Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > Resources > Algerie : FILM : NOS FRERES BLESSES

Algerie : FILM : NOS FRERES BLESSES

VIDEO

samedi 2 avril 2022, par siawi3

Source : siawi.org

FILM : NOS FRERES BLESSES

Hakim Arabdiou

2 avril 22

Un film en hommage à Fernand Iveton, communiste et résistant anticolonialiste algériens, guillotiné en février 1957 par la France coloniale pour sa résistance armée en faveur de l’indépendance de l’Algérie. Il est le troisième condamné et le seul d’origine européenne à subir cette sentence durant cette guerre parmi les 198 résistants algériens guillotinés par la France.

En novembre 1956, Fernand Iveton dépose une bombe dans l’usine d’Electricité et Gaz d’Algérie dans le quartier de Belcourt à Alger, où il travaille comme ouvrier et où il est également délégué syndical. Il prend soin de la placer dans un endroit non fréquenté et de faire régler l’heure de l’explosion de l’engin, après le départ du personnel. Mais inquiet que cette explosion puisse atteindre des travailleurs retardataires, il demande de la décaler encore d’une heure. C’est à la suite de ce contretemps qu’un contre- maître, qui le surveillait depuis en raison de ses opinions pro-algériennes, fait appel à la police et à l’armée pour découvrir et désamorcer la bombe. Le résistant est alors arrêté et torturé pendant des jours au commissariat central de la capitale pour lui faire avouer à tort le lieu de son dépôt d’une deuxième bombe.

Fernand Iveton est alors condamné par les juges militaires à la peine de mort. Il voit aussi rejeté par François Mitterrand, ministre de la Justice, son recours en grâce introduit par ses avocats parisiens commis par le Parti communiste français et les interventions de ce parti auprès du gouvernement socialiste elles aussi rejetées. A la suite de quoi, le résistant algérien est exécuté à la prison de Serkadji. Dans le couloir de la mort le menant vers la sinistre guillotine, il lance à ses sœurs et à ses frères co-détenus des slogans : « Tahia El Jazaïr ! », « Tahia El-Jazaïr ! ». Comme pour chaque exécution, tous les prisonniers et toutes les prisonnières politiques, ainsi que tous les prisonniers de droit commun lancent à leur tour des slogans fustigeant les assassinats des résistants algériens et encourageant leurs frères d’armes face à la mort. Des youyous fusent aussi des femmes du quartier de la Casbah toute proche.

Fernand Iveton, adhère dès leur création en 1955, aux Combattants de la Libération (CDL), branche armée du Parti communiste algérien. Cette organisation voit le jour pour pallier les tergiversations du FLN à accepter les communistes dans ses rangs de crainte de confirmer en apparence la propagande colonialiste présentant la guerre d’indépendance algérienne comme déclenchée et dirigée par Moscou. Nous sommes en pleine guerre froide. C’est finalement le détournement (en avril 1956) par l’aspirant Henri Maillot, lui aussi membre des CDL, voisin de quartier et ami de Fernand Iveton, d’un camion d’armes qui décide début juillet 1956 le FLN à accepter dans ses rangs les éléments des groupes de combat communistes. Le PCA offre la moitié des armes aux FLN et garde le reste pour ses combattant.ES et combattants.

°°°

Source : https://www.facebook.com/Telerama/videos/345553997535397

VIDEO : "De nos frères blessés’, d’Hélier Cisterne ici