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France : Prison de Perpignan. Un détenu passé à tabac pour ne pas avoir respecté le ramadan

Ramadan, Pessah, Pâques... Darmanin appelle préfets et forces de l’ordre à une « forte vigilance » en avril

mardi 5 avril 2022, par siawi3

Source : https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/prison-de-perpignan-un-detenu-passe-a-tabac-pour-ne-pas-avoir-respecte-le-ramadan_49930790.html

Prison de Perpignan. Un détenu passé à tabac pour ne pas avoir respecté le ramadan

Week-end particulièrement agité à la prison de Perpignan, où plusieurs échauffourées ont éclaté. Le syndicat Ufap Unsa Justice dénonce toujours une surpopulation carcérale record.

Week-end mouvementé à la prison de Perpignan, où plusieurs bagarres successives se sont produites. (©Illustration/Adobe Stock)

Par Emilien Vicens

Publié le 4 Avr 22 à 17:14 mis à jour le 4 Avr 22 à 17:30

Parmi les prisons les plus surpeuplées de France, la maison d’arrêt de Perpignan enregistre une recrudescence de violences et de faits divers depuis plusieurs mois. Ce week-end, la tension est encore montée d’un cran, conséquence d’une surpopulation carcérale devenue intenable, assure Pierre Grousset, secrétaire local du syndicat Ufap Unsa Justice.


Trois échauffourées consécutives, regain de tension à la prison de Perpignan

En l’espace de deux jours, quatre détenus ont fait l’objet d’une mise en prévention au quartier disciplinaire pour avoir refusé de réintégrer leur cellule. Le tout en proférant des insultes et des menaces de mort envers une surveillante du secteur de la MAF (Maison d’arrêt des Femmes).

Samedi, plusieurs échauffourées consécutives ont éclaté. La première dans les douches communes du troisième étage de la maison d’arrêt. Un détenu a été blessé à la joue nécessitant l’intervention du médecin pour le recoudre.

Un détenu passé à tabac pour ne pas avoir respecté le Ramadan

Quelques heures plus tard, une deuxième bagarre s’est produite dans la salle d’attente du parloir. Bilan : une plaie à la bouche et une commotion. Un détenu a dû être évacué au centre hospitalier. Il affirme avoir été passé à tabac par un autre détenu, lequel lui reprochait ne pas avoir respecté le Ramadan. « C’est une réalité quotidienne. Certains ne mangent plus de porc car ils subissent des pressions », souligne Pierre Grousset.

À lire aussi : Une bagarre éclate à la prison de Perpignan, deux surveillants blessés et conduits à l’hôpital

Une troisième échauffourée a également eu lieu dans la foulée, au sein de la cour de promenade, causant plusieurs plaies au front et de multiples contusions chez d’autres détenus. Enfin, dimanche, un individu a escaladé le mur de promenade de la Maison d’arrêt des hommes pour récupérer un colis projeté à l’intérieur de la prison. Les personnels sont intervenus pour mettre fin à l’incident.

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Ufap Unsa Justice : « Plus de 100 matelas au sol »

Dans un communiqué, le syndicat Ufap Unsa Justice alerte sur ce regain d’échauffourées et de tensions communautaires : « Ces dernières s’expliquent par une surpopulation pénale qui ne cesse de s’aggraver. Actuellement, nous accueillons 345 détenus pour seulement 120 places à la maison d’arrêt des hommes. Pratiquement toutes les cellules de 9m2 sont triplées. On compte désormais plus de 100 matelas au sol », détaille Pierre Grousset.

Le syndicat exige un rapide désengorgement de l’établissement, notamment des détenus clandestins qui n’ont pas d’attaches sur notre département et contribuent à cette flambée de violence, avant qu’un drame ne survienne.

L’Ufap Unsa Justice demande la mutation ou le renfort de neufs agents manquant sur notre organigramme pour assurer la sécurité de l’établissement et des personnes.

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Source : https://www.leparisien.fr/faits-divers/ramadan-pessah-paques-darmanin-appelle-prefets-et-forces-de-lordre-a-une-forte-vigilance-en-avril-04-04-2022-4JGOL67XPJGAXG73MN56F3VXSY.php

Ramadan, Pessah, Pâques... Darmanin appelle préfets et forces de l’ordre à une « forte vigilance » en avril

Dans un mois important pour les trois cultes monothéistes, le ministre de l’Intérieur attire l’attention des autorités sur les temps forts des différentes communautés religieuses, notamment orthodoxes.

Le ministre de l’Intérieur s’inquiète notamment d’éventuels heurts entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise orthodoxe ukrainienne. (Illustration) LP/Arnaud Journois

Par Le Parisien avec AFP

Le 4 avril 2022 à 14h03

Un mois de fêtes religieuses… Et de vigilance. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin appelle ce lundi les préfets, la police et la gendarmerie au « maintien d’une forte vigilance sur un plan général mais aussi plus spécifiquement vis-à-vis des lieux à caractère religieux », en cette période de célébration. Ce mois d’avril voit en effet coexister les Rameaux et Pâques pour les chrétiens, la fête juive de Pessah et le mois du Ramadan pour les musulmans.

« La menace terroriste est toujours élevée », rappelle-t-il dans un télégramme adressé aux préfets ainsi qu’aux directeurs généraux de la police et de la gendarmerie. Après des célébrations religieuses entravées par le Covid-19 en avril 2021, point question, dit le ministre, de baisser la garde malgré ce retour à la normale.

Les églises orthodoxes guettées

Un point est particulièrement souligné par le ministre, moins évoqué d’ordinaire, qui concerne l’Eglise orthodoxe. Gérald Darmanin attire l’attention des préfets, policiers et gendarmes « sur les communautés orthodoxes, résidentes en France ou issues des populations déplacées en raison du conflit russo-ukrainien » à l’approche de Pâques.

À lire aussi : Des tags anti-Poutine découverts sur la cathédrale russe de Paris

Selon lui, ces communautés, dont certains membres ont trouvé refuge récemment en France, pourraient « à l’occasion des fêtes pascales se mobiliser et exprimer leur attachement au patriarcat de Moscou ou au patriarcat de Kiev constitué en 1992 après l’indépendance de l’Ukraine ». En conséquence, « vous veillerez, écrit-il, à recenser très précisément les lieux de culte orthodoxes de votre département qui pourraient faire l’objet d’une fréquentation accrue des fidèles ou de rassemblements d’opposants ».