Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > fundamentalism / shrinking secular space > Afghanistan : l’un des fondateurs du mouvement taliban assure qu’il y aura de (...)

Afghanistan : l’un des fondateurs du mouvement taliban assure qu’il y aura de nouveau des exécutions et des amputations

samedi 25 septembre 2021, par siawi3

Source : https://www.i24news.tv/fr/actu/international/asie-pacifique/1632471036-afghanistan-l-un-des-fondateurs-du-mouvement-taliban-assure-qu-il-y-aura-de-nouveau-des-executions-et-des-amputations

Afghanistan : l’un des fondateurs du mouvement taliban assure qu’il y aura de nouveau des exécutions et des amputations

i24NEWS

24 septembre 2021 à 10:19dernière modification 24 septembre 2021 à 13:22

Les talibans à Kaboul en Afghanistan
AP Photo/Khwaja Tawfiq Sediqi : Les talibans à Kaboul en Afghanistan

« Personne ne nous dira quelles devraient être nos lois »

Plus d’un mois après la prise de Kaboul par les talibans, l’un des fondateurs du mouvement et le principal responsable de l’application de la charia (loi islamique) a déclaré que les talibans procèderont de nouveau à des exécutions et à des amputations de mains, mais peut-être pas en public.

Dans une interview accordée à l’Associated Press, le mollah Nooruddin Turabi a rejeté l’indignation suscitée par les exécutions des talibans dans le passé, qui ont parfois eu lieu devant les foules, mettant en garde contre toute ingérence avec les nouveaux dirigeants afghans.

« Tout le monde nous a critiqués pour les punitions, mais nous n’avons jamais rien dit sur leurs les leurs », a déclaré Turabi à l’Associated Press. « Personne ne nous dira quelles devraient être nos lois. Nous suivrons l’Islam et nous ferons nos lois à partir du Coran. »

Lorsque les talibans étaient au pouvoir il y a 20 ans, les exécutions de meurtriers condamnés se faisaient généralement par une seule balle dans la tête, perpétrée par la famille de la victime, qui avait la possibilité d’accepter le « prix du sang » et de permettre au coupable de vivre.

Pour les voleurs condamnés, la punition était l’amputation d’une main.

Les procès et les condamnations étaient rarement publics et le pouvoir judiciaire privilégiait les religieux islamiques, dont la connaissance de la loi se limitait aux injonctions religieuses.

°°°

Source : https://www.leparisien.fr/international/afghanistan-les-talibans-executent-un-homme-et-le-pendent-au-bout-dune-grue-a-la-vue-de-tous-25-09-2021-NJ7CX6JNIJH3LNKA6YLN4AFZ74.php

Afghanistan : les talibans exécutent un homme et le pendent au bout d’une grue à la vue de tous

Les craintes que le groupe islamiste radical ne renoue avec sa brutalité passée, sont désormais une réalité.

Photo : Les exécutions par les talibans pour crime de droit commun ont repris en Afghanistan. (Illustration) Hoshang Hashimi / AFP)

Par Ronan Tésorière

Le 25 septembre 2021 à 19h26

Ce samedi, les talibans ont repris leurs exécutions sommaires en public, à l’image de ce qu’ils faisaient déjà il y a plus de 20 ans, afin de dissuader les éventuelles rebellions. Les nouveaux dirigeants de l’Afghanistan ont ainsi exécuté à Herat, grande ville à l’ouest du pays, un homme accusé d’enlèvement. Ils ont ensuite suspendu son corps à une grue sur la place principale de la ville. Des images extrêmement choquantes que Le Parisien a pu consulter sur les réseaux sociaux. On y voit un homme mort accroché à une grue, comme un pendu. Une démonstration de force également utilisée en Iran, tout proche.

La scène a également été documentée par des témoins locaux à l’agence américaine AP. Wazir Ahmad Seddiqi, qui dirige une pharmacie locale, a déclaré à l’agence que ce sont au total quatre corps qui avaient été amenés sur la place et que trois autres avaient ensuite été transportés dans d’autres quartiers de la ville pour être exposés au public.

Selon ce témoin les talibans ont déclaré que les hommes avaient participé à un enlèvement et ont été tués par la police locale. Un chef de police nommé par les talibans dans la ville a ensuite affirmé que les ravisseurs avaient enlevé un père et son fils, ajoutant que les deux hommes avaient été sauvés après une fusillade qui avait fait quatre victimes : les quatre ravisseurs présumés, selon AP

Les talibans ont rapidement pris le contrôle de l’Afghanistan à la mi-août et ont depuis entrepris de gagner une légitimité internationale, malgré les craintes que le groupe islamiste radical ne renoue avec sa brutalité passée. Craintes justifiées, qui viennent de se concrétiser.

Sous le précédent régime, les talibans abattaient les meurtriers et coupaient les mains et les pieds des voleurs de grand chemin présumés, selon les lois de la Charia. Toutefois le mollah Nooruddin Turabi, l’un des fondateurs du mouvement, a déclaré en début de semaine que le groupe avait décidé que les exécutions et les amputations seraient à nouveau à l’ordre du jour comme punitions pour les crimes de droit commun.

