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Européennes : Grèce et Espagne, les deux raisons de se réjouir de la gauche radicale

mardi 27 mai 2014, par siawi3

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/europeennes-grece-et-espagne-les-deux-raisons-de-se-rejouir-de-la-gauche-radicale_1546565.html

Par LEXPRESS.fr, publié le 26/05/2014 à20:23, mis àjour à20:42

A Athènes et Madrid, deux partis de la gauche de la gauche ont créé la surprise. Syriza a devancé tous les autres partis en Grèce. En Espagne, le parti issu des Indignés a contribué àmettre fin au bipartisme.

Européennes : Grèce et Espagne, les deux raisons de se réjouir de la gauche radicale

Syriza, le parti de la gauche radicale grecque dirigé par Alexis Tsipras, est arrivé en tête dimanche aux élections européennes, devançant Nouvelle-Démocratie (ND, droite, au pouvoir).

Reuters/Alkis Konstantinidis

Marine Le Pen et Nigel Farage n’étaient pas les seuls àexhiber un large sourire dimanche soir en apprenant le résultat de leurs formations aux élections européennes.

La Grèce a connu le meilleur résultat d’un parti de la gauche radicale àl’occasion de ce scrutin. Les sondages laissaient prévoir un bon score du parti Syriza. Le résultat a dépassé ses espérances. Le parti devance d’environ 3 points Nouvelle Démocratie (ND, droite) du Premier ministre Antonis Samara, avec 26,5% des suffrages et sept sièges sur les 21 que compte la Grèce, Un résultat d’autant plus remarquable que la participation a augmenté, à58,2% environ contre 52% en 2009.

A Athènes, les électeurs se sentent victimes depuis trois ou quatre ans des choix économiques qui ont poussé leur pays às’endetter déraisonnablement. La grave crise qui frappe la Grèce depuis 2010 et les sévères mesures d’austérité mises en oeuvre pour y faire face ont donné du grain àmoudre au parti : le chômage touche un actif sur quatre en Grèce.

Dirigé par le candidat de la gauche européenne àla présidence de la Commission, Alexis Tsipras, Syriza a d’ailleurs bâti sa campagne sur la dénonciation des mesures de rigueur liées àla crise.

Lire le portrait d’Alexis Tsipras, le « Mélenchon grec » qui fait trembler l’Europe

Le scrutin européen a coïncidé dimanche avec le second tour des élections locales, où Syriza a également remporté l’Attique, région d’Athènes qui rassemble un tiers de l’électorat : Rena Dourou, 39 ans, outsider dans le scrutin qui l’opposait au sortant socialiste, prend les commandes de cette région stratégique.

Espagne : yes, they can

Pablo Iglesias, leader de la formation Podemos
Reuters/Andrea Comas

La gauche radicale a connu une autre bonne surprise dimanche, également dans un pays du sud rudement affecté par la crise. La formation Podemos (« Nous pouvons »), née il y a quelques mois de la mouvance des indignés, a décroché cinq sièges sur les 54 réservés àl’Espagne au Parlement européen.

Le grignotage par les petits partis, beaucoup plus important que prévu, a provoqué un véritable séisme dans un pays habitué au bipartisme (Parti populaire, droite, au pouvoir, et Parti socialiste, dans l’opposition).

Dirigé par un professeur de Sciences politiques àl’université, Pablo Iglesias, 35 ans, Podemos est devenu ce dimanche la quatrième formation de ce scrutin, juste derrière l’alliance communistes-écologistes de Izquierda plural (Gauche plurielle, six députés, contre deux dans le Parlement sortant).

Habitué des « tertulias », ces débats àrallonge typiques des télévisions espagnoles, Pablo Iglesias, 35 ans, était en une lundi des deux principaux journaux espagnols.

Autre surprise pour la gauche radicale, l’élection en suède, Soraya Post, candidate du parti Feministiskt initiativ (Fi). Son parti avait a notamment fait campagne sur les thèmes de l’avortement et de l’égalité des salaires.

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