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Onde de choc de l’attentat de Beyrouth : l’incertitude gagne les Libanais

lundi 22 octobre 2012, par siawi3

Source : http://www.elwatan.com/international/onde-de-choc-de-l-attentat-de-beyrouth-l-incertitude-gagne-les-libanais-21-10-2012-189629_112.php

par : Rédaction internationale

le 21.10.12 | 10h00

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a choisi, hier, de rester pour le moment àson poste dans « l’intérêt national », au lendemain du meurtre d’un chef de la sécurité attribué par les experts et l’opposition au régime syrien.

Alors que l’attentat qui a tué le chef des services de renseignements de la police antisyrien, Wissam Al Hassan, fait craindre de replonger le Liban dans le chaos, un cheikh a été tué dans des heurts et des routes ont été coupées par des hommes en colère dans le pays, selon des sources de sécurité. Cet assassinat a créé un séisme politique au Liban, resté pendant 30 ans sous tutelle syrienne. L’opposition a accusé le régime de Bachar Al Assad d’avoir commandité l’attentat et appelé àla démission du gouvernement Mikati, où le Hezbollah chiite, un allié de M. Assad, joue un rôle prédominant.

« J’ai assuré au Président que je n’étais pas attaché au poste de chef de gouvernement. Il m’a demandé de rester, car il ne s’agit pas d’une question personnelle mais de l’intérêt national » et pour éviter un « vide politique », a dit M. Mikati après une réunion d’urgence du Conseil des ministres. Il a fait le lien entre la mort du général Hassan et l’arrestation, en aoà»t, par les services de ce dernier de l’ex-ministre pro-syrien, Michel Samaha, accusé d’avoir introduit des explosifs en vue de mener des attentats au Liban àl’instigation du chef des renseignements syriens Ali Mamlouk.

Mikati reste mais…

Plus haut responsable de la sécurité libanais àêtre assassiné depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), Wissam Al Hassan a joué un rôle majeur dans l’enquête sur de nombreux attentats au Liban entre 2005 et 2008 et dans lesquels le pouvoir syrien a été pointé du doigt. Son assassinat, qui a ravivé les années noires de la guerre civile et rappelé les précédents attentats, a été condamné par la communauté internationale, de même que par les autorités syriennes. Mais selon des experts, la Syrie est le suspect numéro un dans ce meurtre qui démontre que même affaibli en raison de la révolte déclenchée en 2011, le pouvoir àDamas a encore les moyens d’agir chez son voisin. La presse libanaise s’est fait l’écho de la crainte que le pays bascule dans l’instabilité. L’assassinat a « transporté le Liban d’une rive àune autre, avec tous les dangers qui guettent la stabilité et la sécurité », affirme An Nahar.

« La paix civile en danger », titre As Safir. En signe de protestation àl’assassinat, plusieurs routes ont été coupées dans des régions àmajorité sunnite par des hommes, dont certains étaient armés. Des dizaines de partisans de M. Hariri ont coupé la circulation en brà»lant des pneus dans l’est, le nord et le sud. Un cheikh a été tué àTripoli dans des échanges de tirs. Mais plusieurs analystes interrogés par l’AFP ont écarté le risque que le Liban sombre de nouveau dans le chaos.