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France : « Il ne s’agit pas de renverser le dictateur syrien »

dimanche 15 décembre 2013, par siawi3

François Hollande au « Monde » : « Il ne s’agit pas de renverser le dictateur syrien »

Source : http://www.lemonde.fr/international/article/2013/08/30/francois-hollande-au-monde-il-ne-s-agit-pas-de-renverser-le-dictateur-syrien_3468865_3210.html

LE MONDE | 30.08.2013 à10h46 • Mis àjour le 31.08.2013 à20h31 | Propos recueillis par Arnaud Leparmentier, Natalie Nougayrède, Thomas Wieder et Vincent Giret
François Hollande pendant son interview avec le journal « Le Monde » àl’Elysée le 29 aoà»t.

Le président de la République, François Hollande, a répondu aux questions des journalistes du Monde, jeudi 29 aoà»t àl’Elysée.

La France détient-elle la preuve de l’emploi d’armes chimiques le 21 aoà»t àDamas ?

La question n’est plus de savoir si des armes chimiques ont été utilisées le 21 aoà»t dans la banlieue de Damas. C’est un fait établi. Même les autorités syriennes ne le nient plus. Non, la question, c’est de connaître les auteurs de cet acte effroyable. La France dispose d’un faisceau d’indices qui vont dans le sens de la responsabilité du régime. D’abord, plusieurs agressions chimiques avaient déjàeu lieu en Syrie. Mais celle du 21 aoà»t, par son ampleur et ses effets, marque un changement de nature. Or, il est avéré que l’opposition ne détient aucune de ces armes, alors que tous les stocks sont contrôlés par Bachar Al-Assad. Ensuite, le quartier frappé ne l’a pas été par hasard, ni par inadvertance : c’est une zone-clé pour le contrôle par le régime des voies de communication vers Damas. Enfin, tout a été fait dans les heures qui ont suivi ces exactions pour en effacer les traces par des bombardements dont on est sà»r de l’origine.

Quelle serait la légalité d’une action militaire ?

Le protocole de 1925 interdit l’usage des armes chimiques. Gazer une population constitue, comme Ban Ki-moon l’a dit lui-même, un crime contre l’humanité. C’est pourquoi l’ONU est saisie. Et qu’une mission d’inspection a été envoyée sur place. Mais il est àcraindre que, quelle que soit l’évidence, le Conse...