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France : Partis et syndicats prennent le train MeToo

lundi 13 décembre 2021, par siawi3

Source : https://snjcgt.fr/2021/11/25/ensemble-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-dans-nos-organisations/

Tribune
France : Ensemble, contre les violences sexistes et sexuelles dans nos organisations !

mardi 23 novembre 2021,

par Organisations syndicales et politiques (France)

Cette tribune inter-organisations est publiée à l’occasion du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Avec le mouvement #MeToo, la question des luttes contre les violences sexistes et sexuelles dont sont victimes les femmes partout dans la sphère publique comme dans la sphère privée a fait irruption dans le débat public. Ce mouvement a obligé la société à entendre davantage la parole des femmes et à moins tolérer ces violences, même si les mesures gouvernementales restent largement insuffisantes.

Nous, organisations syndicales et politiques, sans avoir attendu ce moment, menons dans nos structures ce même combat afin que nos relations militantes soient des relations sans oppression ni domination, car vouloir changer la société passe aussi par une transformation profonde et par la mise en place d’un environnement militant sans violence sexiste ni sexuelle.

Des cellules de veille, commissions ou collectifs existent dans nos structures afin de protéger les victimes, d’écarter et de sanctionner les agresseurs et faire vivre nos valeurs d’égalité. Car, pour permettre l’égalité entre les femmes et les hommes, nous devons faire cesser les violences à l’encontre des femmes. C’est une condition sine qua non.

Nous avons donc décidé de nous rencontrer, de nous parler, et pour la première fois de travailler ensemble afin de nous rendre plus fort.e.s notamment face à trois enjeux majeurs dans notre lutte à l’intérieur de nos organisations :

• La prise en charge des victimes et sa temporalité (syndrome post-traumatique) est un sujet incontournable. L’impact de ces violences sur les femmes est délétère, que ce soit sur leur santé physique ou psychologique ou sur leur place dans nos organisations. L’accès aux soins et à la justice devrait être garanti car trop souvent la difficulté de prise en charge se révèle être un frein réel pour les femmes.

• La mise en place d’actions de prévention et de formation contre les violences sexistes et sexuelles pour établir une culture commune non sexiste dans nos organisations. Dans ce processus, nous avons développé des partenariats avec des associations reconnues de lutte contre les violences faites aux femmes. L’Etat doit soutenir et subventionner les associations féministes engagées dans les luttes contre ces violences.

• L’itinérance des agresseurs : qu’elle soit en interne ou bien d’une organisation à une autre, cette stratégie des agresseurs leur assure à la fois un nouveau « terrain de prédation », d’échapper à la sanction et une continuité de leur impunité ; cette question est donc fondamentale. Nous nous engageons à la résoudre pour parvenir à 
établir de fait un environnement global sans impunité, de la sécurité et de la confiance pour nos militant.e.s. Être volontariste sur cette problématique nous permettra aussi de visibiliser le problème des « à côté », comme la présence des agresseurs en manifestations, meetings, universités d’été…

Nous, organisations syndicales et politiques, affirmons qu’aujourd’hui comme hier les violences sexistes et sexuelles ne doivent pas trouver de place dans nos structures : Stop à l’impunité !

Nos aspirations rejoignent celles qui vont s’exprimer dans la rue à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes : nous voulons vivre dans une société où chacun.e puisse s’épanouir quels que soient son genre ou sa sexualité.

Pour cela, nous sommes prêt.e.s à changer ce monde sexiste et patriarcal !

Signataires  :

Philippe Martinez, Secrétaire général de la CGT et Raphaelle Manière, pilote de la cellule de veille contre les violences sexistes et sexuelles

Julien Bayou, Secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts et Eva Sas, Porte- Parole et Présidente d’honneur de l’ECVF (association d’élu.es contre les violences faites aux femmes)

Alice Carret et Rémy Sébille, des Jeunes Écologistes, mandataires de la Team Bienveillance du mouvement et signataire au nom du bureau exécutif,

Myriam Martin et Jean-François Pellissier, co-porte-parole d’Ensemble !

Sophie Taillé-Polian, Sénatrice du Val-de-Marne, Coordinatrice nationale de génération.s et Benjamin Lucas, Conseiller régional des Hauts-de-France, Coordinateur national

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti Communiste Français et Hélène Bidard, responsable nationale de la commission égalité femmes hommes/Droit des femmes

Léon Deffontaines secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France et Jeanne Péchon Secrétaire nationale de l’Union des Etudiants Communistes

Hélène Lecacheux, co-coordinatrice du Parti de Gauche et Jean-Christophe Sellin, co-coordinateur du Parti de Gauche

Olivier Faure, Premier Secrétaire du Parti Socialiste et Cécilia Gondard, Secrétaire Nationale à l’égalité entre les femmes et les hommes

Emma Rafowicz, Secrétaire Nationale des Jeunes Socialistes et Lyes Bouhdida-Laserre, responsable de la lutte contre les violences sexiste et sexuelles au sein des JS

Adrien Quatennens, coordinateur du mouvement La France Insoumise et Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire

Philippe Poutou, porte-parole national du Nouveau Parti Anticapitaliste et Alice Pelletier Commission nationale féministe et Conseil politique nationale

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU et Emmanuel Séchet, secrétaire général adjoint

Lucie Wyrm et Pablo Rauzy de l’Union Communiste Libertaire

Mélanie Luce, présidente de l’Union Nationale des Etudiants de France et Quentin 
Bourgeon, secrétaire général

Murielle Guilbert, co-déléguée de l’Union syndicale Solidaires et Simon Duteil co-délégué de l’Union syndicale Solidaires.

