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Maroc : Najat El Hachmi prône la laïcité pour sortir du féminisme islamique

Le voile est une « prison mobile », selon Najat el Hachmi

jeudi 24 février 2022, par siawi3

Source : https://www.bladi.net/najat-el-hachmi-laicite-feminisme-islamique,87125.html

Najat El Hachmi prône la laïcité pour sortir du féminisme islamique

9 octobre 2021 - 23h20 - Maroc -

Par : A.P

L’écrivaine espagnole d’origine marocaine, Najat El Hachmi, lauréate du prix Nadal 2021, ne croit pas que l’égalité des sexes deviendra une réalité dans le monde musulman sans une volonté clairement affichée des États de promouvoir la laïcité. Elle considère le féminisme islamique comme une autre forme de machisme.

Hachimi a fait cette déclaration lors du débat auquel elle a pris part à l’Institut Cervantès de Rabat consacré à l’islam et aux femmes. L’auteure de « El último patriarca  » et « El lunes nos querrán  », a indiqué à l’occasion que « la liberté sexuelle est l’une des libertés fondamentales de tout être humain et ce que nous ne pouvons pas avoir, c’est un féminisme limité », ajoutant que le féminisme islamique est « macho » parce que des versets du Coran établissent une supériorité de l’homme sur la femme. « C’est quelque chose qui est là et qui ne peut être nié », a-t-elle souligné.

À lire  : Le voile est une « prison mobile », selon Najat el Hachmi

Pour l’auteure espagnole d’origine marocaine, la laïcité est le seul moyen de sortir les femmes musulmanes de leur situation actuelle, d’assurer la liberté de tous les citoyens et de construire une société égale, fait savoir EFE. « Cette séparation entre le religieux et le politique est essentielle pour une raison simple : au sein d’une société, nous avons le droit de choisir si nous sommes croyants ou non, mais si la norme générale qui organise cette société est religieuse, je n’ai pas cette liberté. Ils ont déjà décidé pour moi que je suis musulmane », a-t-elle expliqué.

El Hachmi ajoute que les femmes musulmanes vivant en Occident sont obligées de cacher leur religion pour éviter d’être davantage victimes de discrimination ou de propos racistes. La professeure marocaine Fatiha Benlabbah ne partage pas son avis. Elle reproche à Hachmi le fait qu’elle donne « une image négative de la Marocaine et du Maroc dans ses interviews et écrits ». « La mission d’une écrivaine n’est pas de donner une bonne image d’un pays, mais d’exprimer la souffrance des gens », a réagi l’écrivaine espagnole.

La sociologue Rajae El Khamsi, qui a également participé au débat, a estimé que l’écrivaine victimisait la femme musulmane. Le sociologue marocain Abdesamad Dialmi, pour sa part, a insisté sur la nécessité de faire la distinction entre l’islam en tant que texte coranique et l’islam en tant que société musulmane diversifiée.

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Source : https://www.bladi.net/voile-est-prison-mobile-selon-najat-el-hachmi,85704.html

Le voile est une « prison mobile », selon Najat el Hachmi

21 août 2021 - 11h20 - Maroc - Par : A.P

L’écrivaine espagnole d’origine marocaine, Najat el Hachmi, a, dit-elle, grandi dans un environnement où les règles strictes de l’Islam n’accordaient pas de liberté aux femmes. Pour elle, le voile est une « prison mobile ».

Hachmi est arrivée en Espagne en provenance de Nador à l’âge de huit ans. Aujourd’hui, âgée 42 ans, elle continue de lutter contre la discrimination et pour l’épanouissement des femmes musulmanes. Dans une interview accordée à El Pais, elle raconte qu’elle est une rebelle née. « Enfant, j’étais déjà une rebelle, mais avec une cause. Je me suis rebellée contre l’inégalité et l’injustice. Cela me paraissait absurde d’être pointée du doigt parce que je viens d’un autre pays. L’écriture m’a aidée à guérir des blessures et à survivre », déclare-t-elle.

« Quand j’ai commencé à écrire, je ne savais pas qu’il y avait des choses qu’il valait mieux ne pas dire. La première histoire que j’ai écrite a remporté un prix au lycée. Il s’agissait d’une fille qui tombe amoureuse d’un jeune migrant qui la largue après lui avoir pris sa virginité. Elle parlait de la punition qu’elle subit pour quelque chose d’aussi simple que d’être emportée par le désir ; je ne sais même pas si c’était de l’amour. C’était le désir », explique Hachmi. L’histoire a été publiée dans un journal local et a embarrassé les familles musulmanes voisines. « Mon père était très contrarié parce que les voisins ont commencé à le féliciter dans un café », ajoute-t-elle.

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Hachmi explique aussi que selon elle, le voile est « une prison mobile ». « Les islamistes ont inventé le voile parce qu’ils ne pouvaient pas nous enfermer dans les maisons. C’est une prison et un drapeau aux significations diverses. Un symbole avec lequel vous consentez à la soumission », soutient-elle, rappelant qu’elle au sein d’une famille très pieuse. « Je voulais être la parfaite femme musulmane et le directeur de mon école m’a interdit de le porter : « Tu ne peux pas aller à l’école comme ça », m’a-t-il dit. Et puis, il m’a fait une faveur », précise-t-elle.

La divorcée et mère de deux enfants tient aussi à leur inculquer les bonnes valeurs. « J’éduque ma fille à avoir confiance en elle. Cette base lui permettra de voyager à travers le monde. Mon fils, qui a 20 ans, je ne l’éduque plus, il ne se laisse pas faire… Le plus important, ce n’est plus ce que tu dis, mais comment tu te comportes devant eux », affirme Hachmi.