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France : 8 mars - Le CREAL défend un féminisme universaliste dans lequel la laïcité constitue un point d’appui indispensable pour l’émancipation de toutes et tous.

lundi 7 mars 2022, par siawi3

Source : http://www.creal76.fr/medias/files/tract-8-mars-2022-creal76.pdf


8 mars 2022
Journée internationale de lutte pour les Droits des Femmes

CREAL

Le mouvement féministe est depuis quelques années secoué par des divisions importantes.
Le CREAL défend un féminisme universaliste dans lequel la laïcité constitue un point d’appui indispensable pour l’émancipation de toutes et tous.
Malgré les divergences, le CREAL ne se résout pas au morcellement des mobilisations : c’est pourquoi il participe depuis novembre 2021 à des réunions unitaires et appelle dans ce cadre à manifester à 18h au Palais de Justice de Rouen

Ce 8 mars, un appel à des manifestations et à la grève féministe est lancé partout dans le monde.
En cette journée internationale, nous affirmons notre solidarité avec les femmes du monde entier qui luttent contre ceux qui veulent limiter leurs droits et maintenir leur domination par un système patriarcal.

En premier lieu avec les Afghanes privées d’accès à l’école et aux soins, empêchées de travailler, violemment réprimées par les Talibans et abandonnées par les pays occidentaux.
Au-delà de l’Afghanistan, nous apportons notre soutien à toutes les femmes qui risquent l’emprisonnement ou même leur vie pour obtenir le droit de ne pas être voilées.

Nous dénonçons avec force le viol utilisé comme arme de guerre, les mutilations sexuelles et les mariages forcés.

Nous soutenons toutes celles qui, partout dans le monde, luttent pour obtenir le droit à l’IVG ou son amélioration. Des avancées ont été obtenues récemment au Mexique, en Colombie mais le droit à l’avortement pourrait être bientôt remis en cause en Chine et aux États-Unis. En Europe, une militante anti-avortement a été élue Présidente du Parlement alors que des femmes meurent en Pologne à cause de son interdiction !
En France, nous exigeons que toutes les femmes puissent trouver une solution et accéder rapidement à des centres d’IVG sur tout le territoire !

Le scandale des féminicides doit cesser ! Nous voulons vivre dans une société sans violence sexiste et sexuelle !
Ces violences concernent toutes les femmes et toutes les classes sociales. Heureusement, le silence a commencé à se briser et des voix s’élèvent pour dénoncer les agressions sexistes et sexuelles dans les couples, les familles, dans la rue ou les bars, dans le travail et l’éducation, dans le sport, la culture, le journalisme, la politique...

Partout dans le monde cette mobilisation conteste le patriarcat et bouscule les rapports de domination. Mais il faut une volonté politique et des moyens pour inverser la situation : pour les seules violences conjugales, le Conseil économique social et environnemental estime à 1 milliard l’investissement nécessaire.
Afin de prévenir toutes les formes de violence, il est indispensable d’accompagner et de protéger les victimes, de former toutes les personnes qui travaillent à leurs côtés, de sanctionner les agresseurs, de faire appliquer les lois existantes et de compléter la législation.

Il faut aussi une éducation féministe et égalitaire qui lutte contre les stéréotypes et donne à chacune et chacun la possibilité de réussir son parcours scolaire et professionnel. Elle doit être pour cela préservée de toute influence religieuse, ce que seule l’école publique laïque peut garantir.

°°°

Laissez-les parler... et écoutons-les !

Dans une lettre adressée au Journal de l’Association médicale canadienne qui venait de publier en couverture une photo d’enfants dans laquelle une petite fille portait le hijab, le chirurgien pédiatrique Sherif Emil s’est insurgé contre la banalisation de telles images : « Il est devenu « libéral » de voir le hijab comme un symbole de diversité et d’inclusion (...) Le hijab, le niqab et la burka sont des instruments d’oppression pour des millions de filles et de femmes dans le monde qui ne sont pas autorisées à faire un choix ».

Le Conseil national des musulmans canadiens a demandé et obtenu le retrait immédiat du texte sur le site web du journal ainsi que des excuses pour les paroles « erronées, blessantes et offensantes » du médecin.

Cette capitulation contraste avec la courageuse réaction de nombreuses femmes du Moyen-Orient qui vivent en Occident - ou pas – et qui ont dû porter le hijab ou sont encore contraintes de le faire. Elles ont lancé la campagne #LetUsTalk (Laissez-nous parler), devenue virale en quelques jours, pour exiger qu’on les écoute.

« En Iran, on m’a dit que, si je ne portais pas le hijab, je serais renvoyée de l’école, emprisonnée, fouettée, battue et expulsée de mon pays. En Occident, on me dit que raconter mon histoire provoquera de l’islamophobie. Je suis une femme du Moyen-Orient et j’ai peur de l’idéologie islamique. Laissez-nous parler » a tweeté Masih Alinejad, militante iranienne contre le hijab obligatoire,
entraînant une avalanche de témoignages similaires.

Alors que se développent actuellement des campagnes pour le port du hijab dans la mode, la publicité, le sport... elles clament que le voile islamique n’est ni un vêtement anodin ni une liberté et espèrent être entendues de certaines militantes féministes qui répètent que « le hijab est un choix ».
« Loin d’être une simple tenue, c’est tout un statut qu’il impose aux femmes », écrit Chahla Chafiq que le CREAL avait invitée à Rouen le 7 mars 2020 pour une conférence.
D’après l’article d’Inna Shevchenko, paru sur le site de Charlie-Hebdo le 14/01/2022