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Source : https://lanticapitaliste.org/actualite/feminisme/feminisme-violences-sexistes-dans-nos-organisations-cest-non-aussi

Féminisme (France) : Violences sexistes dans nos organisations, c’est non aussi !

mercredi 8 décembre 2021,

par Elsa COLLONGES, Penelope DUGGAN

Une tribune intitulée « Ensemble, contre les violences sexistes et sexuelles dans nos organisations ! » est sortie le 23 novembre à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes [1]. Le NPA en est signataire.

À l’initiative de la CGT, des dirigeantes féministes syndicales et politiques ont échangé sur la prise en charge par leurs organisations des incidents de violence, du harcèlement sexiste et sexuel, sur leurs procédures, l’accompagnement de la victime, les sanctions… Cette tribune est l’aboutissement de ces discussions.

Une tribune des organisations syndicales et politiques

L’échange a été productif et important car nous sommes confrontées à des problèmes similaires et parfois aux mêmes auteurs de violences. Cette mise en commun, les relations nouées, nous aideront à gérer le passage des agresseurs d’une organisation à l’autre ou leur présence dans deux organisations (syndicat et parti), dans les manifestations ou autres espaces communs du mouvement ouvrier. La tribune souligne également l’importance de la prise en charge des victimes en interne et en externe par une solidarité humaine et matérielle – y compris juridique – ainsi que la priorité à mettre sur la prévention. Cela passe notamment par le partenariat avec les associations féministes de lutte contre les violences et donc le ­financement de celles-ci.

Même si les organisations signataires de la tribune sont de nature différente, et avec des stratégies et programmes différents, les éléments de solidarités dégagés sont intéressants du point de vue de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le milieu militant.

En parallèle, une tribune, signée notamment de femmes élues et universitaires, a été publiée le 15 novembre appelant à « écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes de la vie politique » [2] Elle souligne que « trois candidats ou potentiellement candidats à l’Élysée sont déjà cités dans de nombreux témoignages d’agressions sexuelles. » Ces deux tribunes et les mobilisations actuelles montrent à quel point la question des violences sexistes et sexuelles est devenue importante.

Dans nos organisations aussi, il faut lutter contre les violences sexistes et sexuelles

Il peut sembler paradoxal qu’au sein d’organisations qui luttent pour un monde meilleur et tentent d’améliorer les conditions de vie, nous devions faire face à de tels comportements. Malheureusement la société dans laquelle nous vivons touTEs est sexiste, raciste, lgbtiphobe et les militantEs qui les ­composent n’en sont pas exemptEs

Dès sa fondation, le NPA a reconnu la lutte pour la libération des femmes comme faisant partie intégrante de sa lutte contre le capitalisme et pour révolutionner la société, et la nécessité, dans son sein, de faire un effort de formation sur ces questions.

Crédit Photo. Photothèque Rouge / Martin Noda / Hans Lucas

À l’instar de la LCR, son courant fondateur, le NPA a mis en place une commission qui peut être saisie pour enquêter sur des accusations de violence sous toutes ses formes, aussi bien verbales que physiques. Cette commission élue est indépendante de la direction du parti et ses recommandations s’adressent au comité de base de l’agresseur. Les sanctions peuvent aller d’un blâme à l’exclusion, en passant par la suspension de tout ou partie des droits de militant. Nos statuts prévoient que, dès la saisine enregistrée, l’agresseur soit suspendu jusqu’à la conclusion de l’enquête. Ceci ne préjuge pas de l’issue de l’enquête mais nous croyons a priori l’autrice de la saisine, nous considérons que ce sont ses droits qui doivent être protégés en priorité et nous ne demandons pas à une victime de continuer de militer dans le même espace que son agresseur. Nous ne nous substituons pas au système juridique, notre but est que touTEs les camarades, et notamment celles et ceux qui subissent une oppression spécifique, puissent se sentir à l’aise dans l’organisation, y trouver de la solidarité. C’est pourquoi, dès sa fondation, le NPA a prévu la tenue de réunions non mixtes pour permettre aux camarades de se sentir plus fortes.

Une organisation ouverte aux mouvements sociaux est forcément percutée par les mouvements comme #MeToo. Nous continuerons à nourrir notre réflexion des apports de tels mouvements, à les intégrer à notre cadre de pensée marxiste afin de mieux comprendre, mieux agir. Nous continuerons à travailler avec d’autres forces qui sont disponibles pour avancer la réflexion et construire ces mouvements qui se battent sur des terrains fondamentaux comme les oppressions spécifiques, l’écologie, les droits sociaux…

Notes

[1] ESSF (article 60392), France : Ensemble, contre les violences sexistes et sexuelles dans nos organisations !.

[2] Voir sur le site MeToo en politique :
https://www.metoopolitique.fr/

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Source : https://www.metoopolitique.fr/

Pour un #MeTooPolitique (France) : Les agresseurs sexuels n’ont pas leur place aux élections de 2022 Il faut « écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes » de la vie politique

lundi 15 novembre 2021,

par Femmes qui côtoyons les hommes politiques

Nous, femmes travaillant dans le milieu politique, élues, collaboratrices, fonctionnaires, responsables associatives, militantes, qui côtoyons régulièrement les hommes politiques, mais avant tout citoyennes, appelons le monde politique à une réponse d’ampleur aux violences sexuelles et sexistes commises par nos représentants.

Au sein du Parlement, des mairies, des conseils départementaux et régionaux, des hommes mis en cause, parfois condamnés, pour viol, pour agression sexuelle, pour atteinte sexuelle sur mineur·e, pour violences conjugales sont élus, malgré les discours affichés sur la lutte contre les violences faites aux femmes, malgré nos alertes répétées. Qu’est devenue la grande cause du quinquennat ?

