienne a réussi à circonscrire le début d’une crise diplomatique avec Tripoli. En effet, s’adressant à ses concitoyens, le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbaiba, a accusé, le 27 aout, à mots couverts la Tunisie de lui envoyer des combattants terroristes. Le ministre des Affaires étrangères, Othman Jarandi condamne fermement ces propos le 31 août et les dément. Il n’est pas exclu que ces accusations soient indirectement un message d’Ankara, très influente en Libye et mécontente de la tournure des évènements, d’autant que la Tunisie soutient la nécessité de l’exfiltration des mercenaires convoyés par la Turquie dans la bataille contre Haftar.

Pour sa part, Alger multiplie les efforts diplomatiques et les aides sanitaires pour garder son influence en Tunisie. Le ministre algérien des Affaires étrangères, qui s’est rendu trois fois à Tunis depuis le 25 juillet, a déclaré que son pays « soutient la Tunisie contre toute ingérence étrangère ». L’Algérie estime que sa stabilité économique et sécuritaire passe inévitablement par celle de la Tunisie. Rappelons que Zine El Abidine Ben Ali a eu le feu vert d’Alger et de Rome avant de déposer Habib Bourguiba en 1987. La fin de règne chaotique du « Combattant suprême » menaçait le bon fonctionnement du gazoduc algéro-italien.

En contrepartie, Saïed veut s’assurer que la frontière occidentale du pays ne permette pas aux personnes poursuivies de s’extraire à la justice tunisienne. Nabil et Ghazi Karoui, arrêtés le 29 aout à Tébessa, l’ont appris à leurs dépens.
Faut-il y voir un lien avec l’affaire Slimane Bouhafs ? L’opposant algérien, réfugié en Tunisie, vient d’arriver dans son pays d’origine.
A-t-il été enlevé, expulsé ou échangé contre les frères Karoui ? Difficile d’avoir une réponse claire face au mutisme des autorités depuis son rapatriement le 25 août dernier.
Alger pourrait également demander à Tunis de se positionner dans le conflit qui l’oppose à Rabat. Les jours qui vont suivre nous diront si Saïed préférera choisir un camp dans cette guerre fratricide ou œuvrer au rapprochement des deux puissances maghrébines.

En décrétant l’état d’exception, Kaïs Saïed a provoqué un grand bouleversement géopolitique et reconfiguré le positionnement des puissances étrangères.
Embourbé dans une grave crise qui ne s’est pas arrangée depuis plus d’un mois, il risque de se trouver à la merci de ses grands soutiens, peu portés sur la démocratie et l’Etat de droit sans s’affranchir pour autant de la pression occidentale.