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France : Réfugiés ukrainiens en France : des responsables de droite et d’extrême droite déplorent la présence de migrants non européens

mardi 15 mars 2022, par siawi3

Source :https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/03/12/des-responsables-de-droite-et-d-extreme-droite-deplorent-la-presence-de-migrants-extra-europeens-parmi-les-refugies-ukrainiens_6117270_823448.html

Réfugiés ukrainiens en France : des responsables de droite et d’extrême droite déplorent la présence de migrants non européens

Certains affirment qu’un tiers des réfugiés fuyant l’Ukraine ne seraient pas ukrainiens. Une affirmation qui ne correspond pas aux chiffres officiels en France.

Le Monde avec AFP

Publié hier 12 mars 22 à 17h43, mis à jour hier à 18h53

Les réfugiés ukrainiens ? Oui. Les migrants économiques non européens ? Non. Plusieurs élus de droite et d’extrême droite ont dénoncé, samedi 12 mars, à moins d’un mois de la présidentielle, le fait qu’un tiers des réfugiés fuyant l’Ukraine en guerre ne seraient pas ukrainiens. Cette affirmation ne correspond pourtant pas aux chiffres officiels en France.

Nicolas Bay, vice-président de Reconquête !, le parti d’extrême droite d’Eric Zemmour, a dit sur Franceinfo qu’il y avait « aujourd’hui un tiers des réfugiés qui passent par l’Ukraine qui viennent pas du tout d’Ukraine, mais qui viennent d’Afrique subsaharienne notamment et qui utilisent cette nouvelle voie migratoire pour venir en Europe ».

Lire les témoignages : le désespoir des non-Ukrainiens face à la différence de traitement

« Plomber nos comptes publics »

« Il y a ceux qui viennent pour des raisons économiques, qui viennent plomber nos comptes publics et nos comptes sociaux et les Ukrainiens à l’égard desquels on a un devoir de solidarité européenne bien sûr », parce qu’ils « font partie de notre civilisation », a ajouté l’eurodéputé, transfuge du Rassemblement national.

Autre soutien du candidat d’extrême droite, Marion Maréchal avait développé le même raisonnement jeudi, sur CNews, en s’appuyant sur un article du Figaro. Celui-ci affirme, sans citer de source, que 30 % des déplacés arrivés en France sont des migrants d’autres nationalités, dont beaucoup d’Algériens.

Cet article a été partagé aussi par plusieurs élus des Républicains, dont le maire de Cannes, David Lisnard, qui a tweeté : « Comme je l’ai constaté sur place (Ukraine et Pologne), plus on s’éloigne de la frontière, plus les réfugiés sont infiltrés par des non-Ukrainiens (qui n’ont pas le statut de réfugié) via des passeurs. »

Le ministère de l’intérieur a déclaré vendredi à l’Agence France-Presse que, sur les 10 007 personnes en provenance d’Ukraine contrôlées sur le territoire national par la police aux frontières depuis le 25 février, au lendemain du déclenchement du conflit, 9 761 étaient ukrainiennes, soit 97,5 % d’entre elles.

Lire l’enquête : Accueil des Ukrainiens en France : « On va avoir besoin de solidarité nationale »

« Situations de double nationalité »

Didier Leschi, le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, interrogé jeudi lors d’une conférence de presse sur le chiffre de 30 %, avait déclaré : « Il y a eu sur Paris une proportion qui était plus forte, mais tout ça était déclaratif. » « On a des situations de double nationalité qui ne sont pas simples à prendre en charge », avait-il ajouté.

Alors que 2,6 millions de personnes fuyant l’Ukraine étaient recensées samedi par l’ONU, le gouvernement français anticipe l’arrivée possible de 50 000 à 100 000 personnes dans les prochains jours ou prochaines semaines. Les Vingt-Sept ont activé de façon inédite le mécanisme de la protection temporaire pour accueillir de manière légale ces personnes. En France, selon la circulaire récemment adressée aux préfets, les ressortissants non ukrainiens qui ne bénéficiaient pas déjà d’un statut de réfugié en Ukraine et qui peuvent rentrer dans leur pays de manière « sûre » et « durable » ne seront pas pris en charge au titre de cette protection.

Le Monde avec AFP