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Le Président du Chili soutient une fillette de 11 ans, violée, qui dit vouloir garder sa grossesse

vendredi 12 juillet 2013, par siawi3

Source : http://www.guardian.co.uk/world/2013/jul/10/chilean-president-praises-raped-pregnancy

Le Président chilien fait l’éloge de la petite fille violée de 11 ans, de poursuivre sa grossesse
Inquiétude pour le bien-être de l’enfant tandis que Sebastian Pinera, qui soutient l’interdiction de l’avortement, dit que sa décision fait preuve de « profondeur et de maturité  ».

Associated Press àSantiago
guardian.co.uk, Mardi 9 juillet 2013

Le Président chilien, Sebastian Pinera, a dit qu’une petite fille de 11 ans qui attend un enfant conçu par viol a montré de la « profondeur et de maturité  ».
Photograph : Claudio Santana/AFP/Getty


Le Président du Chili a fait l’éloge d’une petite fille de 11 ans après qu’elle ait dit dans une interview àla TV qu’elle voulait donner naissance au bébé conçu alors qu’elle était violée par le partenaire de sa mère.

La remarque du Président Sebastian Pinera que sa décision témoignait de « profondeur et de maturité  » a provoqué la colère dans les médias sociaux dans un cas qui a allumé un chaud débat national sur l’avortement dans un des pays d’Amérique latine, le plus conservateur socialement. L’avortement, même pour des raisons médicales et dans le cas de viol, est illégal depuis la dictature du Général Augusto Pinochet.

Le gouvernement de Pinera s’est opposé àtout relâchement de l’interdiction.

« J’ai demandé au Ministre de la santé de surveiller personnellement la santé (de la fille),  » a dit Pinera. « Elle est enceinte de 14 semaines et hier, elle nous a surpris tous par des paroles montrant de profondeur et de la maturité, quand elle a dit, que malgré la douleur causée par l’homme qui l’a violée, elle voulait avoir l’enfant et prendre soin de son bébé.  »

La petite fille a été constamment violée pendant une période de deux ans par le partenaire de sa mère, qui a été arrêté et a avoué les viols. Sa mère a choqué les Chiliens quand elle l’a défendu, disant que la relation était consensuelle. C’est la grand-mère maternelle de l’enfant enceinte qui a informé la police dans la lointaine ville du sud de Puerto Montt.

« Ce sera comme avoir une poupée dans mes bras,  » a dit la gamine, dont le visage était obscurci, pendant l’interview àla station de TV locale, Canal 13. « Je vais aimer le bébé très fort, même s’il vient de l’homme qui m’a fait mal  ».

L’ancienne présidente Michelle Bachelet, qui est en tête pour les élections présidentielles du 17 novembre, favorise un avortement en cas de viol, ou un risque pour la santé de la femme enceinte ou pour l’enfant. Bachelet, - une pédiatre qui a passé les sept années écoulée àdiriger l’agence de l’ONU pour les femmes – s’est référée au cas de la gamine dans une interview récente. C’est une petite fille qui a besoin d’être protégée et c’est pourquoi je pense qu’un avortement thérapeutique, dans ce cas-ci àcause du viol, serait approprié,  » a dit Bachelet àla radio locale ADN.

Le Chili reste fermement conservateur pour les questions sociales, quatre décennies après la dictature. Il a légalisé le divorce en 2004, devenant un des derniers pays au monde accordant ce droit àdes couples mariés. Le Sénat chilien a rejeté trois propositions de loi qui aurait relâché l’interdiction absolue de d’avortement.

Pinera a dit que son gouvernement s’occupait de la protection de la santé de la petite fille. Mais des experts ont dit que vie de l’enfant était en danger et qu’elle n’était pas préparée àprendre une décision au sujet de la grossesse. « A cet âge la petite fille n’a pas la capacité de discernement ; même àl’âge de 14 ans, elle n’aurait pas la capacité mentale et émotionnelle de discerner cela,  » a dit Giorgio Agostini, un psychologue légiste avec une expérience dans les cas d’abus sexuels d’enfants.
« Il est très probable qu’elle dit qu’elle veut avoir le bébé comme une poupée vivante. On a vu cela dans d’autres enquêtes,  » a dit Agostini. Donc, ce que dit le Président ne se rapproche pas de la vérité psychologique d’une petite fille de 11 ans. C’est une vision subjective qui n’est basée sur aucun raisonnement scientifique pour le soutenir  ».

En Amérique latine, seul Cuba, l’Uruguay et certains gouvernements locaux rendent accessibles un avortement précoce àtoutes les femmes. L’Uruguay a récemment passé une loi autorisant le choix de l’avortement dans les trois premiers mois de la grossesse dans la loi la plus libérale sur l’avortement en Amérique latine. Beaucoup de pays dans la région interdisent l’avortement en toutes circonstances.