En avril 2022, nous choisirons le ou la présidente de la République. Trois candidats ou potentiellement candidats à l’Elysée sont déjà cités dans de nombreux témoignages d’agressions sexuelles. Cela ne les empêche pas, loin de là, de considérer qu’ils sont dignes d’occuper la magistrature suprême. C’est dire à quel point la condition des femmes et des victimes leur est indifférente. En juin 2022, nous élirons les membres de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, parmi les 577 député·e·s, certains sont auteurs de violences sexistes et sexuelles.

Une fois de plus et à la veille d’élections cruciales pour notre pays, nous exhortons les appareils politiques à écouter les victimes et à faire œuvre de prévention. Combien d’élections faudra-t-il avant que les formations politiques prennent leurs responsabilités pour garantir une ambiance de travail sereine au sein du gouvernement et du parlement, un fonctionnement apaisé de la démocratie et la protection des personnes victimes de violences ? Le monde politique doit assumer ses responsabilités et écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes de ses rangs et faire preuve d’exemplarité dans les désignations. C’est aussi une double peine pour les victimes. Ce sont pourtant eux qui sont responsables de voter les lois, les politiques publiques, qui nous concernent toutes et tous. Comment tolérer que les droits des femmes soient encore rognés, bloqués par eux ?

C’est aux partis et mouvements que revient le choix d’investir ou non un ou une candidate aux élections législatives. Ce sont eux qui embauchent des équipes de campagne, dont les membres doivent aussi être irréprochables. C’est aux maires qu’il revient de parrainer ou non un ou une candidate à l’élection présidentielle. Ces élu·e·s peuvent décider ou refuser de couvrir des pratiques déjà connues. L’exigence de transparence et d’intégrité demandée à nos représentants vaut aussi pour leur capacité à ne pas exercer de violences. Des progrès ont été réalisés en matière de transparence financière de la vie publique. A quand une évolution similaire concernant les violences envers les femmes et les enfants ?

Afin que circonscription par circonscription, il soit possible de constituer des listes écartant les candidats sexistes et responsables de violences, afin d’empêcher ceux qui méprisent les femmes, les traitent en inférieures, de concourir à la présidence, il est urgent d’agir. La parole des femmes s’est libérée, mais à quand une libération de l’écoute, une réelle prise en compte dans les partis politiques ? Quand les directions, les commissions d’investiture écouteront-elles les élues, les collaboratrices, les militantes, les citoyennes qui dénoncent des insultes sexistes, des mains au fesses, des “gros lourds tactiles”- doux euphémisme pour évoquer des agresseurs sexuels- de ceux qui font pression pour obtenir des faveurs sexuelles ? Quand écarteront-ils des responsabilités ceux qui ont été condamnés pour violences conjugales, pour harcèlement sexuel, pour viol, mais dont la peine n’a pas été assortie de l’inéligibilité ?

Quand les partis cesseront-ils de se murer dans l’omerta ? L’article 40 du code de procédure pénale oblige à signaler ces faits au procureur de la République.

Les violences sexistes et sexuelles concernent toutes les femmes, tous les milieux sociaux et professionnels, l’espace public comme l’espace privé. Comment peut-on prétendre lutter contre lorsque des élu·e·s s’en rendent coupables ou complices ?

Garantir le caractère démocratique de notre vie politique, c’est permettre à chacune et à chacun de s’engager dans les mouvements politiques sans risquer d’être victime de violences sexuelles et sexistes. C’est respecter les électrices et les électeurs. C’est affirmer que la tolérance zéro à l’égard des violences faites aux femmes et aux enfants est une ligne de conduite qui ne souffre aucune dérogation.

Le 25 novembre marque la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles, nous marcherons à l’appel du collectif #NousToutes partout en France le 20 novembre. A cette occasion et tout au long de cette année présidentielle, nous exigeons que le monde politique prenne enfin en compte le mouvement #MeToo : que les élu· e· s et cadres des partis signent en masse un engagement en trois points contre les violences sexistes et sexuelles en politique, que chacune et chacun, victimes et témoins, citoyennes et citoyens, interpellent les partis sur leur engagement et leur détermination à éradiquer ces violences en leur sein.

Les Signataires :

Mélanie Adam, Collaboratrice politique

Caroline Adomo, Conseillère municipale, Cadre de parti, Champigny-sur-Marne, Val-de-Marne

Manon Amirshahi, Collaboratrice parlementaire

Sonia Angel, Conseillère municipale, Les Lilas, Seine-St-Denis

Caroline Antonio, 1re adjointe et Responsable Elles Aussi, Tarn, Occitanie

Krystèle Appourchaux, Autrice compositrice interprète

Virginie Ardaens, Maire, Fayet, Aisne

Sonia Arena, Conseillère municipale, Vern-sur-Seiche, Ille-et-Vilaine

Christine Arrighi, Militante EELV, Haute-Garonne

Manon Aubry, Députée européenne, co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen, LFI

Camille Augey, Adjointe au Maire de Lyon à l’emploi et l’économie durable, Lyon, Rhône

Gwenaëlle Austin, Adjointe au Maire, Paris 19

Lynda-May Azibi, collaboratrice parlementaire

Nadia Azoug, Vice-présidente conseil départemental, Seine-Saint-Denis

Delphine Bagarry, Députée, Alpes de Haute-Provence

Patricia Baholet, Conseillère municipale

Fanny Baklouti, Collaboratrice d’élus, écologiste, Paris

Léa Balage El Mariky, Co-déléguée aux élections, EELV, Paris 18e

Camille Barbier-Bouvet, Citoyenne

Véronique Barreau, Responsable associative

Marie-Noëlle Bas, Responsable associative

Corinne Bastide, Conseillère Municipale

Julie Bastide, Cadre administratif

Delphine Batho , Coordinatrice nationale de Génération Écologie, Députée, Deux-Sèvres

