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Algérie : barbarie contre les femmes !

samedi 26 février 2022, par siawi3

Source : https://lematindalgerie.com/algerie-barbarie-contre-les-femmes/

Algérie : barbarie contre les femmes !

23/02/2022

Violence contre les femmes
Décidément, les actes barbares contre les femmes tendent à se banaliser au pays, à tel point que la presse ne leur réserve guère que quelques lignes dans les rubriques faits divers !

Le dernier en date s’est déroulé dans la commune d’El Ariha à Sebdou dans la wilaya de Tlemcen où une résidence d’enseignantes a été attaquée en début de semaine.

Le bureau d’état de syndicat national des enseignants a tenu à condamner cette attaque qui a suscité bon nombre de réactions dans le corps professoral de la wilaya de Tlemcen !

Mais condamner de tels actes gravissimes suffît-il à endiguer ce phénomène de société qui défraie régulièrement les chroniques ?

Bordj Badji Mokhtar mai 2021 : dans la nuit du 17 au 18 mai, neuf institutrices ont subi deux heures durant une violente agression dans un logement de fonction collectif d’un établissement scolaire de Bordj Badji-Mokhtar, situé près de la frontière avec le Mali.

Les malfaiteurs ont tendance à cibler les enseignantes habitant dans les zones isolées et éloignées, ce qui fait d’elles une cible facile et sans défense.

L’acte le plus odieux, et le plus tristement célèbre, est sans doute celui perpétré à Hassi Messaoud en juillet 2001. Rappel des faits, pour ne pas oublier :

Pendant le prêche du vendredi 13 juillet, l’imam intégriste s’en prend à la présence des femmes venues des régions du nord-ouest pour travailler dans les compagnies pétrolières. Il les accuse de comportements « immoraux », appelant à un « Jihad contre le diable » afin de « chasser ces femmes fornicatrices ». Selon lui, des femmes vivant seules ne peuvent être que des prostituées.

Dans la nuit du 13 au 14 juillet, vers 22 heures, une foule de 300 hommes environ prend alors la direction du bidonville El-Haïcha où résident des femmes employées comme femmes de ménage, cuisinières ou secrétaires. Pendant 5 heures, une quarantaine de femmes du quartier sont agressées, rouées de coups, violées, mutilées et traînées nues dans la rue. Leurs maisons sont pillées et pour certaines, brûlées. Certains des agresseurs portaient des armes blanches. La police n’arriva sur place que vers 3 heures du matin, mettant fin aux violences.

Celles-ci se répètent la nuit suivante, puis le 16 juillet dans d’autres quartiers de la ville. Le 17, puis les 23 et 24, les violences s’étendirent à la ville de Tébessa, plus au nord, où des commerces détenus par des femmes seules furent vandalisés.

Plusieurs dizaines de femmes furent hospitalisées, dont 6 étaient à ce moment dans un état sérieux. 95 femmes et enfants trouvèrent refuge dans l’auberge de jeunesse. D’autres prirent des taxis afin de quitter la ville et retourner dans leur région d’origine. Trois des jeunes femmes violées étaient vierges au moment des faits.

Le journal La Tribune parle de 4 à 6 décès, ce que les autorités réfutent. Des témoins disent avoir vu plusieurs femmes mortes. En août 2001, l’association SOS Femmes en détresse parle d’une femme morte à la suite de son agression, et de trois encore hospitalisées

Rappelons que L’imam en question s’en était allé gaiement se laver de ses péchés à la Mecque avant de revenir prêcher dans la mosquée la plus grande de la ville. Une sorte de promotion qui ne cache pas son nom !

Comment espérer construire un pays moderne et civilisé quand l’homme est formaté pour s’en prendre à l’origine même du monde ?

Jusqu’à quand continuera-t-on de fermer les yeux sur cette barbarie érigée en phénomène de société ?

Il est vrai que les autorités sont plus disposées á mobiliser son arsenal répressif contre le citoyen pacifique que pour protéger le sexe faible.

C’est à croire que ce ne sont pas des femmes qui ont mis au monde ces monstres mutés en une autre espèce animale !

Darwin y perdrait la tête !

Kacem Madan