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Nouvel attentat contre une mosquée en Afghanistan fait au moins 32 morts Les talibans entre la crise financière et l’EI

mercredi 20 octobre 2021, par siawi3

Source : https://www.liberte-algerie.com/international/les-talibans-entre-la-crise-financiere-et-lei-366661

Nouvel attentat contre une mosquée en Afghanistan fait au moins 32 morts
Les talibans entre la crise financière et l’EI

Par Rubrique Etranger

le 16-10-2021 12:00

Photo : La mosquée de Kandahar, après l’attentat meurtrier du vendredi 15 octobre 2021.

L’Afghanistan s’enlise dans une crise de plus en plus grave. Les talibans, maîtres du pays, n’arrivent plus à rassurer. Outre la crise des liquidités qui affectent les banques et plus particulièrement les fonctionnaires de l’État, la situation sécuritaire leur échappe.

Nouvel attentat en Afghanistan ; cette fois à Kandahar. La cible, une mosquée secouée par des explosions hier qui ont fait au moins 32 morts. “32 morts et 53 blessés ont été amenés à notre hôpital jusqu’ici”, a déclaré aux médias un porte-parole de l’hôpital central de Kandahar, sous le couvert de l’anonymat. “Nous sommes attristés d’apprendre qu’une explosion a eu lieu dans une mosquée (...) de la ville de Kandahar, dans laquelle un certain nombre de nos compatriotes ont été tués et blessés”, a tweeté le porte-parole taliban du ministère de l’Intérieur, Qari Sayed Khosti. Un témoin, qui a requis l’anonymat, a raconté à l’AFP avoir entendu trois explosions, une à la porte principale de la mosquée, une autre dans sa partie sud et la dernière là où les croyants viennent faire leurs ablutions. Ces explosions surviennent une semaine après un attentat-suicide contre une mosquée de Kunduz (Nord-Est), ayant fait au moins 55 morts lors de la grande prière du vendredi.

“Alerte dans les pays voisins de l’Afghanistan qui se préparent à parer au pire. D’ailleurs, Moscou doit accueillir le 19 octobre des pourparlers sur l’Afghanistan avec la Chine, le Pakistan et les États-Unis à la veille de discussions avec les talibans”, a déclaré hier l’émissaire du Kremlin pour le dossier afghan, Zamir Kaboulov. “Cette rencontre sera celle de ce qu’on appelle la Troïka élargie à laquelle participent la Russie, les États-Unis, la Chine et le Pakistan, et nous essayerons d’aboutir à une position commune concernant la situation changeante en Afghanistan”, a-t-il dit, cité par les agences russes. Et les propos du président russe Vladimir Poutine sur le terrorisme dans la région ne sont pas faits non plus pour rassurer. “Le nord de l’Afghanistan abrite au moins 2 000 combattants du groupe terroriste État islamique, qui a l’ambition de s’étendre en Asie centrale, la zone d’influence de la Russie”, a déclaré vendredi Vladimir Poutine. Plus encore, il a relevé qu’“une multitude de groupes extrémistes et terroristes sont actifs dans le Nord afghan, y compris l’EI, Al-Qaïda et le Mouvement islamique d’Ouzbékistan”.

“Selon nos informations, le nombre de combattants de l’EI est d’environ 2 000, leurs chefs préparent des plans pour étendre leur influence dans les pays d’Asie centrale et des régions russes en attisant les conflits éthno-confessionnels et la haine religieuse”, a-t-il dit, lors d’un sommet virtuel des pays de la CEI, organisation de pays ex-soviétiques. L’État islamique-Khorasan (EI-K), le groupe islamiste armé le plus radical d’Afghanistan, a revendiqué une série d’attentats destinés à déstabiliser l’“émirat” proclamé par les talibans.

La Russie s’inquiète de l’escalade des attaques, craignant que toute la région, située sur son flanc sud, puisse être déstabilisée. M. Poutine a exprimé sa préoccupation une première fois cette semaine, relevant que des terroristes endurcis venus de Syrie et d’Irak arrivaient en Afghanistan. La Chine a également exprimé sa préoccupation de cette nouvelle situation accusant toutefois les États-Unis de vouloir attiser les tensions dans cette région d’Asie pour affaiblir la Chine. Moscou considère les talibans comme une organisation extrémiste, mais entretient néanmoins des relations avec eux depuis de longues années. Ses émissaires doivent participer à une première réunion internationale en Russie, le 20 octobre.

Des représentants de la Chine, de l’Iran, du Pakistan et de l’Inde sont également attendus, et l’émissaire du Kremlin, Zamir Kaboulov, qui sera à la tête de la délégation russe, a assuré que “les États-Unis étaient invités”.
“Il y sera notamment question des moyens de normaliser la situation en Afghanistan”, selon le président russe. La Russie souhaite que les talibans ouvrent leur gouvernement à d’autres forces pour faciliter la réconciliation et le combat contre des groupes comme l’EI. La Russie s’intéresse de près à la situation en Afghanistan, pays que les forces soviétiques ont occupé pendant 10 ans jusqu’à leur retrait en 1989, au terme d’une guerre sanglante.

R. I./Agences