Edwige Bazerole, Conseillère Fédérale, Co-responsable commission numérique EELV, Chalon sur Saône, Saône et Loire

Léa Bellec, Collaboratrice politique

Paola Benhaim, Collaboratrice parlementaire

Alexandra Benhamou, Responsable associative

Zohra Benhamou, Responsable associative

Elise Beretz, ancienne collaboratrice politique

Lola Bergès, Collaboratrice d’élu.e

Nathalie Bernard, Militante Génération.s, Nord

Nathalie Bétemps, Maire adjointe à la vie associative et à la place de l’animal en ville, Les Lilas, Seine-St-Denis

Hélène Bidard, Adjointe à la Maire en charge de l’égalité femmes-hommes, de la jeunesse et de l’éducation populaire, PCF, Paris

Véronique Bidault, Militante Génération.s

Fanette Billard, Membre de l’Observatoire de la parité et des pratiques, EELV

Dominique Blanchard, Membre du CA de la Maison des Femmes de Bordeaux

Marie-Christine Blandin , Ancienne sénatrice

Armelle Blanloeil, Responsable associative

Jade Boivin, collaboratrice auprès d’élues et élus écologistes, Paris

Flora Bolter, Collaboratrice d’élu.e.s

Alice Bosler, Membre du CN , Génération-s, Seine-St-Denis

Sarah Bou Sader, Collaboratrice parlementaire

Myriam Bouali, Ancienne collaboratrice d’élu.es

Elsa Boublil, Collaboratrice d’élue, Paris

Corinne Bouchoux, Ancienne sénatrice, Maine et Loire

Katia Bourdin, Conseillère régionale, La Rochelle

Sophie Bourgade, Adjointe au maire chargée de l’égalité, ville inclusive, lutte contre les discriminations

Sarah Boursier, Militante

Garance Bousquin-Varoqui, Collaboratrice Parlementaire

Anaïs Boutard, Collaboratrice d’élu.e.s

Anne-Claire Boux,Adjointe à la Maire en charge de la Politique de la Ville, Paris

Hélène Bracon, Directrice de cabinet d’un élu

Dorine Bregman, Adjointe au Maire de Paris centre, Paris

Marylie Breuil, Collaboratrice parlementaire

Galla Bridier, Ancienne Adjointe à la maire de Paris EELV, Montpellier

Eve Brochart, Collaboratrice parlementaire

Magali Bru, Ancienne collaboratrice d’elu-es

Vinciane Brunel Vieira, Co-présidente du groupe Les Écologistes à la Métropole, Lyon, Rhône

Manon Caenen , Collaboratrice parlementaire

Eugénie Caillaud, Collaboratrice parlementaire

Emilie Cariou, Co-présidente des Nouveaux Démocrates, Députée, Meuse

Pamela Carzoli, Collaboratrice d’élu.e

Cécile Cathelin, Collaboratrice régionale

Eléonore Cazal, Ancienne directrice de cabinet d’élue

Nathalie Chaline, Vice-présidente de la Métropole et conseillère déléguée, EELV, Brest, Finistère

Léa Chamboncel, Podcasteuse et essayiste politique

Léa Charles, Citoyenne

Léa Charlet, Conseillère des françaises et français de l’étranger, Belgique

Sandrine Charnoz, Maire Adjointe de Paris

Christelle Charrier, Conseillère municipale

Laury-Anne Cholez, Journaliste

Enora Chopard, Conseillère Municipale, Rouen

Isabelle Clauss, Militante et citoyenne

Alice Coffin, Conseillère de Paris

Marie Coiffard, Conseillère municipale · Co-responsable de la commission Féminisme EELV, Saint Martin d’Hères, Isère

Manon Coléou, Secrétaire Nationale du Parti de Gauche, Paris

Anouchka Comushian, Conseillère d’arrondissement adjointe à la jeunesse et la vie étudiante, Paris 12e

Nina Cormier, Conseillère municipale, Mulhouse, Haut-Rhin

Karyne Cormier, Adjointe au Maire, Roura, Guyane

Martine Courjaud, Cadre de parti politique, Nouvelle Aquitaine

Nour Cressia, Collaboratrice d’élu.e

Catherine Creuze, Conseillère métropolitaine, Lyon, Rhône

Madeline Da Silva, Maire-adjointe égalité femmes-Hommes, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, Les Lilas, Seine-Saint-Denis

Dominique Damour, Citoyenne

Isabelle Dangerfield, Militante EELV, Montpellier, Hérault

Odile de Charentenay, Cadre de parti politique et responsable associative, Montpellier, Hérault

Caroline De Haas, #NousToutes

Quitterie de Villepin, Candidate aux législatives

Elen Debost, Conseillère départementale, Sarthe

Nathalie Dehan , Conseillère métropolitaine et municipale,

Florence Delaunay, Adjointe au maire, conseillère métropolitaine, Lyon, Rhône

Karima Delli, Députée européenne, Hauts de France

Isabelle Delord, Conseillère municipale, Les Lilas, Seine-Saint-Denis

Joséphine Delpeyrat, Déléguée générale Génération.s, Paris

Stéphanie Dembak, Adjointe au Maire, Paris

Mary Denoize, Responsable associative

Ninuwé Descamps, Conseillère municipale d’opposition à Pourrieres, Var

Daphné Deschamps, Journaliste indépendante

Claire Desmares, Conseillère régionale EELV Bretagne

Catherine Desmars, Citoyenne

Sophie Desreumaux, Conseillère municipale et Secrétaire fédérale à l’égalité femme /homme du PS fédération du Nord, Caudry, Nord

