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France : Il n’y a pas de zones interdites : huit dessinateurs de presse apportent leur soutien à Ophélie Meunier

mercredi 9 février 2022, par siawi3

Source : https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/il-ny-a-pas-de-zones-interdites-huit-dessinateurs-de-presse-apportent-leur-soutien-a-ophelie-meunier

Il n’y a pas de zones interdites : huit dessinateurs de presse apportent leur soutien à Ophélie Meunier

Menaces de mort

Par Magazine Marianne

Publié le 09/02/2022 à 9:00

Alors que la présentatrice de « Zone Interdite » Ophélie Meunier fait l’objet de menaces de mort et bénéficie d’une protection policière, huit dessinateurs se mobilisent dans « Marianne » et apportent leur soutien.

Voir dessins ici

Fin janvier, l’émission Zone Interdite proposait un document inédit sur l’islamisme radical en France, dont une partie tournée dans les rues de Roubaix. L’enquête révélait, entre autres, l’existence de commerces vendant des poupées sans visage afin de respecter une version ultra-radicale de l’islam et des livres « qui prônent la lapidation des femmes ».

Le document a rapidement fait réagir la sphère politique. Éric Zemmour a dénoncé « l’Afghanistan à deux heures de Paris ». Certains ont regretté que le reportage stigmatise les musulmans, d’autres ont salué la nécessité de mettre au jour les dérives d’une pratique rigoriste de l’islam. Un témoin, Amine Elbahi, et la présentatrice Ophélie Meunier ont été la cible de menaces de mort et vivent désormais sous protection policière. Une enquête a été ouverte, a annoncé le parquet de Nanterre ce mardi 8 février.

À l’initiative des dessinateurs Pascal Gros et Rodolphe Urbs, huit dessins sont publiés dans le N°1300 de Marianne, en kiosque du 10 au 16 février. « Pour moi, des menaces de mort qui concernent des journalistes ou la presse, ça fait écho aux attentats de Charlie Hebdo et à Tignous qui travaillait aussi à Marianne, confie Pascal Gros. Avant les attentats, les dessinateurs de Charlie étaient menacés de mort et étaient un peu seuls aussi. C’est important qu’il y ait une réaction pour dire que c’est inacceptable. »

Chacun des huit dessinateurs a apporté son regard sur cette actualité. « C’était une réaction avec ce qu’on sait faire nous. C’était important qu’il y ait aussi des dessinateurs de presse qui ne travaillent habituellement pas pour Marianne. »