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L’inquiétant coup d’éclat du groupe État islamique en Syrie

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mercredi 26 janvier 2022, par siawi3

Source : https://www.ouest-france.fr/terrorisme/etat-islamique/syrie-l-inquietant-coup-d-eclat-du-groupe-etat-islamique-5574f690-7d2f-11ec-94d8-f8316f0f985f

L’inquiétant coup d’éclat du groupe État islamique en Syrie

L’attaque massive menée en cette fin janvier 2022 contre la plus grosse prison tenue par les Kurdes syriens confirme la nouvelle montée en puissance de l’organisation djihadiste. En Syrie et en Irak.

Photo : Des combattants kurdes syriens, le 22 janvier 2022, à proximité de la prison d’Hassaké, prise d’assaut par les djihadistes de l’État islamique. | AFP

Ouest-France
Patrick ANGEVIN.

Modifié le 25/01/2022 à 12h19 Publié le 25/01/2022 à 08h01

La chute du dernier réduit djihadiste à Baghouz, aux confins de la Syrie et de l’Irak, suivie de la disparition du « calife » Baghdadi, tué par les Américains en 2019, ne signifient pas la fin du groupe État islamique, avaient mis en garde tous les spécialistes de l’État islamique (EI). Trois ans plus tard, les violents combats qui se déroulent depuis vendredi dans et autour du centre de détention de Ghwayran, à Hassaké (Syrie), en sont la confirmation.

Une centaine d’hommes, deux camions suicide

De l’aveu même des Forces démocratiques syriennes (FDS), le mouvement à dominante kurde soutenu par les Occidentaux qui contrôle l’est de la Syrie, l’opération d’envergure a nécessité « des mois de préparation »​. Pas moins d’une centaine d’hommes ont participé à l’assaut, lancé après l’explosion de deux camions suicide. Une partie des djihadistes ont attaqué depuis des immeubles voisins de la prison, où ils ont séjourné un temps et qu’ils ont minés pour tenter de faciliter leur repli.

Depuis la fin du califat, les actions de guérilla menée par l’EI n’ont jamais cessé, que ce soit dans le désert du centre de la Syrie ou dans le triangle sunnite au nord de la capitale irakienne Bagdad. « Les opérations menées par l’EI y sont de plus en plus complexes et témoignent d’une capacité accrue de l’organisation », constate un rapport de l’Onu daté de décembre 2021.

Plus de 150 morts

Cette fois, les dirigeants clandestins de l’État islamique ont estimé qu’ils avaient les moyens de mener un assaut massif en Syrie, dans une zone très surveillée et plutôt bien défendue par les FDS.

Les combats sont d’ailleurs féroces. Ils ont déjà fait au moins 154 morts en cinq jours, (102 djihadistes, 45 combattants kurdes et sept civils), selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG qui dispose d’un réseau fiable de correspondants dans tout le pays.

Les FDS affirment désormais boucler l’ensemble de la zone. Mais les Kurdes hésiteraient à lancer l’assaut sur les djihadistes qui n’ont pas pu fuir et qui sont retranchés dans la prison. Ils invoquent la présence de centaines de détenus mineurs « utilisés comme boucliers humains ». »

La réalité est plus complexe. Les 850 mineurs, âgés de 12 à 18 ans, incarcérés à Ghwayran, l’ont été pour leur proximité avérée ou non avec l’EI ou sont issus de familles liées à l’EI. On peut penser qu’une partie d’entre eux voient les assaillants comme des libérateurs.

Le choix de la cible par l’EI a une forte charge symbolique. La prison de Ghwayran, ouverte dans une école après la chute de l’EI et qui a entassé jusqu’à 8 000 détenus, en abritait encore au moins 3 500. Ils comptent parmi les plus dangereux : des ex-cadres de l’organisation mais aussi des centaines d’étrangers.

On ignore pour l’instant combien ont pu s’enfuir. Quelques dizaines selon les FDS ; beaucoup plus selon l’OSDH. Au-delà des chiffres, l’attaque nourrit la propagande de l’organisation djihadiste. « Cela fait des années que je n’ai pas vu les partisans de l’EI aussi exaltés », notamment en Syrie, souligne le chercheur Charlie Winter, qui surveille les réseaux sociaux proches de l’EI.

Du côté des Kurdes syriens, qui comptent leurs morts, on ne décolère pas. « Les puissances internationales sont responsables de ce qui se passe à Hassaké »​, a dénoncé, dès vendredi 21 janvier 2022, Abdul Karim Omar, un porte-parole des FDS.

Lire aussi. Le casse-tête du rapatriement des djihadistes français

Pointant la présence d’un nombre important d’étrangers parmi les djihadistes emprisonnés, les autorités kurdes avertissent depuis longtemps qu’elles n’ont pas la capacité de les détenir sans limite dans le temps. Encore moins de les juger. Elles estiment qu’en refusant de rapatrier leurs ressortissants pour les poursuivre en justice, les pays occidentaux, à l’instar de la France, leur font porter un poids insupportable.

Alors même que les autorités kurdes de Syrie ne sont pas officiellement reconnues, Paris continue de répéter que les djihadistes étrangers doivent être jugés dans la zone où ils sont partis combattre.

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=fJ1EHW4h2kU

Syrie : les kurdes et le groupe EI entament des négociations autour des combats dans une prison

25 janv. 2022

FRANCE 24

Les combattants kurdes ont été déployés lundi dans le nord-est de la Syrie pour répondre à un assaut jihadiste contre une prison, suscitant de vives inquiétudes quant au sort de centaines de mineurs, qui y sont encore détenus. Selon nos informations, les deux parties ont entamé une négociation.

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