Gabrielle Dorey , Responsable associative

Raliba Dubois, Collaboratrice d’élue, EELV

Delphine Dulong, Professeure de science politique

Sarah Dumont, Médecin

Sarah Durieux, Activiste et autrice

Alexandra Duval, Élue locale, Poitiers

Marianne Duvoux, Conseillère de quartier, Lille, Nord

Capucine Edou, Responsable politique, Marseille

Martine Even, Responsable associative

Maud Fassnacht, Collaboratrice politique

Lucie Ferrandon, Conseillère municipale

Diana Filippova, auteure

Martine Filleul, Sénatrice, Nord

Léa Filoche, Adjointe à la maire, Paris

Marie-Laurence Floch, Conseillère d’arrondissement déléguée aux entreprises culturelles, Paris 19e

Yseline Fourtic-Dutarde , Conseillère municipale déléguée aux droits des femmes, Val-de-Marne

Kheira Freih Bengabou , Conseillère municipale, Val-de-Marne

Camille Froidevaux-Metterie, Philosophe et professeure de science politique

Albane Gaillot, Députée, Val-de-Marne

Marie-Charlotte Garin, Collaboratrice de cabinet

Geneviève Garrigos, Conseillère de Paris

Elise Gaubert, Collaboratrice parlementaire

Alice Gayraud, Militante féministe

Sybil Gerbaud, Collaboratrice

Maggy Gerbeaux , Ancienne collaboratrice d’élu-e-s

Gaëlle Giffard , Conseillère municipale déléguée à l’alimentation et la restauration collective, Les Lilas, Seine-St-Denis

Pauline Gonthier, autrice

Victoire Goust, Conseillère municipale, Lyon, Rhône

Chantal Grandière, Conseillère municipale, Laval, Mayenne

Hélène Goutany, Journaliste

Anne Grosperrin, Vice-présidente de la Métropole, Lyon, Rhône

Bernadette Guery, Conseillère municipale déléguée égalité, Blagnac

Jeanne Guesdon, collaboratrice d’élu.e.s

Coralie Guillot, Collaboratrice parlementaire

Ninon Guinel, Collaboratrice d’élu.es

Aline Guitard, Adjointe au Maire, PCF, Lyon (4e arrondissement), Rhône

Corinne Guyonnet, Déléguée au conseil régional pour les lycées

Messaouda Haddouche , Collaboratrice parlementaire

Hanieh Hadizadeh, Chargée de plaidoyer

Béatrice Hakni-Robin, Adjointe à la Maire, déléguée à un quartier politique de la ville, Rennes, Ille-et-Vilaine

Stephanie Hallien, Conseillère municipale, Savenay, Loire-Atlantique

Kathleen Hamon, Cadre responsable de missions humanitaires

Hélène Hardy, Membre du bureau exécutif, EELV

Assia Hebbache, Membre du collectif Chair Collaboratrice et Co-fondatrice de Femmes et dignité

Amély Hébel, Collaboratrice parlementaire

Aneth Hembert, Membre du bureau exécutif fédéral Jeunes Ecologistes, Lille, Nord

Céline Hervieu , Conseillère déléguée à la Petite Enfance, Paris

Olivia Hicks, Ancienne élue municipale

Bénédicte Ibos, Maire-adjointe, Malakoff

Alexandra Jardin, Adjointe au maire, Paris 20e

Elodie Jauneau, Historienne, Responsable associative, Militante

Vanessa Jérome, Politiste, Université de Victoria (BC-Canada)

Hind Kennouda, Militante

Leila Kennouda , Cadre de parti politique-Syndicaliste CGT et VISA- Militante LDH, Cahors, Lot

Lucile Koch, Conseillère municipale déléguée à la ville à taille d’enfant, Rennes

Fatoumata Koné, Conseillère de Paris – Présidente du Groupe Écologistes

Maroussia Kossonogow , Collaboratrice parlementaire

Johanne Kouassi, Conseillère de Paris

Annie Lahmer , Conseillère Régionale, Île-de-France

Sophie Lai-Nicklaus, Cadre de parti politique, Paris

Francine Lajournade-Bosc, Militante

Aurore Lalucq, Députée européenne

Rose Lamy, Autrice, militante

Sandra Laugier, Professeure à l’université

Mathilde Laurent, Secrétaire générale de groupe écologiste au Sénat

Pauline Lavaud, Collaboratrice

Hélène Le Cacheux, Co-coordinatrice du Parti de Gauche, Bouches du Rhône

Chloé Le Gouëz, Responsable associative et ancienne collaboratrice d’élu-e-s

Solene Le Monnier, Conseillère municipale

Annael Le Poullennec, Responsable éditoriale, chercheuse

Chantal Lebaupin, Responsable associative

Christine Lecerf , Responsable associative, Savenay, Loire-Atlantique

Jennifer Lempert, Collaboratrice parlementaire

Maëva Level, Ancienne conseillère ministérielle

Noa Levy Baron , Responsable associative

Guillaumine Lickel, Responsable associative

Camille Lopes, Collaboratrice politique

Emilie Lucas, Citoyenne

Célia Manetti, Collaboratrice de cabinet

Coralie Mantion, Vice-présidente de la Métropole, Montpellier, Hérault

Nathalie Maquoi, Conseillère de Paris

Gersende Marceau, Responsable associative

Colette Marie, Conseillère municipale et communautaire, Arras, Pas-de-Calais

Jacqueline Markovic, Conseillère départementale, Montpellier, Hérault

Douchka Markovic, Conseillère de Paris , Paris – 18e arrondissement

Marie Massart, Adjointe au maire déléguée à la politique alimentaire et l’agriculture urbaine, Montpellier, Hérault

