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Myanmar : Les Rohingyas réclament 150 milliards de dollars à Facebook

mardi 14 décembre 2021, par siawi3

Source : https://www.courrierinternational.com/article/plainte-les-rohingyas-reclament-150-milliards-de-dollars-facebook

Les Rohingyas réclament 150 milliards de dollars à Facebook

mercredi 8 décembre 2021,

par Courrier International

Des réfugiés de la minorité musulmane persécutée par l’armée birmane accusent le réseau social de n’avoir pris aucune mesure pour bloquer les discours de haine la visant. Discours qui ont accompagné les persécutions et les crimes dont elle a été victime.

L’incapacité de Facebook à contrôler les contenus “a contribué à la violence dans le monde réel qu’a subie la communauté rohingya”, est-il écrit dans la plainte déposée le 6 décembre à San Francisco par un collectif de réfugiés au Bangladesh et dont le site Myanmar Now se fait l’écho. Et en raison de cet échec, 150 milliards de dollars sont demandés à l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Avant cette action en justice, rappelle le site d’information, ces réfugiés avaient invité Facebook à financer des projets dans les camps au Bangladesh où vivent 900 000 réfugiés rohingyas ayant fui le déchaînement de violences en août 2017. Mais, explique l’organisation Victim Advocates International, après un an d’intenses discussions avec Miranda Sissons, directrice des droits de l’homme à Facebook, “la société multimilliardaire a rejeté la demande modeste de financer des programmes d’éducation dans les camps”. D’où le dépôt de la plainte.

En 2018, rappelle Myanmar Now, des enquêteurs des Nations unies ont conclu que “l’utilisation de Facebook a joué un rôle clé dans la propagation des discours de haine qui ont nourri la violence” contre les Rohingyas. Facebook, écrit Myanmar Now, avait alors plaidé en partie coupable, admettant avoir été “trop lent pour empêcher la désinformation et la haine” en Birmanie. Mais les plaignants vont plus loin : ils accusent les algorithmes du réseau social de pousser certains utilisateurs vers des groupes encore plus extrémistes qu’ils ne le sont déjà et d’avoir amplifié ces discours de haine qui ont circulé au sein de la majorité bouddhiste.

“Facebook, c’est Internet”

Or, comme le raconte The Times, en Birmanie, “Facebook, c’est Internet”, tellement son utilisation est répandue à travers le pays. Plus de la moitié de la population aurait un compte. Et pour Jawad Iqbal, un journaliste pakistanais qui publie une tribune dans le quotidien britannique, “s’il y a un endroit où vous pourriez vous attendre à ce que Facebook face preuve d’une extrême prudence avec ses algorithmes de recommandation, c’est la Birmanie. Et pourtant non.” Selon lui, une recherche rapide en langue birmane “montre une multitude d’expressions de haine, utilisant un langage raciste et agressif”.

“La réalité est que Facebook n’a qu’un seul objectif : faire autant d’argent que possible”, accuse Jawad Iqbal, qui poursuit :

“Les manquements de Facebook en Birmanie prouvent une fois de plus que les géants de la tech sont trop désinvoltes pour s’autoréguler. Ces entreprises représentent un véritable danger pour les droits fondamentaux, pas seulement en Birmanie mais partout ailleurs.”