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La Libye en choc après le meurtre de la militante des droits humains Salwa Bugaighis

vendredi 4 juillet 2014, par siawi3

Source : http://www.theguardian.com/world/2014/jun/26/libya-shock-murder-human-rights-activist-salwa-bugaighis-benghazi

· Chris Stephen àTripoli
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· The Guardian, jeudi 26 juin 2014 16.42 BST
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Salwa Bugaighis a participé àla révolution qui a renversé Kadhafi. Elle a démissionné du premier gouvernement rebelle, l’accusant d’exclure les femmes
Photograph : Abdullah Doma/AFP/Getty Images

Beaucoup de Libyens sont dans le choc suite àl’assassinat d’une des militantes des droits humains la plus célèbre de Libye, tuée chez elle le jour des élections générales du pays.
Salwa Bugaighis a été poignardée et a reçu un tir dans la tête par des hommes armés qui étaient entrés par effraction dans sa maison àl’est de la ville de Benghazi, blessant un garde de sécurité et enlevant son mari, Essam al-Ghariani, qui est encore toujours manquant.
Le couple venait de rentrer après avoir été voter dans les élections de mercredi, l’attaque rappelant aux Libyens le pouvoir croissant d’extrémistes dans un pays rongé par la violence.
Plus tôt dans la journée, elle avait parlé au téléphone de chez elle àun canal TV libyen sur des combats qui faisaient rage dans son quartier, provoqués quand des militants avaient attaqué des soldats de l’armée déployés devant le bureau de vote. « Ce sont des gens qui veulent déjouer les élections,  » avait-elle dit au réseau al-Nabaa, quand des coups de feu avaient interrompu son appel. « Benghazi a toujours été provocateur, et le sera toujours malgré la douleur et la peur. Cela réussira.  »
Un ami de la famille a dit que les membres de la famille réunis pour les funérailles, jeudi, étaient trop bouleversés pour parler aux médias : Tout le monde est profondément choqué, vous pouvez l’imaginer, ils ne veulent pas parler maintenant.  »

L’ONU et l’UE ont condamné l’assassinat, avec l’ambassadeur britannique Michael Aron mettant sur Twitter « dévasté au sujet du meurtre abominable  » et appelant Bugaighis « une lumière de premier plan de la révolution du 17 février et une championne des droits humains  ».
Son assassinat a suscité l’indignation sur les médias sociaux, avec un partisan écrivant sur Twitter : « Salwa Bugaighis était l’espoir. Choqué et attristé.  »

Bugaighis, une avocate d’une famille importante de Benghazi, a été pari les premières sur les barricades en Libye pendant la révolution arabe du Printemps de 2011, et a démissionné plus tard du premier gouvernement rebelle, le Conseil de transition national, l’accusant d’exclure les femmes membres.

Elle était identifiée comme peut-être le personnage le plus charismatique dans le mouvement de femmes de Libye, soutenant une campagne victorieuse pour établir des quotas minimum pour des législatrices féminines au Parlement. Elle s’est aussi opposée aux tentatives pour rendre le port du hijab obligatoire, et ses opinions la mirent en conflit avec les Frères musulmans et les extrémistes islamiques.
« Son assassinat semble avoir pour objectif de réduire au silence des critiques et la dissidence contre la censure,  » a dit Hanan Salah de Human Rights Watch. « Sa conviction que le dialogue était le seul moyen d’en sortir pour la Libye est réduit au silence pour toujours.  »

Cette année, Bugaighis et son mari avait quitté la Libye avec leurs trois enfants après qu’un des enfants ait été menacé par des hommes en armes. Mais le couple était rentré récemment, faisant le serment de continuer la campagne.

Hassan Morajea, un étudiant de Tripoli a dit que l’avocate était respectée autant par les hommes que par les femmes pour son zèle. « Elle avait non seulement quelque chose àdire, mais elle savait comment le dire, elle était capable d’articuler ce que nous pensions tous,  » a dit Morajea.

Très récemment, Bugaighis a été une membre célèbre d’une commission essayant de créer des ponts entre la division croissante de factions en Libye. Cette division est apparue plus grande que jamais, jeudi, avec des milices rivales se déployant dans les rues de Tripoli et la Cour suprême suspendant ses sessions par crainte de violences.
Une voiture àbombe a blessé deux personnes devant l’assemblée qui conçoit la constitution de la Libye dans la ville orientale d’al-Baida et des autorités de la sécurité ont dit que trois soldats déployés pour garder les boîtes de votes ont été tués par des milices islamistes àBenghazi.

Une disposition nationale àl’apathie envers la démocratie semble confirmée par des chiffres qui montrent que seulement 630.000 personnes ont voté mercredi, àpeu près un cinquième de la population appelée àvoter, et les autorités ne sont pas clairs sur le moment où l’entièreté des résultats sera publié.