À lire aussi : Afghanistan : dans le fief des nouveaux maîtres de Kaboul

« Personne ne nous dira ce que doivent être nos lois », a déclaré Turabi à l’AP. « Nous suivrons l’islam et nous ferons nos lois sur le Coran ». Interrogé sur les commentaires de Turabi vendredi, le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a déclaré que les États-Unis les condamnaient « dans les termes les plus forts ». « Les actes dont les talibans parlent ici constitueraient des violations flagrantes et évidentes des droits de l’homme, et nous nous tenons fermement aux côtés de la communauté internationale pour que les auteurs de ces - de tous ces abus - soient tenus responsables », a déclaré le représentant aux journalistes. On voit mal comment, les États-Unis vont sanctionner les auteurs de ces actes, alors qu’ils ont quitté le pays avec perte et fracas le 31 août dernier.

Un mécanisme de surveillance des violations des droits humains en Afghanistan ?

Plutôt adeptes de la Real Politik, l’administration Biden a dans le même temps ce vendredi accordé deux exemptions aux sanctions économiques imposées aux talibans afin de faciliter l’octroi d’aide humanitaire dans le pays. La première exemption autorise le gouvernement américain, les ONG, et certaines organisations et entités internationales, « à fournir de l’assistance humanitaire à l’Afghanistan ou d’autres activités contribuant aux besoins de base » dans le pays, détaille un communiqué du ministère de l’Économie américain. La seconde exemption autorise certaines transactions liées à l’exportation de produits agricoles (aliments, semences, engrais), de médicaments et d’équipements médicaux, est-il ajouté.

Le ministère « reste déterminé à garantir que les sanctions américaines ne limitent pas la capacité des civils situés en Afghanistan à recevoir un soutien humanitaire de la part du gouvernement des États-Unis ou de la communauté internationale, tout en continuant à refuser aux talibans et à d’autres entités et individus sous sanctions l’accès à certains actifs ».

Côté Européen, l’UE entend bien faire adopter lors de la session en cours du Conseil des droits de l’homme de l’ONU une résolution établissant la création d’un rapporteur sur l’Afghanistan, selon un document mis en circulation vendredi. Ces dernières semaines, l’Union européenne et la Haute Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Michelle Bachelet ont réclamé que le Conseil - en session jusqu’au 8 octobre - lance un mécanisme de surveillance des violations des droits humains en Afghanistan. Voilà peut-être son premier futur dossier.

°°°

Source : https://www.rtl.fr/actu/international/afghanistan-les-talibans-exposent-les-corps-de-quatre-hommes-accuses-d-enlevement-7900077147

Afghanistan : les talibans exposent les corps de quatre hommes accusés d’enlèvement

Les quatre hommes ont été tués par des combattants talibans. Une des victimes a été pendue à une grue sur la place centrale de la ville d’Hérat.

Photo : Des talibans, dans la ville de Jalalabad, au nord-est de l’Afghanistan, le 15 août 2021 Crédit : AFP

Florise Vaubien & AFP

publié le 25/09/2021 à 18:10

C’est un des gestes les plus cruel rapporté depuis l’arrivée au pouvoir des Talibans en Afghanistan. D’après un article de la BBC, publié ce samedi 25 septembre, quatre corps de personnes accusées par le gouvernement taliban d’avoir enlevé un homme d’affaires et son fils ont été exposés dans la ville d’Hérat. Une des victimes a été pendue à une grue sur la place centrale de la ville.

Les quatre hommes ont été tués par des combattants talibans lors d’un « échange de tirs », a précisé le vice-gouverneur de Herat, Maulwai Shair Ahmad Emar dans les médias locaux. Des images choquantes ont été diffusées montrant le corps suspendu à une grue. Selon les informations de l’Associated Press, il s’agit d’un habitant d’Hérat.

« Nous avons pendu leurs cadavres sur les places d’Herat pour avertir les autres ravisseurs », a déclaré le responsable. Un témoin rapporte que les autres corps ont été déplacés dans d’autres quartiers de la ville pour y être exposés également. D’après lui, les Talibans ont annoncé devant la foule que les victimes étaient des criminels qui auraient enlevé un homme d’affaires et son fils.

Depuis qu’ils ont pris le pouvoir des Talibans en Afghanistan le 15 août, de nombreux rapports d’atteintes aux droits humains sont perpétrées à travers le pays.

La rédaction vous recommande

Afghanistan : les talibans remplacent le ministère des Femmes par celui de la Prévention du vice
Afghanistan : en cas d’adultère « si l’accusé est marié », un taliban évoque « une lapidation à mort »
Afghanistan : « On est arrivés à la maison », témoigne une famille de retour en France
INFO RTL - Afghanistan : plusieurs familles franco-afghanes ont quitté Kaboul en avion