Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > impact on women / resistance > Campagne internationale pour la « Fin des lois sur le blasphème   (...)

Campagne internationale pour la « Fin des lois sur le blasphème  »

mercredi 4 février 2015, par siawi3

Toutes les versions de cet article : [English] [français]

PAR UFAL, SECTEUR LAà CITÉ L
E 1 FÉVRIER 2015

Source : http://www.ufal.org/feminisme-et-laicite/campagne-internationale-pour-la-fin-des-lois-sur-le-blaspheme/

Après la pétition « Restons Charlie ! Abrogeons le délit de blasphème sur tout le territoire de la République  » lancée par trois associations laïques françaises (EGALE-CLR-UFAL) afin d’abroger le délit de blasphème en Alsace-Moselle rejointe par une autre pétition initiée par des libres penseurs allemands (DFW) afin de retirer du droit de leur pays ce même interdit, les fédérations humanistes européennes (FHE) àlaquelle adhère l’UFAL et internationales (IHEU) lancent une campagne contre le délit de blasphème dans le monde.
Ci dessous, leur communiqué, traduit en français (traduction EGALE).
Abolissons toutes les lois sur le blasphème, dans le monde entier
Une nouvelle campagne internationale est lancée aujourd’hui, vendredi 30 Janvier, visant àabolir les « lois sur le blasphème  » dans le monde entier.
La campagne pour la « Fin des lois sur le blasphème  » est pensée pour être la première qui se concentre uniquement sur la question des lois contre « blasphème », y compris contre le fait de « ridiculiser » et « insulter » une religion ou « blesser des sentiments religieux  ».
La coalition àl’initiative de la campagne, est dirigée par l’Union internationale humaniste et laïque (IHEU) et la Fédération humaniste européenne (FHE) et de nombreux partenaires, qui représentent actuellement environ 200 organisations humanistes et laïques dans le monde. Elle est ouverte àtous les groupes qui s’opposent aux « lois sur le blasphème  », y compris aux communautés religieuses et laïques, aux associations de droits de l’homme, et àtous les défenseurs de la liberté d’expression.

Sonja Eggerickx, Présidente de l’IHEU, a déclaré,
« Dans la foulée des tueries Charlie Hebdo ont été renouvelés les appels àabolir le « blasphème  » et les lois connexes dans presque tous les pays où ils existent encore. Nos organisations ont travaillé pendant de nombreuses années pour protéger ce droit important : au questionnement, àla critique, et oui, même au fait de ridiculiser une religion. Compte tenu de ce nouvel élan pour contester ces lois anachroniques, nous croyons que nous pouvons travailler ensemble au-delàdes frontières nationales pour soutenir les voix appelant localement àl’abrogation de toutes ces lois.

L’idée qu’il est mauvais de faire la satire de la religion, donne une fausse légitimité àceux qui tuent au nom de l’offense qui leur est faite. L’idée qu’il est tabou de remettre en question ou de critiquer les autorités religieuses est une des raisons pour lesquelles les abus sexuels dans l’Eglise catholique ont duré si longtemps. L’idée que l’ « insulte » àla religion est un crime, est ce pourquoi des humanistes comme Asif Mohiuddin sont emprisonnés au Blangladesh, ce pourquoi les laïques comme Raif Badawi sont fouettés en Arabie Saoudite, ce pourquoi les athées et les minorités religieuses sont persécutés dans des pays comme l’Afghanistan, l’Égypte , le Pakistan, l’Iran, le Soudan et la liste est longue !  » .

Pierre Galand, Président de la FHE, a expliqué,
« Notre campagne ne cible pas les lois contre l’incitation àla haine, qui sont légitimes. Nous sommes préoccupés par les lois qui restreignent la liberté d’expression sur la religion. Dans un premier temps, nous voulons voir abroger les lois encore en vigueur contre le « blasphème  » et « l’insulte  » religieuse en Europe. Il y a un double problème double puisque l’UE a pris une position claire contre les lois sur le blasphème dans le monde. Maintenant, elle doit encourager ses États membres àabolir les lois en vigueur sur le blasphème, comme le recommande le Conseil de l’Europe  ».

La campagne appelle les organismes transnationaux et les dirigeants du monde àconsidérer les lois sur le « blasphème  » et celles restreignant la liberté de la presse, comme une restriction claire àla liberté d’expression et l’indicateur d’un préjudice social plus large.

Dans le même temps, les représentants officiels d’Arabie saoudite ont apporté la réponse opposée àCharlie Hebdo, plaidant pour une résolution des Nations Unies sur le « mépris de la religion », que l’ONU a accepté de discuter. Le site de la campagne « End blasphemy Laws  » (fin des lois sur le blasphème) répond succinctement : « D’abord l’OCI et ses Etats membres ont fait pression pour une interdiction internationale sur le blasphème, puis sur la « diffamation de la religion  », maintenant le « mépris de la religion  ». Tout cela a la même signification. Ils ne veulent pas entendre les gens questionner, critiquer ou se moquer de la religion. Mais l’interdiction envisagée de l’OCI sur « le mépris de la religion  » ne peut être adoptée sans compromettre fondamentalement la liberté d’expression. C’est pourquoi nous devons travailler àl’opposition aux restrictions apportées àla critique de la religion, et c’est pourquoi au fil du temps, tous les États libres et démocratiques abrogeront leurs lois sur le blasphème  ».

site : end-blasphemy-laws.org
Twitter : @EndBlasphemyLaw
Facebook : End Blasphemy Laws