Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > fundamentalism / shrinking secular space > ONU : S’opposer àla résolution du Conseil des droits de l’homme sur la «  (...)

ONU : S’opposer àla résolution du Conseil des droits de l’homme sur la « Protection de la famille  »

Appel urgent àl’action

mardi 19 mars 2013, par siawi3

Source : email, 18 maars 2013

Qu’est-ce qui arrive ?

Ø Le vendredi 15 mars, au Conseil des droits de l’homme àGenève, un groupe interrégional de neuf États (Bangladesh, Égypte, Mauritanie, Maroc, Qatar, Fédération russe, Tunisie, Ouganda et Zimbabwe) a déposé une ébauche de résolution (A/CDH/22/L.25) intitulée « Protection de la Famille  ».

Ø Cette résolution est un stratagème pour cimenter la famille traditionnelle comme sujet de la protection des droits de l’homme en soi. De cette initiative émaneront d’autres efforts opposant la protection et la promotion des droits sexuels et de reproduction, particulièrement les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre, d’avortement, d’accès pour les adolescents àdes services de santé sexuelle et reproductive, et àune éducation sexuelle complète. Toutes ces questions ont été hautement contestées lors des récentes négociations au Conseil.

Ø Cette première résolution du genre au Conseil des droits de l’homme est « la fin de l’iceberg  » – le début de ce qui sans doute figurera àlong terme àl’ordre du jour du Conseil. Si adoptée telle quelle par le Conseil des droits de l’homme, elle fera partie de son mandat.

Ø Il est peu probable que plusieurs délégations votent contre cette résolution puisque la plupart des délégations ne souhaitent pas être anti-famille. Alors, notre espoir réaliste consiste àvoir nos préoccupations inscrites dans la version finalement adoptée par le Conseil.

Ø Dans la seule séance de négociation qui a eu lieu àce jour, un nombre de délégations clés ont soulevé les aspects problématiques de cette résolution, y compris l’Uruguay, le Mexique, les Pays-Bas (au nom de l’UE) et les États-Unis. Cependant, il est critique que d’autres délégations fassent entendre leurs préoccupations àl’égard de ce texte.

Ø Les Gouvernements particulièrement importants pouvant exprimer leurs préoccupations sont les Membres du Conseil des droits de l’homme (voir liste ci-jointe) et quelques États clés observateurs, y compris l’Afrique du Sud, ainsi que des membres « problématiques  » de l’UE, tels que Malte et Hongrie.

Qu’est-ce qui rend l’ébauche de résolution problématique ?

Ø L’accent mis sur la « protection de la famille  » n’est pas compatible avec le mandat du Conseil de promouvoir et protéger les droits de l’homme. La loi internationale sur les droits de l’homme porte d’abord sur les droits et libertés des individus ; la famille en soi n’est pas le sujet d’une protection des droits humains. À l’intérieur de la résolution, on ne reconnaît pas le besoin de protéger et promouvoir les droits humains des individus dans des contextes familiaux. Ce sont les individus qui ont des droits humains, qui peuvent être violés dans un contexte familial. Par exemple, il est très connu que les familles sont le lieu de violence, surtout contre les femmes, les enfants et les aînés. Selon le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, la violence domestique est la forme la plus répandue de violence contre les femmes. Ainsi, l’accent de cette résolution doit être la protection des droits humains des membres des familles.

Ø La résolution ne reconnaît pas le fait qu’il existe diverses formes de familles dans tous les contextes. Ceci inclut des familles monoparentales, homoparentales, dirigées par des enfants, des familles mixtes, élargies, sans enfants, des familles de personnes divorcées, intergénérationalles, etc.

Voir, ci-joint, une copie de l’ébauche de résolution telle que déposée et un document sur les principales préoccupations et suggestions que vous pouvez utilisé/modifié/adapté selon votre gouvernement.

Que pouvez-vous faire ?

Ø Contactez votre ministère des Affaires étrangères pour exprimer vos préoccupations vis-à-vis cette résolution et votre désir de le voir s’opposer àla résolution dans sa forme actuelle. Comme on traitera de la résolution ce vendredi 22 mars, il est important d’agir rapidement. Les coordonnées du ministère des Affaires étrangères de chaque pays sont disponibles à : http://www.ediplomat.com/dc/foreign_ministries.htm

Ø Vous pouvez aussi contacter vos missions permanentes àGenève directement par téléphone, télécopieur ou courriel pour exprimer vos préoccupations. La liste des missions àGenève est disponible à : http://tinyurl.com/t2cwt

Ø Envoyez cet appel àl’action àd’autres ONG qui vous appuient.

Il y a un groupe d’ONG qui collaborent àGenève sur cette question, y compris la Commission internationale des juristes, Sexual Rights Initiative, ARC International, Baha’i International Community, COC – Pays-Bas, International Service for Human Rights, Human Rights Watch et d’autres. Prière de nous tenir au courant, surtout si nous pouvons aider dans le suivi auprès du personnel des missions àGenève. SVP envoyer vos courriels àStuart Halford stuart.geneva sri-crr.org ou Neha Sood (ACPD/Sexual Rights Initiative) neha acpd.ca.