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France : Sciences Po Grenoble : « un cas d’école » des « pratiques de l’islamo-gauchisme ».

samedi 26 février 2022, par siawi3

Source : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/sciences-po-grenoble-klaus-kinzler-du-nobody-grisonnant-au-mediatique-defenseur-de-la-liberte-d-expression-20220225

Sciences Po Grenoble : Klaus Kinzler, du « nobody grisonnant » au médiatique défenseur de la liberté d’expression

Caroline Beyer

25/02/2022 à 06:00

Dans un livre à paraître le 2 mars, l’enseignant, qui avait été taxé d’islamophobie par des étudiants puis écarté de l’IEP, revient sur un « un cas d’école » des « pratiques de l’islamo-gauchisme ». Près d’un après le début de « l’affaire de l’IEP de Grenoble », qui avait éclaté le 4 mars 2021 avec le... Lire Sciences Po Grenoble : Klaus Kinzler, du « nobody grisonnant » au médiatique défenseur de la liberté d’expression

Dans un livre à paraître le 2 mars, l’enseignant, qui avait été taxé d’islamophobie par des étudiants puis écarté de l’IEP, revient sur un « un cas d’école » des « pratiques de l’islamo-gauchisme ».

Près d’un après le début de « l’affaire de l’IEP de Grenoble », qui avait éclaté le 4 mars 2021 avec le placardage, sur les murs de l’institut, des noms de deux professeurs, assorti d’accusations d’islamophobie et de fascisme, Klaus Kinzler sort un livre. Dans L’islamo-gauchisme ne m’a pas tué (éditions du Rocher, à paraître le 2 mars) , le professeur d’allemand- dont le nom avait été jeté en pâture sur les réseaux sociaux, peu après l’assassinat de Samuel Paty- revient sur cette affaire qui a fait les gros titres de l’actualité.

Lire aussi : Sciences Po Grenoble : des enseignants de l’IEP prennent position contre le professeur suspendu : https://etudiant.lefigaro.fr/article/sciences-po-grenoble-des-enseignants-de-l-iep-prennent-position-contre-le-professeur-suspendu_e5711926-6d81-11ec-9de6-cb2d067ea504/

Ce petit-fils de pasteur revient aussi sur son passé d’immigré naturalisé, « resté 99% allemand pour tout ce qui touche à la mémoire allemande, à l’antisémitisme et oui, à la sécurité de l’État d’Israël », et multiplie les références à Ponce Pilate, à Orwell, au Procès de Kafka, aux Passions de Bach, sur fond d’échappées à vélo dans les montagnes de Grenobloises. Une mise en perspective pour le lecteur connaisseur de l’affaire. Une plongée dans les luttes intestines d’un institut d’études politiques, nourries de sujets du moment (l’islamo-gauchisme, l’islamophobie, la liberté d’expression), pour le grand public. Le ton est sans concession, émaillé d’« humour plutôt second degré » et d’autodérision.

« Cas d’école »

Pour Klaus Kinzler, l’affaire de l’IEP de Grenoble est « un cas d’école », illustrant les « pratiques de l’islamo-gauchisme, qui a pris le pouvoir dans de nombreux départements des sciences sociales de facs françaises », mais aussi « l’intolérance (et la lâcheté) qui a envahi un lieu supposé former l’élite française de demain ».

À l’origine de l’affaire : le mot « islamophobie », qu’il refuse de voir placer sur le même plan que les termes « racisme » et « antisémitisme » dans le cadre d’une semaine de l’égalité. Un débat qui l’oppose à une enseignante-chercheuse de l’école, puis aux étudiants de l’Union syndicale (US), marquée à l’extrême gauche, qui ont lancé contre lui une campagne de diffamation sur les réseaux sociaux. Ce terme -auquel il préfère le mot « muslimfeindlichkeit » (hostilité vis-à-vis des musulmans) choisi par les chercheurs allemands-, il le refuse car « il ne vise pas des personnes, mais une religion » et que « dans notre état de droit, la critique d’une religion n’est pas seulement légitime et légale ». Ce droit « constitue la base même de la civilisation occidentale, qui a substitué au règne de l’obscurantisme, la liberté de conscience, d’opinion et d’expression ».

Lire aussi : Sciences Po Grenoble crée un comité de sortie de crise : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/sciences-po-grenoble-cree-un-comite-de-sortie-de-crise-20220121

Le rapport de l’inspection générale, rendu en mai 2021, conclura n’avoir trouvé « aucun témoignage permettant d’accréditer les rumeurs d’islamophobie ». « Pour un peu », Klaus Kinzler « aurait préféré que l’accusation d’islamophobie fut confirmée, explique-t-il dans son livre. Dans ce cas, nos avocats auraient eu l’occasion de la soumettre devant un tribunal administratif qui aurait tranché. Sur la base des lois de la République. (...) Au lieu de quoi, tout le monde restera dans le brouillard ».

« Nobody grisonnant à l’anorak jaune »

Pour le professeur d’allemand, qui affirme ne pas avoir été soutenu par sa direction et ses collègues, les journalistes ont été sa « seule planche de salut », à lui, ce « nobody grisonnant à l’anorak jaune » qui, l’an dernier, a couru « d’un plateau de télévision à un autre ». Après la relaxe, en novembre 2021, des étudiants de l’Union syndicale par la commission de discipline de l’université de Clermont-Ferrand, Klaus Kinzler s’était à nouveau exprimé dans Marianne et L’Opinion, qualifiant notamment l’IEP de « camp de rééducation politique ». Des « propos diffamatoires », méconnaissant « gravement plusieurs obligations liées à son statut de fonctionnaire », a estimé la directrice de l’IEP, qui a prononcé, le 14 décembre, sa suspension. L’histoire s’achèvera-t-elle avec la publication de ce livre ?