Frédérique Matonti, Professeure de science politique

Marianne Maximi, Conseillère municipale, LFI ,Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme

Sabine Mellet, Déléguée syndicale SNJ-CGT à FMM

Michelle Meunier, Sénatrice, Loire Atlantique

Athénaïs Michel, Conseillère d’arrondissement, Paris 8e

Anne Mikolajczak, Conseillère départementale, Lille, Nord

Delphine Miquel, Directrice de cabinet, Val de Marne

Yuna Miralles, Militante

Véronique Moreira, Conseillère métropolitaine, Lyon, Rhône

Joëlle Morel, Adjointe au Maire , Paris 11e

Soraya Morvan-Smith, Journaliste, maître de conférences associée

Julia Mouzon, Fondatrice du réseau Élues Locales

Marion Muracciole, Collaboratrice parlementaire

Camille Naget, Conseillère de Paris, PCF , Paris 19e

Clara Nahmani, Conseillère de groupe parlementaire, écologiste

Fatma Nakib, Adjointe au Maire déléguée Lutte contre les discriminations, défense des valeurs de la République, égalité femmes/hommes et droits des femmes, Montpellier, Hérault

Aminata Niakate, Conseillère de Paris – Membre du CESE – Avocate

Moussou Niang , Maire adjointe, Les Lilas, Seine-St-Denis

Sophie Nicklaus-Lai, Cadre de parti politique, Paris

Alice Nicollet, Conseillère municipale, Pantin, Seine-Saint-Denis

Alice Noret, Conseillère Municipale Génération.s, Clichy, Hauts-de-Seine

Danièle Obono, Députée, Paris

Marion Oderda , Collaboratrice politique

Evissi-Kouva Okiemy, Coordinatrice de comité Génération.s, Valenciennois, Nord

Alizée Ostrowski, Responsable de la communication PS

Laurence Patrice, Conseillère de Paris, PCF, Paris

Sophie Pavageau, Conseillère municipale, Bouaye, Loire-Atlantique

Sophie Pecourt , Conseillère d’arrondissement, Lyon 7e, Rhône

Olivia Pichon, Citoyenne

Océane Pichon, Collaboratrice parlementaire

Emmanuelle Pierre-Marie, Maire, EELV, Paris 12e arrondissement

Sophie Piot, Adjointe au maire en charge des solidarités et de l’égalité, Pontault – Combault, Seine-et-Marne

Eléonore Piot, Collaboratrice parlementaire

Céline Plescy, Adjointe au maire, Oudon, Loire-Atlantique

Marie Pochon, Militante politique EELV, Lyon, Rhône

Elsa Polycarpe, Collaboratrice parlementaire

Raymonde Poncet Monge , Sénatrice, Rhône

Sophia Popoff, Conseillère métropolitaine, Lyon, Rhône

Sylvie Poupt, Conseillère municipale, La Vraie-Croix, Morbihan

Tifenn Poyroux , Collaboratrice parlementaire

Christine Prigent, Conseillère régionale, Bretagne

Isabelle Prin, Conseillère municipale, Rhône

Audrey Pulvar, Maire-Adjointe, Paris

Christine Rachet Maka, Conseillère municipale et communautaire, Saint Clément de Rivière, Grand Pic Saint Loup, Hérault

Pauline Rapilly Ferniot, Conseillère municipale écologiste, Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine

Danielle Raucoules, Militante , ancienne conseillère municipale PCF

Sophie Rauszer , collaboratrice parlementaire

Clarisse Réalé, Conseillère municipale et communautaire, présidente d’association et secrétaire fédérale PS, Châteaulin, Finistère

Sandra Regol, Secrétaire nationale adjointe EELV, Paris

Frédérique Reibell, Collaboratrice municipale

Raphaëlle Rémy-Leleu, Conseillère de Paris, Porte-parole EELV, Paris, Ile-de-France

Catherine Ribot , Conseillère municipale et métropolitaine déléguée à l’éco-responsabilité, Montpellier, Hérault

Diane Richard , Militante #NousToutes

Amandine Richaud Crambes, Militante

Catherine Rocco, Conseillère municipale

Emilie Roch, Co-secrétaire régionale EELV, Bretagne

Florine Roos, Collaboratrice parlementaire

Laurence Rossignol, Sénatrice, Vice-présidente du Sénat, Oise

Sandrine Rousseau, Présidente du comité politique EELV, Lille

Michèle Rubirola, 1re adjointe en charge d’une ville plus verte plus juste et plus démocratique, à la santé et aux relations internationales et la coopération, Marseille, Bouches-du-Rhône

Mirjam Rudin, Adjointe au Maire – Déléguée à la nature en ville, aux déplacements, aux espaces publics et aux espaces verts, Pantin, Seine-Saint-Denis

Anne-Laure Sabatier, Ancienne collaboratrice d’élu

Chloé Sagaspe, Conseillère de Paris EELV, Paris

Rosalie Salaün-Gourlaouen, Militante EELV, Bretagne

Sabrina Sebaihi, Maire adjointe et co-secrétaire régionale EELV, Ivry-Sur-Seine, Val-de-Marne

