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Jamal Khashoggi : le Saoudien arrêté mardi n’est pas le suspect recherché par la Turquie

Saturday 11 December 2021, by siawi3

Source: https://www.franceinter.fr/monde/jamal-khashoggi-ce-que-l-on-sait-sur-l-arrestation-de-l-un-des-meurtriers-presumes-a-roissy

Jamal Khashoggi : le Saoudien arrêté mardi n’est pas le suspect recherché par la Turquie

par la rédaction numérique de France Inter mis à jour le 8 décembre 2021 à 14h50 | publié le 7 décembre 2021 à 17h46

L’homme arrêté mardi à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle mardi, soupçonné d’être l’un des membres du commando impliqué dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, n’est pas le suspect recherché par la Turquie. Il a été remis en liberté.

Photo: Des amis du journaliste saoudien Jamal Khashoggi tiennent des affiches avec sa photo, à Istanbul, le 2 octobre 2020. © AFP / Ozan Kose

Il a été relâché mercredi en début d’après-midi. Le Saoudien, interpellé mardi matin à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle alors qu’il s’apprêtait à embarquer dans un vol pour Riyad (Arabie Saoudite), n’est pas la personne recherchée par les autorités turques dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Le procureur général de Paris a annoncé mercredi, dans un communiqué, sa remise en liberté. L’homme avait été interpellé “sur le fondement d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires turques le 5 novembre 2018”, a précisé Rémy Heit. “Les vérifications approfondies relatives à l’identité de cette personne ont permis d’établir que le mandat ne s’appliquait pas à elle”, a-t-il ajouté.

Homonymie “quasi parfaite”

Il s’agit en réalité d’une homonymie “quasiment parfaite” a indiqué une source proche du dossier à France Inter. Les agents de la police aux frontières l’avaient interpellé mardi matin après un contrôle d’identité, sur la base d’une fiche rouge Interpol, impliquant une arrestation immédiate en vue d’une extradition dans le cadre du mandat d’arrêt international émis par la Turquie.

Depuis mardi soir, les autorités turques ont, selon nos informations, fourni trois fiches différentes pour le même homme avec des numéros de passeport différents. Ce sont ces dernières qui ont confirmé qu’il ne s’agissait pas de la bonne personne. Mardi soir, l’ambassade d’Arabie saoudite à Paris avait assuré que “le citoyen en question” n’avait “aucun lien” avec l’assassinat de Jamal Khashoggi et exigé sa “libération immédiate”. “Il y a des centaines de Saoudiens qui portent ce même nom”, avait-elle souligné.

15 saoudiens recherchés par Interpol

Mardi soir, de nombreux médias, dont France Inter, avaient annoncé l’arrestation de cet homme, alors suspecté d’être l’un des membres présumé du commando accusé de l’assassinat de Jamal Khashoggi. Critique du pouvoir saoudien après en avoir été proche, ce journaliste, résident aux États-Unis et chroniqueur du quotidien Washington Post, a été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul par une équipe d’agents venus d’Arabie saoudite.

Selon des enregistrements des services secrets turcs, il a été étouffé, démembré. Son corps n’a jamais été retrouvé. Après avoir nié l’assassinat, Riyad avait fini par affirmer qu’il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls. A l’issue d’un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois à des peines de prison - les peines capitales ont depuis été commuées. En tout, Interpol recherche 15 saoudiens suspectés d’être membre du commando.

Le Prince héritier mis en cause dans l’affaire

Samedi, à l’occasion d’une visite dans le Golfe, Emmanuel Macron a rencontré le Prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane. Le président français est l’un des premiers dirigeants occidentaux à le rencontrer depuis l’assassinat de Jamal Khashoggi. “MBS” est directement mis en cause dans la mort du journaliste ; suspecté d’avoir donné l’ordre de le tuer, selon un rapport de la CIA dévoilé par le Washington Post en 2018.

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