Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > fundamentalism / shrinking secular space > TUNISIE. Un non-lieu pour la Femen Amina, qui reste en détention

TUNISIE. Un non-lieu pour la Femen Amina, qui reste en détention

mardi 30 juillet 2013, par siawi3

Créé le 29-07-2013 à 11h54 - Mis à jour à 12h15
Le Nouvel Observateur avec AFP
Source :http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130729.OBS1335/tunisie-un-non-lieu-pour-la-femen-amina-qui-reste-en-detention.html

Amina Sbouï reste détenue pour « atteinte aux bonnes moeurs » après avoir inscrit le mot « Femen » sur le mur d’un cimetière.

Amina Sboui, au tribunal de Sousse, en Tunisie, le 4 juillet 2013. (STR/EPA/MAXPPP)

La justice tunisienne a prononcé lundi 29 juillet un non-lieu pour la Femen Amina Sbouï pour des faits d’outrages envers un gardien de prison mais elle reste toutefois en détention pour avoir inscrit le mot « Femen » sur le mur d’un cimetière, faits pour lesquels elle doit encore être jugée.

« Le tribunal a décidé un non-lieu pour Amina, c’est une victoire, la justice a commencé à comprendre qu’elle est injustement poursuivie », a déclaré à l’AFP son avocat Ghazi Mrabet, ajoutant qu’elle restait cependant détenue en attendant une éventuelle inculpation pour « profanation de sépulture et atteinte aux bonnes moeurs », délits passibles respectivement de deux ans et de six mois de prison.

« Je suis contente de cette décision rassurante pur la suite, j’ai repris confiance en la justice », a déclaré la mère d’Amina à l’issue de l’audience.
« Profanation de sépulture »

Amina, qui a fait scandale pour une action seins nus en mars à la manière des militantes du mouvement Femen, a été jugée le 22 juillet par le tribunal de M’saken (150 km de Tunis) à la suite d’une plainte déposée par des gardiennes de prison à son encontre et une autre détenue.

La défense a demandé l’acquittement et l’annulation des poursuites pour « graves vices de procédure » dans cette « affaire montée » à la suite des révélations faites par Amina et relayées par son avocate Radia Nasraoui sur des cas de torture et de mauvais traitements à l’égard de prisonnières.

Amina a été arrêtée le 19 mai pour avoir peint le mot « FEMEN » sur le muret d’un cimetière à Kairouan (centre). Condamnée alors au versement d’une amende pour possession illégale d’aérosol d’autodéfense, elle a été maintenue en détention le temps que la justice décide d’une éventuelle inculpation pour profanation de sépulture.