Naïma Sellam, Conseillère municipale

Célia Serrano, Conseillère municipale et métropolitaine, Montpellier, Hérault

Pétronille Silva, Collaboratrice parlementaire

Gabrielle Siry-Houari, Maire-adjointe du 18e arrondissement de Paris, Porte-parole du PS

Sophie Martiné, Collaboratrice parlementaire

Charlotte Soulary, Membre du Bureau Exécutif EELV, Paris

Angélique Susini, Cadre de parti politique et Conseillère municipale, Cachan, Val-de-Marne

Sophie Taillé-Polian, Sénatrice, Coordinatrice nationale de Génération.s, Val-de-Marne

Nicole Teke, Collaboratrice parlementaire

Sandra Texeire, Militante

Fiona Texeire, Collaboratrice d’élu.e.s, intervenante à Sciences Po Rennes

Marianne Théoleyre, Collaboratrice parlementaire

Alice Timsit, Conseillère de Paris, EELV

Sophie Tissier, Responsable associative

Marine Tondelier, Trésorière EELV, Conseillère régionale, Hénin-Beaumont, Pas-de-Calais

Mélody Tonolli, Conseillère de Paris, Paris, 14e arrondissement

Justine Torrecilla, Militante écologiste

Sarah Trichet-Allaire, Conseillère municipale EELV, Saint-Nazaire, Loire-Atlantique

Chloé Trividic, Adjointe à la Maire, Bagneux, Hauts-de-Seine

Mandana Tzourio, Collaboratrice parlementaire

Caroline Varlet-Chénot, Conseillère départementale, Aisne

Séverine Veyrac, Conseillère municipale

Cécile Viallon, Militante

Anne Vignot, Maire de Besançon, présidente de Grand Besançon Métropole, Doubs

Aurore Viguier, Militante Génération.s

Mathilde Viot, Co-fondatrice de Chair collaboratrice, Île-de-France

Camille Vizioz-Brami, Collaboratrice d’elu-e

Mélanie Vogel, Sénatrice écologiste des Français•es de l’étranger

Mathilde Voisin , collaboratrice parlementaire

Violette Voldoire, Rédactrice en cheffe de Radio Parleur

Katy Vuylsteker, Conseillère régionale, Tourcoing, Hauts-de-France

Shirley Wirden, Élue, Conseillère Nationale PCF, Paris

Lisa Yahiaoui, Conseillère municipale et territoriale déleguée, Les Lilas, Seine-St-Denis

Sabrina Youssef-Aissa, Ancienne collaboratrice d’élue, Directrice générale adjointe des services, Les Lilas, Seine-St-Denis

Julie Zalcman, Collaboratrice parlementaire

Sonia Zdorovtzoff, Adjointe au Maire, Lyon, Rhône

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Source : https://www.liberation.fr/idees-et-debats/les-mouvements-metoo-reunis-interpellent-les-candidates-a-la-presidentielle-20211210_G5BR5D7VJVAIRCDXWGY7OM5CY4/

TRIBUNE
#MeToo aux candidat·e·s à la présidentielle : « Qu’allez-vous faire pour que les hommes cessent de violer ? »

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Un collectif agrégeant les mouvements nés au sein de différentes professions demande aux candidat·e·s à l’élection présidentielle d’entendre les victimes de harcèlement et de violences sexuelles et d’agir.

Image : Manifestation contre les violences sexistes et sexuelles dans le milieu politique, à Paris le 25 novembre. (Cha Gonzalez/Libération)

par un collectif

publié le 10 décembre 2021 à 12h05

Les signataires de cette tribune soutiennent ou sont investi·e·s dans les mouvements suivants : #MeTooMedias #MusicToo #MeTooPolitique #MeTooInceste #BalanceTonCirque #MeTooEP #MeTooVin #PayeTonTournage #PayeTonPinard #MeTooTheatre #MeTooGay #MeTooESR #PayeTaFac

Longtemps, nous n’avons pas voulu faire de vague, nous sommes resté·e·s isolé·e·s, nous avions honte, nous avons gardé le silence. Nous avons laissé le doute nous envahir, avant de nous rendre compte que nous étions des dizaines, des centaines, des milliers, à enfin oser dire « moi aussi ». Moi aussi j’ai été harcelé·e, moi aussi j’ai été agressé·e, moi aussi j’ai été violé·e.

Celles et ceux qui ont courageusement pris la parole peinent encore à être entendu·e·s et cru·e·s. Certaines et certains ont vu leur voix systématiquement remise en question, leur existence mise sous pression, leurs perspectives professionnelles se réduire et des portes définitivement se fermer. Face à ce constat commun à tous les milieux, nous souhaitons aujourd’hui unir nos voix afin qu’elles portent davantage. Pour permettre à d’autres d’oser parler, pour faire en sorte d’être enfin entendu·e·s.

Interview
#MeToo politique : « Il faut ajouter à la présomption d’innocence une présomption de crédibilité des plaignantes »

11 déc. 2021

Depuis cinq ans que la parole se propage au prix de risques parfois immenses pour les victimes, peu d’agresseurs ont été inquiétés, quelques-uns ont été promus, presque aucun n’a été condamné. Ils sont les membres respectés de nos familles, de nos entourages, de nos institutions. Et alors que nos souffrances peinent encore à être entendues, certains de nos agresseurs continuent de disposer de leur place de pouvoir, certains trinquent ensemble, s’applaudissent au théâtre, s’invitent dans les médias, se soutiennent et trouvent un soutien plus large encore dans le dénigrement constant de nos paroles, le mépris de nos vécus.

