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Tunisie : les voisins de la Libye se réunissent

jeudi 10 juillet 2014, par siawi3

Source : http://afriqueinside.com/politique/tunisie-les-voisins-de-la-libye-se-reunissent08072014/

juillet 8, 2014
La Tunisie accueillera à partir de dimanche et pour deux jours, une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye. Une volonté, celle de soutenir le pays.

Le salut de la Libye viendra t’il des pays qui l’entourent ? C’est la question qui se pose après l’initiative qui a été prise par les Etats frontaliers. Dimanche 13 et lundi 14 juillet, les représentants de la diplomatie de la Tunisie, du Soudan, de l’Algérie, du Tchad, du Niger, de l’Egypte et de la Libye, doivent se réunir pour discuter des moyens d’aider Tripoli à sortir du chaos qui sévit depuis désormais plusieurs années mais qui s’est accentué ces dernières semaines. La présence de membres représentant l’Union africaine et la Ligue arabe a aussi été affichée, ce qui permettra de prendre des décisions en concertation avec tous les acteurs.

A l’origine une première réunion devait déjà se tenir il y a un mois, entre les représentant des pays maghrébins, mais avait été reportée en raison du manque de visibilité flagrant concernant la situation et l’avenir du pays. Si les choses n’ont pas vraiment changé de ce point de vue là, cette fois ci la réunion voit plus large et entend bien trouver des solutions pour endiguer la montée des violences et l’instabilité. Un certain nombre d’initiatives pourraient d’ailleurs être prise pour relancer le dialogue entre les différentes franges de la population libyenne mais également pour aider au renforcement des institutions et à la construction de l’Etat de droit, nécessaire si la Libye espère un avenir un peu plus stable.

Sur le terrain, pas de changement pour le moment

Alors que les élections législatives ont eu lieu il y a une dizaine de jours, pour le moment le visage du Parlement peine à se dessiner et l’annonce des résultats a du être reportée à une date ultérieure. Dans le même temps le scénario d’une tentative de coup d’Etat et d’affrontements entre différentes milices n’est toujours pas exclu. Le général Khalifa Haftar, qui a engagé un bras de fer pour mettre un terme à l’insécurité causée par les groupes armés, considère comme étant normale son action contre ceux qui provoquent la déstabilisation de la Libye. Si du côté des autorités on l’accuse de prendre peu à peu le pouvoir, contrairement à ce qu’il dit, Haftar juge que ses troupes et lui « s’engagent à ne pas abandonner cette mission jusqu’à purger la Libye des terroristes et extrémistes et de quiconque les soutient ».

Face à la dégradation de la situation, les Etats-Unis ont appelé, le mois dernier, tous leurs ressortissants présents sur le territoire à partir. Une décision qui fait suite à celle de l’Algérie qui avait déjà invité ses citoyens à quitter la Libye. Alger a également fermé sa représentation diplomatique en raison des risques sécuritaires. Face à la possible explosion de la Libye et à la mise en place d’affrontements généralisés, l’Algérie a ordonné le déploiement de plus de 5.000 soldats le long de la frontière qui sépare le pays de la Libye. Une volonté affichée, celle de prévenir l’infiltration de djihadistes sur son territoire. Cette force s’ajoute à celle déjà en présence composée de plusieurs centaines de gendarmes et de militaires.


C’est ce bilan de la situation globale qui sera exposé dimanche et lundi à Tunis avec en ligne de mire la volonté manifeste de s’accorder sur une feuille de route. Reste à savoir si tous les protagonistes seront d’accords sur les méthodes à employer. Pour le moment rien n’est moins sûr.

Louise Diallo