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France : Affaire Érignac - Yvan Colonna dans le coma : l’agresseur l’accuse de « blasphème »

mardi 15 mars 2022, par siawi3

Source : https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/yvan-colonna-dans-le-coma-lagresseur-laccuse-de-blaspheme?utm_source=nl_quotidienne&utm_medium=email&utm_campaign=20220303&xtor=EPR-1&_ope=eyJndWlkIjoiZWU1YTU1MWQyNmQzMmYxMmE0MzMyZDY4NmJjYmFiMmUifQ%3D%3D

Yvan Colonna dans le coma : l’agresseur l’accuse de « blasphème »

Affaire Érignac

Par Marianne

Publié le 03/03/2022 à 14:45

Yvan Colonna est toujours dans le coma après son agression, commise par un codétenu jihadiste, au sein de la prison d’Arles. L’ancien militant indépendantiste corse y purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Érignac.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé jeudi se saisir de l’enquête sur la violente agression mercredi du militant indépendantiste corse Yvan Colonna à la prison d’Arles par un codétenu condamné pour terrorisme.

« Les circonstances des faits et les premiers éléments d’enquête qui semblent, en l’état, exclure un différend d’ordre personnel, motivent cette saisine », explique le Pnat dans un communiqué, précisant que l’enquête était ouverte pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste ».

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Yvan Colonna était toujours, jeudi 3 mars au matin, dans le coma à Marseille. Le militant indépendantiste corse, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Érignac en 1998, se trouvait hier entre la vie et la mort après son agression, survenue dans la prison d’Arles par un codétenu.
Colonna aurait « mal parlé du prophète »

Les faits se sont déroulés dans la matinée de mercredi 2 mars, alors qu’Yvan Colonna faisait de la musculation, seul, dans une salle de l’établissement, lorsqu’un détenu, pour des raisons encore inconnues, l’a agressé, a détaillé le procureur de Tarascon, Laurent Gumbau. Le militant corse a été victime « d’une strangulation à main nue, puis d’un étouffement », a-t-il ajouté.

Son agresseur, Franck Elong Abé, est un jihadiste camerounais de 36 ans, a été interpellé en Afghanistan en 2012 par les Américains avant d’être remis à la France en 2014. Condamné en 2016, il purge une peine de neuf ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste, « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme », ont précisé à l’AFP deux sources proches du dossier.

Il a expliqué aux enquêteurs son geste par un « blasphème » attribué à Yvan Colonna qui aurait, selon lui, « mal parlé du prophète ».

La garde à vue du codétenu se poursuit désormais pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et pourra durer jusqu’à 96 heures. Les investigations sont, elles, confiées à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la sous-direction antiterroriste de la DCPJ.