D’aucuns dénoncent un tribunal populaire, un lynchage médiatique, une inquisition 2.0. D’autres veulent nous faire passer pour des groupuscules radicaux, des hystériques lancé·e·s dans des velléités pusillanimes et revanchardes sur les réseaux sociaux. Tous nous indiquent le chemin de la justice, quand #MeToo est né de la débâcle des institutions judiciaires et policières. Parcours culpabilisants et dissuasifs, exigences démesurées de preuves accablantes, magistrats débordés, enquêtes bâclées et classées, préjugés toxiques, résultats minables. Les condamnations sont l’exception. L’incapacité, la norme. Prenons le consentement. Pour les plus de 15 ans, la loi conçoit le viol en cas de menace, violence, contrainte ou surprise. Hors de ces cas, point de discussion. La loi, comme l’imaginaire collectif, nous accable d’une présomption de consentement archaïque et vivace.

Si les revendications et témoignages des différents mouvements #MeToo étaient entendus, les mentalités, les lois, les pratiques auraient évolué.

2 à 3 enfants par classe ne seraient pas victimes d’inceste, et tous les adultes travaillant auprès d’enfants seraient formés à repérer les signaux permettant de détecter ces violences.

Plus de 100 féminicides n’auraient pas été commis depuis le début de l’année 2021.

100 % des professionnels en lien avec l’enfance seraient formés sur le sujet.

100 % des établissements scolaires, des entreprises, des institutions prévoiraient des actions de prévention et disposeraient de lieux d’écoute pour accueillir les victimes.

90 % des victimes de violences sexuelles n’hésiteraient pas à porter plainte.

70 % des plaintes pour viol ne seraient pas classées sans suite.

80 % des victimes ne regretteraient pas d’avoir saisi la justice, le parcours judiciaire ne serait pas vécu comme une violence supplémentaire (1).

Les victimes de violences sexuelles seraient prises en charge et accompagnées.

On cesserait de nous accuser de briser des vies ou des carrières pour se focaliser sur l’impunité de nos agresseurs…

On cesserait de nous accuser de mentir.

On cesserait de remettre en doute notre parole alors que dans les faits les fausses accusations représentent 2 % à 10 % des cas.

Au moins 1 milliard d’euros seraient consacrés à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, les moyens de la justice seraient renforcés ainsi que le dispositif de prise en charge des victimes.

Nos agresseurs cesseraient d’être invités sur les plateaux télé pour se plaindre d’être des victimes, d’être promus, réélus, subventionnés, la culture du viol cesserait d’être véhiculée dans les représentations médiatiques et artistiques, nous sortirions enfin du mythe de la séduction à la française pour admettre que la société française n’a toujours pas compris #MeToo.

Ce quinquennat est celui d’une grande promesse non tenue concernant la lutte contre les violences sexuelles. Qu’en sera-t-il du suivant ? A quand des engagements fermes, concrets pour apporter des réponses ? N’entendez-vous pas nos voix ? Il est plus que temps que les pratiques changent, que les coupables, les complicités et les complaisances soient sanctionnés, juridiquement, professionnellement et socialement.

#MeToo est la photographie crue d’inégalités sordides.

La campagne pour l’élection présidentielle commence. Les mouvements #MeToo réunis interpellent les candidat·e·s et leur posent une simple question : qu’allez-vous faire pour que les hommes cessent de harceler, d’agresser et de violer ?

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Note :

(1) Une enquête menée par l’association Mémoire traumatique et victimologie auprès de 1214 victimes donne des résultats accablants : 82 % des victimes ont mal vécu leur dépôt de plaintes, 77 % la procédure judiciaire, 89 % le procès. Citée ici.


Signataires

Léane Alestra, créatrice de Mécréantes ; Nora Arbelbide Lete, journaliste ; Manon Aubry, femme politique ; Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis ; Lauren Bastide, journaliste ; Karin Bernfeld, autrice ; Andrea Bescond, réalisatrice ; Anne Boistard, créatrice du compte Instagram Balancetonagency ; Claire Bourdille, militante féministe et droits des enfants #NousToutes ; Marylie Breuil, militante féministe #NousToutes ; Louise Brzezowska-Dudek ; Liam Carré ; Margot Cauquil-Gleizes, professeure ; Agathe Charnet ; Marie Coquille-Chambel ; Emmanuelle Dancourt, journaliste ; Aude Darlet, psycho-énergéticienne ; Madeline Da Silva, femme politique ; Clémence de Blasi, journaliste ; Caroline De Haas, militante féministe ; Cécile Delarue, journaliste. Hélène Devynck, journaliste ; Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice ; Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France ; Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine ; Camille Froidevaux-Metterie, philosophe et professeure de science politique ; Ninon Guinel, ancienne collaboratrice d’élu.es ; Fleur Godart, Alice Godart, Séphora Haymann, Jean-Michel Journet, manager d’artistes, cofondateur de @musicTooFrance ; Stéphanie Khayat, journaliste ; Annie Lahmer conseillère régionale ; Rose Lamy, créatrice du compte Instagram « Préparez-vous pour la bagarre » ; Céline Langlois, Julie Ménard, Camille Pascaud, commerciale chez Intersport ; Isabelle Perraud, Sophie Rauszer du Parlement européen ; Florence Rochefort, historienne, chargée de recherche au CNRS ; Laurence Rossignol, sénatrice de l’Oise ; Sandrine Rousseau, femme politique, écologiste ; Eva San Martín, docteure géographie du genre, cadre pédagogique CFTS Là Rouatiere ; Réjane Sénac, politologue, directrice de recherche CNRS au Cevipof ; Fiona Texeire, collaboratrice d’élu·e·s, Marion Tillous, géographe ; Aurélie Trouvé, militante altermondialiste ; Mathilde Viot, Alice Zeniter, écrivaine.