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Soudan : Journée de mobilisation sanglante, de nombreux manifestants tués

jeudi 18 novembre 2021, par siawi3

Source : https://www.youtube.com/watch?v=hPJ_ZngydZM

#Soudan #manifestations #Khartoum

Soudan : journée de mobilisation sanglante, de nombreux manifestants tués •

FRANCE 24

18 nov. 2021

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Les forces de sécurité soudanaises ont tiré, mercredi, des grenades lacrymogènes sur des milliers de manifestants qui défilaient à Khartoum contre le coup d’État militaire. Quinze manifestants ont été tués par balles.

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Source : https://www.20minutes.fr/monde/3175323-20211118-soudan-15-morts-khartoum-vient-vivre-journee-plus-sanglante-depuis-coup-etat

Soudan : Avec 15 morts, Khartoum vient de vivre sa journée la plus sanglante depuis le coup d’Etat

REPRESSION MACABRE Les militaires à la tête du pays depuis le coup d’Etat du 25 octobre ont également coupé mercredi toutes les communications

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20 Minutes avec AFP

Publié le 18/11/21 à 05h40 — Mis à jour le 18/11/21 à 05h40

Des affrontements dans les rues de la capitale du Soudan, à Khartoum le 17 novembre 2021. — Marwan Ali/AP/SIPA

Le huis clos macabre se poursuit au Soudan. Quinze manifestants anti-putsch ont été tués à Khartoum lors de la journée la plus sanglante depuis le coup d’Etat du 25 octobre, mené par l’armée qui a également coupé mercredi toutes les communications.

Dans la seule banlieue nord de la capitale, au moins onze personnes, dont une femme, ont été fauchées par des balles tirées, selon un syndicat de médecins prodémocratie, par les forces de sécurité qui visaient « la tête, le cou ou le torse ». Au total depuis le putsch, 39 personnes, dont trois adolescents, ont été tuées et des centaines blessées.

Internet immédiatement coupé

Avant le déchaînement de violences, le nouveau pouvoir militaire, qui a coupé Internet le 25 octobre, a également brouillé l’ensemble des communications téléphoniques dans un pays où l’opposition s’organisait par SMS ou même via des graffitis. La brutale déconnexion des 45 millions de Soudanais a entamé la mobilisation : là où les manifestants étaient des dizaines de milliers le 30 octobre et le 13 novembre, cette fois-ci, ils n’ont plus été que des milliers. Face à eux, les forces de sécurité étaient tout aussi nombreuses, bloquant les ponts reliant Khartoum à ses banlieues et les avenues habituellement arpentées par les manifestants pour dire non au général Abdel Fattah al-Burhane, auteur du putsch.

Dans le pays où plus de 250 manifestants avaient été tués lors de la révolte qui a mis fin à 30 ans de dictature​ en 2019, l’un des fers de lance du soulèvement de l’époque, l’Association des professionnels soudanais, a dénoncé d’« immondes crimes contre l’humanité », accusant les forces de sécurité de « meurtres prémédités ». Pour ce mouvement, malgré tout, « le massacre » de mercredi ne fait que « conforter les slogans : ni négociations, ni partenariat, ni compromis » avec l’armée, scandés depuis le 25 octobre dans les rues en dépit des centaines d’arrestations de militants, de journalistes ou même de simples passants.

La police, elle, assure ne pas ouvrir le feu et la télévision d’Etat a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les manifestants tués. Pourtant mercredi soir, le syndicat des médecins accusait les forces de sécurité de les pourchasser jusque dans les hôpitaux et de tirer des grenades lacrymogènes sur blessés et ambulances. Malgré le danger, des centaines de manifestants continuaient en soirée de tenir leurs barricades, notamment dans la banlieue nord de la capitale, tandis que les défilés dans les autres villes du pays s’étaient dispersés.

Voir aussi :
Monde
Grenades lacrymogènes sur des manifestants anti-putsch à Khartoum
Monde
Au Soudan, les opposants au putsch arrêtés par les forces de sécurités, la communauté internationale fait pression