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Sécurité. La Belgique sur les nerfs face à la menace terroriste

vendredi 20 mars 2015, par siawi3

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/28/la-belgique-sur-les-nerfs-face-a-la-menace-terroriste

Courrier international - Paris
Publié le 28/01/2015

Attentats terroristes, cellules démantelées, niveau d’alerte élevé... Le quotidien belge De Standaard observe que, « en raison de la menace terroriste, les nerfs sont très tendus ». Ce qui conduit à des interpellations parfois un peu rapides..

Depuis les attentats de Paris et le démantèlement d’une cellule de terroristes présumés le 15 janvier (lors duquel deux suspects sont morts à Verviers), « les agents sont en alerte maximale, observe De Standaard. Le niveau trois d’alerte terroriste est toujours en application. » Une tension qui peut donner lieu à des malentendus, relate le quotidien belge.
Lundi 26 janvier au soir, trois jeunes hommes dans une BMW blanche garée devant un commissariat près de Courtrai (nord-ouest) attendaient un ami qui se faisait interroger. Les agents ont trouvé leur comportement suspect et les ont arrêtés. Un couteau et une arme à feu ont été trouvés dans le véhicule et, au domicile de deux d’entre eux, d’autres armes et « des objets qui, d’après le parquet, se référaient à la pensée islamique », notamment un exemplaire du Coran. Les trois hommes ainsi que le camarade qu’ils attendaient ont passé la nuit en garde à vue.

Les armes étaient factices
Attentat déjoué ? « Il est finalement apparu que les quatre jeunes n’avaient aucune mauvaise intention. Après une enquête et un interrogatoire approfondis, il s’est avéré qu’ils attendaient simplement leur connaissance devant le commissariat. Les armes de poing étaient factices et aucun lien avec un mouvement terroriste n’a pu être démontré. »

Une mésaventure semblable est arrivée à un réfugié syrien, en visite dimanche dernier chez une amie, dans un village de la périphérie de Gand. « Très intéressé par les vieux bâtiments et l’architecture », il a voulu prendre quelques photos de la sortie de la messe à l’aide de son téléphone portable. « Ça a mal tourné. Quelqu’un a vu le Syrien prendre des photos et a averti la police », raconte encore De Standaard. Il a été arrêté, a passé la nuit en cellule, son téléphone a été confisqué et son appartement fouillé, y compris son ordinateur. Relâché le lundi matin, il déclare « comprendre que l’on trouve aujourd’hui suspect qu’un musulman photographie un bâtiment chrétien », même s’il est « bizarre qu’il soit si facile de partir de Belgique pour combattre dans les rangs de l’Etat islamique, alors que pour une photo on peut filer en prison ».